mercredi 10 mai 2017

[TEST] I am Setsuna sur Nintendo Switch

I am Setsuna, premier titre de Tokyo RPG Factory, est disponible depuis le 3 mars 2017 sur l’eShop Nintendo Switch dans une version complètement traduite en français. Si comme moi vous êtes un amoureux des RPG depuis bien longtemps alors la découverte des premières images du titre n’a pas dû vous laisser de marbre tant les références aux anciens JRPG des années 90 sont perceptibles et notamment aux titres de Square Enix. Cette inspiration n’a d’ailleurs rien d’un hasard puisque c’est ce même Square Enix qui est à l’origine de la création du studio de développement Tokyo RPG Factory. Alors que les JRPG continuent d’avoir leur public et qu’ils ne semblent pas près de passer de mode, I am Setsuna saura-t-il laisser sa marque dans l’histoire des jeux vidéo et dans le cœur des joueurs que nous sommes ?


QUÊTE INITIATIQUE ET HYMNE À L’AMITIÉ.
Dans le monde de Setsuna, les individus vivent sous la menace des monstres qui surgissent dans les campagnes et les villages, faisant un grand nombre de victimes. Afin, de calmer les forces maléfiques et permettre à la population d’avoir quelques années de répits, un sacrifice a lieu régulièrement. La personne choisie prend alors la route à destination des Terres Éloignées afin de donner sa vie pour le bien de tous. Cette fois c’est sur une jeune fille, Setsuna, que repose cette lourde tâche.

Au tout début de l’aventure, vous incarnez Endo, mercenaire de son état et vous allez devoir l’aider à accomplir son premier contrat. Cette première phase du jeu fait office de tutoriel puisqu’elle vous permettra de vous familiariser avec les bases du déplacement et du système de combat dont je vous parlerai en détails un peu plus tard. Une fois votre première mission réussie, une nouvelle vous sera assignée, celle de tuer « le sacrifice », à savoir Setsuna. Commence alors une brève recherche qui vous mènera à votre cible mais vous ne pourrez pas vous résoudre à la tuer et déciderez de l’accompagner et de la protéger durant son périple. Durant la vingtaine d’heures que durera l’aventure, vous ferez connaissance de plusieurs autres personnages qui viendront se joindre à vous, mettant à votre disposition leurs compétences spécifiques.


L’histoire de I am Setsuna n’est pas la plus développée qu’il m’ait été donné de voir mais néanmoins, celle-ci est suffisamment intéressante pour nous donner envie de continuer, de savoir ce qu’il se trame derrière les événements dont nos héros sont témoins, voire victimes. Par ailleurs, les dialogues parviennent à mettre en place une atmosphère qui va transformer le périple en véritable quête initiatique où l’amitié, le courage et le don de soi auront une place importante. C’est parfois à la limite de la caricature mais malgré tout cela participe à l’atmosphère toute particulière mais très réussie du titre.

Petite déception malgré tout : à de nombreuses reprises, il sera demandé à Endo de faire des choix mais ceux-ci n’auront aucun impact sur le déroulement de l’histoire. C’est dommage puisqu’on se retrouve alors avec des interactions sans intérêt. L’idée d’interaction était bonne et Tokyo RPG Factory auraient pu en profiter pour développer un peu la trame narrative.


UNE BELLE RÉALISATION.
Dans le monde de I am Setsuna, un manteau de neige vous accompagnera constamment. Que ce soit dans les villes où vous ferez la connaissance de nouveaux personnages qui rejoindront votre équipe, dans les forêts ou au cours de vos déplacements sur la carte. Bien que ce choix artistique peut donner l’impression de toujours traverser les mêmes paysages lors des déplacements entre les villes, ce n’est pas forcément le cas et il n’en reste pas moins que c’est graphiquement assez réussi : les traces de pas dans la neige sont du plus bel effet, les villages sont globalement assez jolis et certains passages sont tout simplement de toute beauté.

Au niveau de la bande son, toutes les musiques sont jouées au piano. Elles apportent un vrai plus à l’univers dans lequel elles s’intègrent à merveille. En ce qui concerne l’animation des personnages et des monstres, il n’y aucun problème à signaler. C’est fluide que ce soit en mode portable ou en mode TV.

