mercredi 25 avril 2018

[TEST] The Darkside Detective sur Nintendo Switch

Encore une fois plus attiré par une esthétique ou une bande son qu’une quelconque vidéo diffusée peu avant la sortie, je fût intrigué par The Darkside Detective dès les premières images. Le pixel art et le minimalisme léché étant de plus en plus ce qui m’intrigue et m’attire, je me devais d’aller voir ce que les développeurs de Spooky Doorway avait à nous proposer aujourd’hui sur Nintendo Switch.


Autant le dire tout de suite parce que ça saute au yeux dès les premières minutes de jeu, The Darkside Detective est un pot-pourri de multiples références du 7ème art, et il va sans se cacher chercher ses inspirations du coté de X-Files, Au-delà du réel et Twin Peaks pour ne citer qu’eux… Heureusement, il le fait bien, et malgré ce mélange bien attirant, il faut l’avouer, il sait également trouver une identité propre qui lui permet au final de tirer son épingle du genre.


Dès les prémices de l’aventure, on sait déjà que The Darkside Detective ne s’encombrera pas de menus infinis et autres fioritures peu nécessaires pour le genre. Ça sent bon les Point and Click d’antan et l’ambiance est tout de suite là. Le jeu se présente à nous sous formes d’épisodes (6 en tout) qui ne vous prendront pas plus de 30 à 45 minutes, grand maximum, en fonction de votre capacité à faire le lien entre objets et situations (du Point and Click à papa, somme toute). D’un épisode à l’autre, certains éléments feront offices de fil conducteur, afin d’apporter de la continuité au tout : tout d’abord, le surnaturel et les événements qui en résultent, ensuite quelques références bien senties mais surtout et toujours « l’humour » qui fait partie intégrante de l’aventure.


Avec ses gros pixels qui tachent, à la limite du cubisme, notre première enquête dans Twin Lakes City est le moment parfait pour se familiariser avec les deux protagonistes de l’aventure : Francis McQueen et Patrick Dooley, nos deux compères de la Darkside Division. Même si le joueur ne contrôle que le premier, le second pour sa part, sera toujours à ses côtés afin de prodiguer conseils (pas) avisés et autres blagues diverses. Parce que c’est là la vraie force de The Darkside Detective : sa légèreté. Des dialogues savoureux entre nos deux partenaires aux différents échanges avec les personnages qui composent le folklore local, voire en passant par les interactions avec les éléments scénaristique... Tout prête à rire et à sourire. Une bonne compréhension de la langue de Shakespeare sera d’ailleurs nécessaire, vu que le jeu n’est disponible qu’en VO et que tout l’intérêt de l’aventure ou presque, réside dans ses dialogues inspirés et désopilants pour la plupart.


En termes de gameplay, on est sur du classique, du Point and Click à l’ancienne… Il incombera donc au joueur de trouver les bons éléments qui permettront de faire office de « déclencheur » afin de progresser dans l’aventure. Concernant la difficulté, on se situe assez loin des P&C de la grande époque LucasArts, le jeu se voulant plutôt accessible en limitant volontairement d’après moi ces fameux éléments à collecter et donc les possibilités. On évitera donc de rester (trop) longtemps bloquer sans qu’à un moment le « tilt cérébral » salvateur se fasse entendre.

Comme dit plus haut, les graphismes de The Darkside Detective tirent leur essence du Point and Click aux couleurs chatoyantes d’antan (les Monkey Island, Full Throttle ou autre Day of the Tentacle). Le mystère qui habille chaque épisode est contrebalancé par son esthétique un peu hors de ton et cela donne à ce jeu un charme indéniable.


L’ost est la masterpiece du jeu (disponible ici). Nous devons celle-ci au génial Ben Prunty découvert pour ma part sur la BO (tout aussi génial) de FTL, ou plus récemment encore de Into the Breach. Un compositeur talentueux au possible et qui montre ici l’étendu de sa virtuosité. Inspirée, entraînante et pleines de variations, elle a d’ores et déjà rejoint ma collection d’OST, et je dois avouer que je suis en train d’écouter celle-ci tout en rédigeant ce test. C’est dire de la qualité du travail proposé ici.



Pas bien long, minimaliste et parfois un peu « simple », The Darkside Detective me laisse encore penser qu’il faut aussi parfois savoir se lancer dans une aventure les deux pieds en avant sans forcément voir sur ce que l’on va atterrir. Pour le coup, l’effet de surprise est réel et bienvenu, et à aucun moment je ne me suis ennuyé. Habillé d’une écriture intelligente, d’échanges drôles, d’une bande son incroyable d’ingéniosité et d’une esthétique certes simpliste mais soignée, il fût ma bonne surprise inattendue du moment. Je ne saurais que trop vous le conseiller si et seulement si l’idée d’un jeu aux dialogues en anglais ne vous rebute pas trop. Si ce n’est pas le cas, foncez ! Les mystères de Twin Lakes City n’attendent que vous.

Test de Le Gamer Barbu


Toutes les images de gameplay publiées dans ce test sont issues des sessions de test de Le Gamer Barbu.

Ce qu'on a aimé :
  • Esthétique minimaliste et grossière au charme certain
  • Une écriture intelligente et des dialogues drôles, intelligent et savoureux
  • Une OST inoubliable !
  • Le format épisodique se prête parfaitement aux sessions de jeu nomade

Ce qu'on a moins aimé :
  • Pas bien long au final (3 à 5h)
  • Pas bien difficile également pour les amateurs du genre

Prix : 12.99€
Genre : Aventure, Casse-tête
Taille : 904.92 MB
Développeur/Éditeur : Spooky Doorway / IsometricDreams

Test réalisé depuis une version presse gracieusement fournie par l’éditeur.

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