lundi 24 octobre 2016

[GeeKritique] Ma critique de Black Clover Tome 2

Alors que Yuno écopait du grimoire au trèfle à 4 feuilles, Asta repartait bredouille le jour de la cérémonie. Toutefois, lors d’un combat il s’est vu récupérer un grimoire étrange au trèfle à 5 feuilles, un grimoire d’anti-magie. Six mois plus tard avait lieu le test de recrutement des compagnies de chevaliers Mages où les possesseurs de grimoires devaient passer divers tests permettant aux 9 capitaines de compagnies de les voir à l’œuvre afin de décider lesquels d’entre eux seraient reçus ou recalés. À l’appel de leur numéro, les élèves dont le capitaine levait la main montraient alors un intérêt à recruter l’élève en question et ce jour-là Yuno fit l’unanimité avec un total de 9 mains levées. Ce dernier avait donc la possibilité de choisir sa compagnie et il opta pour l’Aube D’Or, considérée comme la meilleure. De son côté, Asta ne fit pas grande impression, mais alors que personne ne semblait vouloir de lui, Yami Sukehiro, chef de la Compagnie du Taureau Noir, vit en lui un grand mystère et décida de le prendre sous son aile. Plus tard, Asta affronta Magna Swing avant de devenir membre à part entière de la Compagnie du Taureau Noir en écopant de sa cape. Mais il n’était pas la seule recrue, Noelle Silva, membre de la famille royale a aussi intégré cette compagne et leur rencontre fut des plus intenses. Asta fit ensuite plus ample connaissance avec ses nouveaux compagnons avant de partir pour sa première mission accompagné de Noelle et Magna. Une première mission qui s’annonçait simple de premier abord mais qui tourna mal les mettant face à Maître Heath et 3 de ses disciples. Ce duel mit alors Asta en colère et Noelle usait d’un sort puissant face à ces ennemis de taille. Telles sont les grandes lignes du premier tome de Black Clover, découvrons donc la suite de leurs aventures dans ce second tome, disponible aux éditions Kazé.


Asta se retrouve en mauvaise posture durant son combat contre Heath Grice mais en aucun cas il décide d’abandonner les habitants et persévère ses attaques. Épaulé de Magna, il parvient à venir à bout de son adversaire, menant donc à bien sa première mission qui s’est avérée plus corsée que prévue. Alors que Magna s’apprête à cuisiner ces ennemis, souhaitant connaître les raisons de leurs venues dans ce village, Heath Grice préfère se suicider, laissant donc notre trio dans l’ignorance. Le moment est alors venu pour Asta, Magna et Noelle de rentrer aux bercails avant de repartir dépenser leur première paie en ville, accompagnés de Vanessa. Cette dernière les emmène au marché noir où une fois encore Asta n’hésite pas à venir en aide à une vieille dame en détresse, ce qu’Asta ne sait pas c’est qu’il a en réalité et sans le savoir secouru sa Majesté qui par un sort avait pris l’apparence humaine de cette vielle dame.

Un peu plus tard, Yami, le chef de la compagnie du Taureau Noir, annonce à ses mages qu’un donjon a été découvert et que des fouilles s’imposent. Sans hésitation, Asta se porte alors volontaire pour cette expédition avant d’apprendre que sa présence sur les lieux émane directement de l’Empereur-Maje. Mais ce qu’il ignore, c’est qu’une fois sur place, Asta, Noelle et Luck ne sont pas seuls. Une vieille connaissance et de nouveaux ennemis se dressent sur leur chemin, un chemin que tous veulent suivre pour mettre la main sur le trésor...

Là où le premier tome de Black Clover posait certaines bases au sujet des grimoires et des compagnies, le second penche davantage sur la découverte des récompenses, la persévérance à accomplir sa mission et la rivalité dans l’accomplissement de son rêve. Nos deux amis d’enfance, Asta et Yuno, se retrouvent ici et la rivalité entre leur compagnie est de mise. Yûri Tabata nous offre donc un second tome très agréable, où j’ai apprécié le développement de l’intrigue et des combats qui affichent un très bon dynamisme avec aussi l’invocation des sorts qui est bien mise en avant. J’apprécie beaucoup le design des personnages, leurs tempéraments, le coup de crayon de l’auteur est toujours autant apprécié me concernant et la plupart des vignettes font plaisir à voir. Les décors ne manquent pas sauf dans certains cas où ils sont peu indispensables mais à d’autres endroits cela m’a un peu gêné qu’il n’y en ait pas. Par exemple, j’étais un peu déçu au début de voir la vignette où Asta met hors d’état de nuire Heath Grice vide d’arrière-plan. La scène du KO est très bien faite en elle-même mais il manque, à mon goût, un décor pour la rendre plus vivante, bien plus pêchue.

BLACK CLOVER © 2015 Yuki TABATA / Shueisha Inc.