UN GAMEPLAY À L’ANCIENNE.
Si vous êtes un grand fan de RPG alors vous ne devriez pas être perdu devant le gameplay d’I am Setsuna. En effet, à l’instar de nombreux RPG dans les années 90, durant les phases de combat on retrouve le système ATB (Active Time Battle), dans lequel une jauge se remplit à une vitesse plus ou moins rapide selon les caractéristiques des personnages ou les bonus possédés. Quand la jauge est pleine, il est possible d’effectuer une action qui pourra être une attaque classique, l’utilisation d’une compétence (sort), une attaque Combo ou l’utilisation d’un item tel qu’une potion de soin. Une fois, l’action de votre choix effectuée, la jauge est vidée et vous ne pourrez plus faire d’action tant que celle-ci ne se sera pas une nouvelle fois remplie.

À l’ATB, s’ajoute une jauge Momentum, qui se remplit en fonction des dégâts infligés, subits et de l’exécution de certains coups spécifiques. Une fois pleine, un point Momentum vous sera accordé. Il est possible d’accumuler jusqu’à 3 points que vous pourrez utiliser en appuyant sur la touche Y du Joy-Con au bon moment. Si votre timing est correct, l’attaque faite par votre personnage sera amplifiée, ce qui permettra d’apporter un boost de dégât non négligeable. À noter que ce point Momentum peut également être utilisé pour renforcer l’impact d’un sort.


Tous les personnages qui vous rejoindront dans l’aventure auront leurs capacités propres. Certains seront spécialisés dans les attaques au corps à corps, d’autres dans les attaques magiques à distance, dans le soin, dans l’octroi de bonus d’attaque ou de défense, ou encore dans la possibilité d’infliger des malus à l’ennemi. Il sera ainsi possible de se créer son équipe de 3 personnes en fonction de la façon dont on aime jouer ou des stratégies que l’on souhaite mettre en place.

Afin d’aider nos héros dans leur quête, il sera possible de faire évoluer leurs armes en les renforçant à l’aide de différents métaux mais également en en trouvant de nouvelles dans les coffres disséminés dans le monde ou chez les marchands présents dans les villages.

Dans I am Setuna, vous ne trouverez pas d’arbre de talents mais un système de capacités, les Spirites, qui permettront à vos différents personnages d’accéder à de nouvelles compétences. Ces Spirites devront être créées à partir de composants ramassés durant votre quête et se classent en 2 catégories : celles de commandement qui apportent des sorts et des compétences actives et celles de soutien qui sont passives et conféreront divers Bonus à votre personnage. L’offre est pléthorique et vous permettra de personnaliser très précisément votre style de jeu. Tout comme pour les Materia dans Final Fantasy VII, les Spirites ont besoin d’emplacements libres pour pouvoir être équipés et ce sont divers Talismans que vous pourrez vous procurer chez le marchand qui vous permettront de disposer de plus ou moins d’emplacements pour chaque personnage.

Nous avons donc là un gameplay relativement complet et bien pensé qui ne manquera pas de vous réserver quelques surprises.



EN CONCLUSION.
I am Setuna est un RPG dont l’atmosphère particulière est très attachante du fait de l’histoire, de la relation entre les personnages, de son esthétique et de l’ambiance musicale. Ce premier jeu de Tokyo RPG Factory m’a laissé une bonne impression et je ne regrette pas le moins du monde la vingtaine d’heures passée sur le jeu. J’ai d’ailleurs gardé sous le coude quelques quêtes secondaires histoire de pouvoir me replonger dans l’ambiance un peu plus tard. In est important aussi de préciser que cette version Switch dispose d'un contenu exclusif puisqu'un mode PVP a spécialement été intégré à cette mouture.

Le jeu n’est cependant pas exempt de défauts puisqu’il se révèle extrêmement linéaire sauf vers la fin de l’aventure et qu’à part durant les combats contre les boss, la difficulté est peu importante. Ce sont là des éléments à prendre en compte lors de votre décision d’achat puisque le titre est proposé à près de 40€ en version dématérialisé sur l’eShop français. 

Test de Ikekreham


Ce qu’on a aimé :
  • Les graphismes globalement réussis même si parfois un peu répétitifs.
  • Les musiques.
  • L’histoire, sorte de quête initiatique.
  • Le système ATB + Momentum
  • Le mode PVP exclusif

Ce qu'on a moins aimé :
  • C’est linéaire, très linéaire…
  • Les donjons sont assez répétitifs.
  • À part lors des combats avec un boss, ça manque cruellement de difficulté.
  • Les réponses d’Endo n’ont aucun impact sur l’histoire.

Prix : 39,99€
Taille : 1 401.95 MB
Genre : RPG
Développeur/Éditeur : Tokyo RPG Factory/Square Enix

Testé en version dématérialisée gracieusement fournie par l’éditeur.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire