jeudi 2 novembre 2017

[TEST] Pankapu sur Nintendo Switch

Il était une fois, un petit garçon du nom de Djaha’rell, victime de cauchemars récurrents l'empêchant de dormir. Son père arrive alors pour le réconforter et lui raconter une histoire, une que sa grand-mère lui racontait également pour le calmer à son époque et éloigner les cauchemars. Celle de Pankapu, un gardien des rêves qui va essayer de sauver Omnia, un monde onirique attaqué par ces fameux cauchemars. Le jeu se passe dans le monde de ce livre...


Une histoire au pays des rêves
L’histoire se déroule à Omnia, dans le monde des rêves. Un monde où tout le monde vit en paix et en harmonie, avant que d’affreux cauchemars ne viennent perturber cette tranquillité. Ils vivaient dans leur propre monde, mais avaient réussi à traverser le voile qui séparait les deux mondes. Le nom de ces créatures, les Hya’Nagis. Mais Iketomi, le dieu des Rêves, pu faire appel à un Gardien pour les repousser. C’est ainsi que Pankapu est né !

Dans un bref entretien avec Pankapu, le créateur explique le rôle du Gardien à ce dernier, ce qu’il devra faire pour accomplir sa mission et les outils dont il disposera pour cela.

À commencer par l’Egide de la Bravoure, une sorte de pouvoir particulier qui lui attribue diverses capacités. Ici, il s’agit d’une armure, avec un bouclier et une épée, pour affronter les dangers en toute sécurité (ou presque). Et pour mettre en application tout ceci, Pankapu doit partir à la recherche de Ohiti, un esprit de la forêt porté disparu.


S’agissant d’une histoire contée, toutes ces cinématiques se présentent sous la forme de pages d’un livre. Pour avancer dans l’histoire, il faut tourner la page (appuyer sur le bouton), ce qui permet également de faire une pause et/ou de pouvoir tout lire. Cet aspect livre de conte est omniprésent. Même le menu pause et la carte du monde représentent un livre avec une multitude de pages différentes. Une première avec la carte, les collectibles à récupérer et autres informations du niveau en cours, une avec le menu des options, et d’autres avec des explications sur les décors, les personnages et les monstres.


Au cours de l’histoire, Pankapu sera amené à découvrir divers secrets et collectibles. Selon ceux qu’il découvrira, un flash de l’histoire de Djaha’rell apparaîtra un très court instant. Cela mélange la réalité et le monde des Rêves de façon assez étonnante. Le petit garçon semble avoir une histoire assez sombre, et on se surprend à vouloir en savoir plus. Une fois tous les fragments de mémoire obtenus, des cinématiques plus précises permettent de visualiser son histoire.


Un plateformer à la fois simple et complexe
Le joueur se retrouve donc directement plongé au pays des rêves, contrôlant Pankapu, qui dispose de l’Egide de la Bravoure pour commencer son aventure. La prise en main est très facile et rapide. On se retrouve avec un plateformer de conception simple. Avancer, sauter, attaquer. Jusque là, rien de très compliqué, et un petit tutoriel explique rapidement comment faire certaines actions (l’attaque, la défense avec le bouclier, le saut un peu plus loin grâce à l’Egide…). Et puis les ennemis commencent à arriver…


Les niveaux se parcourent de gauche à droite, au milieu d’un environnement de plus en plus hostile. Le joueur reste dans un univers familier, avec bon nombre d’ennemis, des plateformes pour passer au-dessus du vide ou de forêts de ronces, des points de sauvegarde réguliers… Ces derniers sont d’ailleurs très appréciables car ils ont l’avantage de restaurer complètement la vie de Pankapu.

Puis, plus le jeu avance, plus le gameplay se complexifie. De nouveaux pouvoirs font leur apparition. Tout d’abord avec l’amélioration de l’épée, permettant d’augmenter la puissance de l’attaque vers le bas et ainsi détruire certains rochers, puis en obtenant de nouvelles Egides. Celle de la Fougue, rendant Pankapu plus léger et le dotant d’un arc, puis celle de la Foi, avec encore de nouveaux pouvoirs.


Puis pour chaque Egide, des améliorations à trouver dans les niveaux sous forme de Nebula vont les rendre plus fortes et plus complexes. Cela servira énormément dans les niveaux suivants, qui vont devenir bien plus complexes. Certains passages et boss de fin de monde vont demander une maîtrise parfaite de tous les pouvoirs. Sachant qu’il est possible de passer très rapidement de l’un à l’autre avec les gâchettes L et R, et qu’il faudra parfois être très réactif. La plateforme suivante est très loin ? Pourquoi ne pas essayer un double saut puis de planer pour aller le plus loin possible ? Mais pour cela, il faudra changer au moins une fois d’Egide. Pour les pouvoirs de base, cela paraît assez simple, et encore, mais dès qu’il faut toucher aux pouvoirs annexes c’est plus compliqué. Il faut surtout bien se souvenir des combinaisons possibles.

