dimanche 3 décembre 2017

[TEST] Stick it to the Man! sur Nintendo Switch

Sorti initialement sur PC, différentes consoles de cette génération ainsi que de la précédente entre 2013 et 2014, c’est sur notre chère Nintendo Switch que Stick it ot the Man! a aujourd’hui la bonne idée de se rappeler à nous. N’ayant pas eu l’occasion d’y jouer sur un autre support, c’était le moment tout trouvé pour me lancer enfin dans l’aventure. Alors qu’est-ce ça donne ?


Un «cadeau» tombé du ciel
On a tous souvenir d’avoir déjà joué avec nos amis au fameux « Et toi, tu préférais avoir un bras de 10 mètres ou une troisième jambe ? », ou encore « Tu préférerais voler ou être invisible ? » et j’en passe...

Pour Ray (notre « héros » du jour) ce fût bien simple, car il n’eut pas vraiment à choisir… Si pour certains l’aventure est au bout du chemin, pour lui c’est plutôt un objet non-identifié tombé du ciel qui le propulsera dans une suite d’évènements aussi soudains qu’inattendus… Malheureusement pour notre ami, cet « objet » qui lui atterrira en plein sur la cafetière, ne s’avère au final n’être rien d’autre qu’une capsule contenant un Alien. Ce dernier profitera de l’impact et de la perte de conscience de notre héros du jour, pour s’immiscer contre sa volonté dans sa tête. Tout aurait pu en rester là (malgré un « léger » mal de crane) mais c’était sans compter sur un groupe de « bad guys », avec à leur tête un certain « monsieur », qui mettront tout en œuvre pour récupérer cet être tombé du ciel. Et c’est bien là que commence les ennuis pour nous…

Un bras à tout faire
C’est dans un rêve qui fera suite à notre étourdissement soudain, que nous découvrirons l’élément primordial autour duquel tourneront toutes les interactions de gameplay durant l’aventure : un énorme bras psychique rose extensible à souhait et que seul Ray à la capacité de voir. En effet, en plus de lui permettre de saisir des éléments du décor pour avancer à travers les niveaux, il lui octroiera la capacité d’aller trifouiller dans les méninges des différents personnages que nous rencontrerons, afin d’en « prélever » les éléments qui nous permettront de poursuivre notre aventure.

Plus de bras, plus de chocolat ?

Je m’explique. De loin, Stick it to the Man! pourrait s’apparenter à n’importe quel Point and Click, et même s’il est vrai qu’il en assume l’héritage, il est également très différent de ses ainés, car là où les autres jeux du même genre demandent aux joueurs de récolter tels ou tels items afin d’avancer plus loin dans l’aventure, lui demandera au joueur de « décoller/recoller » des stickers, qui se matérialiseront dans l’esprit des différents personnages que nous rencontrerons. Pour cela, il faudra parfois « les aider » en y plaçant auparavant d’autres idées, en rapport avec ce que le personnage nous aura dit au préalable, et ceci toujours à l’aide d’autres stickers qui déclencheront de manière systémique des cut-scenes qui permettront de récolter un nouvel autocollant, qui servira lui aussi pour un autre déclencheur et ainsi de suite. Pas facile à expliquer mais une fois la manette en main, tout devient accessible et instinctif. Il est donc avant tout question ici de comprendre les situations et demandes des différents protagonistes, afin de répondre à leurs besoins. Un principe simple somme toute, mais plaisant de par son originalité.

L’un des fameux stickers qu’il s’agira de collecter et d’utiliser à bon escient.

En plus de cela, les développeurs ont eu l’idée d’inclure dans le jeu des petites séquences « d’infiltration/plateforme », où il sera question d’éviter de se faire attraper par les fameux « bad guys » au risque de se voir désintégrer et de devoir recommencer ladite séquence. En toute sincérité, on tient là, à mon avis, l’un des seuls défauts du jeu. Ces séquences ne présentent aucun intérêt ludique et la physique parfois plus approximative de Ray n’arrange rien du tout. Même si on retrouve ces phases dans pratiquement chaque niveau, elles ont au moins le bon goût d’être vite expédiées. Un point noir donc mais qui reste anecdotique et n’enlève en rien aux autres qualités évidentes du jeu.

Un mot quand même sur la durée de vie et la rejouabilité. Pour être clair, il m’aura fallu environ 5h pour faire le tour du jeu mais cela dépendra avant tout de votre façon d’appréhender les situations et de faire plus ou moins rapidement, le lien entre stickers et éléments déclencheurs (Sur ce point-là, je suis aussi lent qu’un octogénaire en déambulateur, alors hein). Pour la rejouabilité, c’est simple, elle est nulle. En effet, il n’y aucun objectif secondaire ou objet à récolter qui permettrait de gagner tels ou tels récompenses annexes (musiques, artworks…). Stick it to the Man! se vit comme une belle aventure d’un soir, sans lendemain donc (oui, ça passe…).

Une direction artistique qui cartonne
S’il y a bien deux points qui d’après moi devraient mettre tout le monde d’accord, c’est concernant l’esthétique du soft et les choix artistiques, que ce soit en termes de mise en scène ou de musiques. Le jeu est de toute beauté ! L’univers cartoon du titre fourmille de détails, d’arrière-plans et d’avant-plans et même les personnages (dessinés sur du carton) bénéficient chacun d’un soin et d’une finition exemplaire. Ils sont bien souvent caricaturaux mais se fondent parfaitement dans l’univers du jeu. Ils rappelleront d’ailleurs pour certain d’entre nous, les personnages du jeu Psychonauts (une perle !) et personnellement, cela n’est pas du tout pour me déplaire.

Beau et coloré, Stick it to the Man! est un bonheur pour les yeux !

Les dialogues du soft valent à eux seuls qu’on s’attarde dessus. Ceux-ci sont bourrés d’humour et de références à d’autres jeux ou même à certains canons du septième art. Je ne compte plus le nombre de sourires ou de rires de ma part en découvrant certaines situations à la limite du ridicule (dans le bon sens du terme j’entends). Le point fort du jeu, c’est une évidence ! Un mot également sur la bande-son jazzy du titre qui s’avère elle aussi de premier ordre ! Elle se renouvelle de chapitre en chapitre et accompagne parfaitement le jeu.

Concernant le portage, c’est bien simple, il est exemplaire ! Ayant eu l’occasion de le voir tourner sur PC, cette version n’a techniquement rien à lui envier. Aucune baisse de framerate ou bug à signaler à l’horizon. De plus, le style cartoon assumé du jeu fait que celui-ci devrait vieillir de la meilleure des manières.

Ce genre de références rigolotes est légion dans le jeu.

Conclusion
Stick it to the Man! n’invente rien, il récupère un concept et l’arrange à sa sauce. Mais il aura su parfaitement remplir son rôle. Le temps de quelques heures, il m’aura enchanté par son univers original et riche en couleurs, par sa galerie de personnages complètement loufoques et sa musique entraînante. C’est un « point and click » plaisant, diffèrent et c’est bien tout ce que je lui demandais au final…



Ce que j’ai aimé :
  • Un point and click « unique »
  • Une direction artistique exemplaire
  • Une OST jazzy de qualité
  • Ni frustrant, ni trop facile

Ce que j’ai moins aimé :
  • Des séquences d’infiltration/plateforme ratées
  • Une rejouabilité nulle
  • On veut la suite !

Prix : 11.99€
Taille : 808.45 MB
Genre : Aventure, Plateforme, Casse-tête
Développeur/Éditeur : Zoink Games

Test réalisé depuis une version presse gracieusement fournie par l’éditeur.

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