C’est au cours de ce second tome que nous en apprenons un peu plus sur le système de renommée d’une compagnie à savoir que lorsqu’une mission est accomplie, sa Majesté offre alors une étoile en guise de récompense. Cette scène nous est d’ailleurs expliquée une fois que nos amis sont de retour à la compagnie du Taureau Noir, après leur première mission. En somme, plus la compagnie a d’étoiles et plus sa renommée est grande. J’ai trouvé ce passage assez drôle dans le sens où les récompenses s’enchaînent et les réactions d’Asta et de Noelle qui reçoivent en plus de l’étoile pour la compagnie leur premier salaire sont totalement décalées. Alors que Noelle garde un air des plus sérieux, Asta, lui, s’enflamme de suite, il est fou de joie et l’expression sur son visage s’en fait ressentir. Et c’est comme ça à plusieurs reprises dans ce tome. C’est ce que j’apprécie dans Black Clover, voir un héros passer du tout au rien, exprimant ses moindres sentiments et autres états émotionnels sans gêne aucune.

Black Clover est un shonen que j’aime beaucoup surtout au niveau du mélange des genres mais ce que j’apprécie d’autant plus c’est la tenue vestimentaire et les surnoms des mages la compagnie du Taureau Noir. Je prends l’exemple ici de Vanessa la sorcière poivrote dont la tenue est des plus affriolantes, un décolleté plongeant jusqu’au nombril, des botte hautes qui laissent dépasser ses bas et son porte-jarretelle. Faut avouer que pour une mage, la tenue est plutôt HOT ! Les villageois ne peuvent qu’apprécier la femme et ça se comprend, j’avoue. On peut s’attarder un peu sur d’autres personnages, notamment sur Luck qui est dans ce second tome bien présent, il nous dévoile un peu son passé et certaines de ses attaques, sans pour autant dévoiler tout son potentiel bien qu’il nous en met déjà plein la vue. On retrouve aussi sur la deuxième partie du tome la présence de Lotus Whomalt qui combat contre Luck puis le charismatique Yuno qui se dresse face à Asta mais leurs retrouvailles est assez brève. Chapeau bas à la vignette où Yuno fait apparaître un faucon en invocation, c’est superbement dessiné mais je n’en dis pas plus sur la scène en question…

J’évoquais le mélange d’univers entre Fairy Tail et Naruto dans ma chronique du premier tome qui perdure ici, mais le petit héros Asta se distingue tout de même du fait qu’il n’ait à la base pas une seule once de magie en lui. Ce qui ne l’empêche pas de voler au secours de son prochain en temps normal, ce qui est ici amplifié grâce à son grimoire de non magie. Pour lors, on ne dispose pas plus d’informations à ce sujet et Asta utilise tout le temps cette même et immense épée qu’il a récupérée depuis le premier tome. J’ai bien aimé l’assurance et la persévérance d’Asta dans son combat face à Heath Grice, je trouve cet affrontement bien mené, assez dynamique aux coups de crayons intenses. Le passage des retrouvailles entre Asta et Yuno est aussi une des scènes que j’ai le plus appréciée, nos deux rivaux montrant toujours une grande amitié l’un envers l’autre. Aussi, Noelle revoit sa cousine Mimosa qui fait partie de la compagnie de l’Aube d’Or et force de discussion les deux compagnies vont se crêper le chignon, Klaus de la compagnie de l’Aube d’Or décide de montrer à Asta l’écart qui les sépare en terme de puissance magique.


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Bien qu’Asta soit face à un puissant mage membre de la compagnie la plus appréciée et la plus décorée, il tient bon et maintien un caractère affirmé. C’est une des qualités que j’apprécie chez Asta, il sait au moment opportun rester ferme dans ses convictions. Du coup, la compétitivité est de mise, direction la salle aux trésors. Mais ce second tome de Black Clover met en avant un ennemi perturbateur mené par le Lotus des Abysses dont on reviendra sûrement plus tard. D’ailleurs, un peu plus loin dans ce tome, Luke, dont le regard change du tout au tout, est à l’honneur face à un adversaire bien plus vieux à la cicatrice sur le torse obtenue lors d’un vieux combat contre Yami, le chef de la compagnie du Taureau Noir. Cette cicatrice m’a directement fait penser à celle de Luffy (One Piece), bien qu’elle ne soit pas entrecroisée. Une nouvelle allusion à un autre shonen de renommée serait-elle ici faite ?

Ce second tome de Black Clover est vraiment intense, on profite de nombreuses bastons, toujours une bonne dose d’humour et des invocations magiques très réussies. Le dynamisme du combat face à Diamond fait vraiment rage et je trouve qu’une de ses invocations, dévoilée en fin de tome, est vraiment magnifique. D’ailleurs, la fin du tome nous laisse sur une scène à la fois intéressante et drôle, ce qui ponctue le charme de cette série à mon goût.

« Une aventure de grande envergure prend ici une toute autre tournure et nous offre, en plus de moments intensément drôles, des combats percutants et des invocations sublimes ! »
GeeKritique de Samy Joe

Titre : Black Clover Tome 2
Scénario et dessins : Yûki Tabata

Genre : Action, Aventure, Fantastique, Heroic Fantasy
Date de sortie : 7 septembre 2016
Prix : 6,79 € (le commander chez Kazé)

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Lire la critique du tome 3 (à venir).

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