samedi 1 octobre 2016

[GeeKritique] Ma critique de Drakengard Destinées Écarlates Tome 2

One et Nero passaient de village en village à décimer la population qui s’y trouvait : hommes, femmes, enfants sans différence aucune pour la simple et bonne raison qu’ils sont ce qu’on appelle des Infectés. Nous apprenions que ces Infectés sont atteints de la maladie de l’œil rouge. De ce fait, Nero et One font le ménage et se dirigeaient vers l’Église des Anges qu’ils souhaitent détruire entièrement. Après avoir sauvé Furiae et Shirley, One se retrouvait blessé et il fut emmené au palais, là où il revoit Furiae qui est éprise d’un appel charnel. Cette dernière va alors s’enfermer dans sa chambre pour se faire du bien et tombe nez à nez avec Nero qui se faisait déjà un plaisir de la satisfaire à sa manière. One arriva à ce même moment l’empêchant de commettre un acte sadique et le chassa hors de la chambre. Une fois en dehors du palais, Nero s’est alors empressé de rejoindre Shirley, qui admirait secrètement le prince Caim, afin de satisfaire son besoin sexuel par un viol. C’est par cet acte sadique et violent que se terminait le premier tome de Drakengard – Destinées Écarlates, découvrons ce qu’il en découle dans ce second tome, disponible aux éditions Kurokawa.


Après que One ait chassé Nero de la chambre de Furiae, cette dernière commence à agir d’une manière étrange, faisant des avances à One que ce dernier déclina. Nero vient ensuite à rejoindre One et il lui indique qu’ils doivent mettre les voiles, chose à laquelle Nero est d’accord mais il souhaite avant tout tuer Furiae et Shirley car elles ont été exposées à un Infecté de la maladie de l’œil rouge. Même s’ils ne savent pas comment se transmet réellement la maladie, une goutte de sang suffirait à une personne pour être elle-même infectée, Nero préfère donc jouer la carte de la sûreté et les tuer toutes les deux avant que tout le monde ne soit contaminé. Chose qui ne plaît pas à One qui juge sur le coup que cela n’est pas nécessaire.

La fête d’anniversaire du Prince Caim approche. Un banquet est de rigueur au palais, Nero et One décide donc d’y faire un saut et là c’est l’hécatombe ! Certains serviteurs et autres gardes du palais ne sont plus eux-mêmes et Shirley est éprise d’une grande folie meurtrière. Le cauchemar reprend de plus belle. Nero et One vont alors faire ce qu’ils savent faire de mieux et le prince Caim n’a pas d’autres choix que d’y faire face lui aussi…

Dans le même schéma que le premier tome, nous découvrons un second opus hyper violent, que ce soit en matière de sang, décapitations, viols et j’en passe. Le scénario suit ici son cours, Nero et One continue leurs affaires au palais, avant de s’en aller pour finir dans un autre pays où les habitants font la chasse aux hérétiques, hérétiques que One et Nero imaginent être des Infectés. De cette endroit en découle une montagne de violence donc, et le tout est une fois encore maîtrisé par Zet. Je trouve le détail de cette série assez poussé et la violence est vraiment montrée à l’extrême, histoire de bien assimiler le caractère bien affirmé de notre duo. Le passage avec le dragon noir est lui aussi tout aussi intense, j’ai particulièrement aimé ce passage qui, bien qu’il s’avère être bref, reste assez rythmé et impressionnant à voir. Pour un premier manga, Zet s’en sort vraiment très bien je trouve.

De son côté, Jun Eishima nous offre une trame scénaristique assez légère une fois encore mais un peu plus poussée que dans le premier tome tout de même avec plusieurs lieux mais aussi d’autres personnages dont celui qui apparaît en fin de tome et qui présage du lourd pour la fin de l’histoire. Pour ne pas trop en dévoiler sur ce personnage, sachez juste que c’est une fille et que son apparition m’a plutôt bien saisi de par la ressemblance avec un autre personnage. J’en ai donc conclu qu’une certaine relation serait en cause dans le troisième et dernier tome et non des moindres une fois les dernières pages découvertes. Par contre, en ce qui concerne le pourquoi du comment au sujet de cette maladie de l’œil rouge, on n’en sait guère davantage et je trouve cela dommage car à part des suppositions notre duo ne sait pas comment elle se transmet réellement.

© 2013 Jun Eishima, ZET / SQUARE ENIX Co. Ltd.

Alors que dans le premier tome Nero et One ne faisait preuve d’aucune pitié envers le peuple, ici One réagit différemment au sujet de Furiae et Shirley avant que le massacre ne débutait. Non pas que One devienne sensible mais son changement de comportement a coûté cher selon Nero, qui considère que le massacre du palais est entièrement de sa faute. Toutefois, ces deux partenaires sont toujours aussi complices dans leur massacre à la recherche des Infectés. Ce second tome est toujours autant dérangeant en ce qui concerne la violence, voire plus que le premier je trouve, à la découpe toujours aussi appréciable et bien unie. On découvre de bonnes scènes sur des doubles pages et quelques autres assez sombres, aux détails très percutants.

À l’identique du premier tome, la lecture du second est toujours entrecoupées de « Leçons » dites « Connaissances de base de Drakengard » entre les chapitres. Les leçons présentes ici tournent autour de Furiae, des dates de naissances des personnages, de Midgard ou encore de la force de Caim ou le dragon noir. Toutes ces leçons sont d’ailleurs faites par l’auteur du manga Jun Eishima et le réalisateur du jeu Taro Yoko. On profite aussi au même endroit que ces leçons pour découvrir de belles esquisses des personnages principaux de ce tome. L’édition proposée par Kurokawa est soignée, la lecture est agréable (sans mauvais jeu de mots) et le papier de qualité à la largeur appréciable. Vivement le dénouement final !

« Du massacre en veux-tu en voilà ! Décapitations, violences sanguinaires et autres scènes sexuelles bestiales sont au programme. Âmes sensibles s’abstenir ! »
GeeKritique de Samy Joe


Titre original : DRAKENGARD - T2
Scénario : Jun Eishima / Dessins : Zet

Prix : 7.65€ (Le commander via Kurokawa)

Date de parution : 7 juillet 2016

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