D’autres niveaux, qui sont bien trop rares malheureusement, exploitent Chii, une araignée qui nous suit depuis le début de l’aventure, en utilisant son pouvoir de transformation. Elle peut devenir un bateau ou une araignée, pour des niveaux un peu différents des autres.


Et puis, que serait un plateformer sans des objets à collectionner ? Dans Pankapu, cet aspect du jeu est porté à son paroxysme, avec de nombreux secrets à découvrir. Il y a les améliorations des armes dont on a déjà parlé, des points de vie pour agrandir la barre de vie de Pankapu, les fragments de mémoire de Djaha’rell, ainsi que des Mujins. Qu’est-ce donc ? Il s’agit de petits êtres invisibles, des amis de Ohiti que nous devions sauver dès le début de l’aventure. Une fois retrouvé, il donne à Pankapu la possibilité de les voir, et lui demande de les retrouver. Il y en a 100 par monde, et si certains deviennent visibles et facilement attrapables, d’autres sont bien cachés.

De nombreux passages secrets sont à découvrir au cours de l’aventure. La majorité est assez facilement identifiable. Un décor d’avant plan sème souvent le doute quant à la présence d’une grotte cachée dans le coin. Mais attention, ce ne sera pas toujours le cas… D’autres par contre sont bien plus difficiles à trouver, et le 100% ne sera pas chose aisée.

Ici, le passage secret est à peine caché.

Un véritable chef d’œuvre
J’aborde ici un sujet un peu plus subjectif, et je dois dire que j’ai adoré la direction artistique du jeu. Les niveaux sont très propres et soignés, avec un côté bande dessinée à l’aquarelle, qui se marie très bien avec l’histoire contée. L’arrière-plan montre des effets de profondeur, qui ne sont là que pour le plaisir des yeux car il n’y a aucune interaction avec ce côté-là du décor. Le plan principal est très détaillé, même si tous les éléments du décor ont leur utilité. Et il y a par moments des décors qui viennent en avant de ce plan principal, le plus souvent pour masquer un passage secret ou simplement pour tromper le joueur. Ils sont plus grossiers, plus sombres, mais peu fréquents, et ne gênent que quelques fois la vue.

Les couleurs pastel et vives apportent une touche de fraîcheur, même si celle-ci diminue avec les niveaux, le jeu devenant un peu plus sombre au fur et à mesure.


Les musiques quant à elle sont parfaitement bien choisies. Sans être transcendantes, elles ont le mérite de plonger le joueur dans l’ambiance de la scène. Et c’est surtout ça qu’on leur demande. Elles sont à la fois discrètes et présentes. Je fais assez peu attention à la bande son d’un jeu, sauf exception, mais quand j’essayais de me concentrer dessus dans Pankapu, je remarquais qu’elle correspondait vraiment à la scène en question. Bon nombre de jeux ne peuvent se vanter d’un tel exploit !

Si vous souhaitez vous rendre compte de tout ceci par vous-même, je ne peux que vous inviter à voir le gameplay du début du jeu (pas vraiment de spoiler sur les 2 premières heures de jeu), que je vous avais proposé en stream.


C’est vraiment un tout qui a fait que j’ai beaucoup aimé ce jeu. Le côté plateforme à l’ancienne qui a ravivé mes souvenirs de SNES, le challenge de la maîtrise des pouvoirs et les collectibles, les graphismes sublimes… J’ai eu beau chercher, je ne lui ai pas particulièrement trouvé de défaut. Par contre je suis clairement restée sur ma faim une fois le jeu terminé. Enfin, l'épisode plutôt, car une suite est prévue, et elle est annoncée lors de la dernière cinématique. J’ai cru qu’il s’agit d’un nouveau mode débloqué mais non, il va falloir attendre un peu !

Test de Seilin


Ce que j’ai aimé :
  • Le système de pouvoirs multiples avec les Egides
  • Les graphismes splendides
  • Les Mujins à collecter

J’ai moins aimé :
  • Certains passages où la maîtrise de tous les pouvoirs doit être parfaite
  • Les transformations de Chii trop rares
  • Le teasing du prochain épisode qui laisse sur notre faim

Prix : 11.99€
Genre : Action, Aventure, Plateforme
Taille : 1 567.62 MB
Développeur/Éditeur : Too Kind Studio/Plug In Digital

Test réalisé depuis une version presse gracieusement fournie par les développeurs.

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