mercredi 21 novembre 2018

[TEST] KONA sur Nintendo Switch

L’hiver n’est pas encore là, mais le froid arrive déjà, même chez moi, dans le Sud-Ouest de la France. Vent glacé, bout du nez froid et gros pulls sont de retour. Hé ! Mais attendez une minute ! Cela me rappelle KONA, un jeu d’aventure interactif à la première personne, sorti en mars 2018 sur Nintendo Switch. C’est donc la version pour cette console que j’ai testé pour vous. C’est parti pour une balade au Québec.


Une histoire mystérieuse…
L’intrigue de KONA vous plonge donc en 1970, au volant d’une petite Jeep (ou un véhicule s’en rapprochant) sur une route du Nord du Québec. Vous incarnez Karl qui a rendez-vous avec William Hamilton, pour l’aider à propos d’une histoire de vandalisme sur sa propriété. Vous roulez tranquillement en écoutant la charmante radio québécoise, quand soudain, une voiture vous fonce dessus. Après avoir repris vos esprits, vous fouillez la voiture, réparez la vôtre et reprenez la route vers votre destination : le village de Lac Atâmipêk. Arrivé à la station essence, lieu de votre rencart, horreur ! Le pauvre Hamilton gît sans vie sur le plancher et une tempête glaciale débute. Le temps qu’elle prenne fin, vous allez devoir enquêter sur les mystères, de plus en plus étranges, de ce village.

Une ambiance givrée
Autant vous le dire de suite, les habitants de Lac Atâmipêk ne sont pas très accueillants. Ici pas de bon vivant élevé au sirop d’érable et à la poutine caressant un caribou. On est donc très loin de nos clichés imaginaires quand on pense au Québec. Cependant, les environnements et les décors proposés par KONA sont proches de la réalité. On se délecte des forêts, des grottes, des chemins enneigés, et des maisons chaleureuses où le bois est omniprésent. Le contraste froid vs chaleur est bien représenté et a aussi son importance dans l’expérience du joueur.

Côté sonore, la musique d’intro à base de guitare est très agréable. De même, les radios qu’on peut allumer dans les maisons et la voiture donnent un côté authentique au jeu et font la balance avec le silence extérieur. Dehors, vous n’entendrez que le vent strident, le crépitement des feux que vous allumez et les hurlements des loups. Notez aussi que la voix de narration française est celle de Guy Nadon, un acteur reconnu au Québec !


Un gameplay tout aussi glacé
KONA est un jeu qui se joue à la première personne pour vous mettre dans la peau de l’enquêteur. Coincé dans la tempête québécoise, vous enquêtez et devez survivre au froid lorsque vous êtes à l’extérieur. Vous vous en doutez, comme tout jeu où la survie est de la partie vous allez gérer vos ressources et votre condition physique. Tout d’abord, il faudra toujours surveiller votre jauge de température corporelle sous peine d’un game over en bonne et due forme. Pour vous réchauffer tous les moyens sont bons : feu de camp, poêle à bois, réchaud, vêtements plus chauds ou même bière. Vous devrez également faire attention à votre jauge de santé, qui diminuera vite si les loups vous attaquent. Ah ? Vous croyiez que ce serait une promenade paisible sous la neige ? Non, malheureusement. Si un loup a faim et vous confond avec son futur repas, il faudra vous défendre : barre à clou, carabine ou revolver. Si vous êtes blessé, vous pourrez vous soigner avec de l’aspirine. Et enfin, jetez de temps en temps un œil à la jauge de stress, car plus il est stressé plus Karl vise mal.

Concernant le gameplay-investigation, KONA reste classique : se déplacer, trouver des indices et des objets, interagir avec son environnement pour avancer dans l’histoire. Cependant il y a des phases que j’ai adoré : les flash-back des événements fantastiques qui se sont déroulés vous permettront de mieux comprendre l’intrigue. Donc ne faites pas comme moi : ne flippez pas à la moindre statue de glace. Les énigmes ne sont pas trop difficiles et assez logiques. Et il est possible de finir l’histoire sans avoir tout trouvé, si vous êtes patients...


Des défauts presque rédhibitoires
En effet, le jeu mettra votre patience à rude épreuve. Tout d’abord, vous ne serez pas guidé et il faudra que vous trouviez où aller et que faire. Encore heureux la carte est précise et claire. Il est aussi agréable d’être libre de ses mouvements, et de choisir son moyen de transport favori : à pied, en voiture ou en Ski-Doo (le meilleur du jeu) si vous le débloquez.

Ensuite, les temps de chargement sont d’une longueur interminable. On aurait presque le temps de faire une sieste devant son écran ou de se faire sa petite camomille du soir. Ce ne serait pas gênant si c’était ponctuel, sauf que c’est plutôt récurrent. De plus, et c’est lié à la console en elle-même, le gameplay de KONA serait beaucoup plus agréable sur PC. Sur Nintendo Switch (et sur les autres consoles peut-être) on prend du temps avant de s’adapter et que ça devienne intuitif. J’ai eu un mal fou à conduire correctement la voiture et à gérer la caméra.

Pour finir, je suis peut-être la seule à avoir eu ce souci, j’ai rencontré un bug majeur proche de la fin du jeu qui m’a fait abandonner ma partie. Avant de la reprendre plus tard, mais sans l’excitation de connaître le dénouement.



Conclusion
Je ne dirai pas que j’ai adoré KONA mais j’en ai apprécié certains aspects. En effet, ce n’est pas un mauvais jeu : son intrigue est intéressante, la liberté de déplacement est un régal ainsi que son ambiance graphique et sonore de qualité. Cependant, les temps de chargement et les bugs possibles pourront avoir raison des joueurs impatients et perfectionnistes, de même qu’un support moins adapté aux jeux d’investigation à la première personne.

Je conseillerai donc KONA aux joueurs friands de paysages hivernaux et capables de passer outre les défauts d’un jeu pour se concentrer sur son intrigue.

Test de LaGeekEnRose


Prix : 19.99€
Genre : Survival, Aventure
Taille eShop : 2 955.94 MB
Développeur / Éditeur : Parabole / Koch Media

Test réalisé depuis une version presse gracieusement fournie par l'éditeur. Les images publiées dans ce test sont issues d'un kit presse de l'éditeur et la note attribuée reflète notre propre avis personnel.

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