vendredi 2 novembre 2018

[TEST] The Swindle sur Nintendo Switch

« Le vol est l’envers du capitalisme. » de M. Zochtchenko. Avec des voleurs célèbres comme Billy The Kid ou encore Jesse James et des créations d’auteurs comme Robin des Bois et Arsène Lupin - pour les plus connu -, le vol est un aspect assez controversé, mais qui a toujours suscité un intérêt et une curiosité chez beaucoup d’entre nous.


Bien évidemment, une question d’éthique se pose quand au fait d’apprécier ou non ces voleurs. Après tout, beaucoup d’œuvres de fictions ont réussi à mettre ces bandits sur le devant de la scène, en les sublimant et en les rendant extrêmement sympathiques. Il suffit de voir la cause pour laquelle Robin des Bois agit !

Malheureusement très peu de jeux vidéo mettent en scène des voleurs. On pourra penser à la série des Sly Raccoon, qui est le parfait exemple du personnage sympathique. Mais en dehors de cette série, très peu de jeux se sont démarqués. Cependant, on peut déjà noter un point très intéressant sur le gameplay de Sly, mêlant infiltration, plateforme et action, des points qui ont été ré-utiliser avec le jeu dont il est question ici !

The Swindle est un jeu indépendant d’infiltration et d'action/plateforme. Il est édité par Curve Digital, développé par Size Five Games et est sorti le 11 octobre 2018 sur Nintendo Switch.

Replantons le contexte de The Swindle.
À l’aube du vingtième siècle, dans une Angleterre steampunk du plus bel effet, la garde royale compte mettre à bien un plan permettant une surveillance sans faille. Si cette machine, appelée La Basilique du Diable vient à voir le jour, c’est la fin des voleurs dans le pays, voire de la liberté elle même. Nous incarnons un voleur dans ce monde dystopique et nous avons 100 jours pour mener à bien notre mission qui est de déjouer les plans de la garde royale.


Alors il est clair que l’histoire n’est qu’un prétexte pour le gameplay qui s’en suit. Mais je ne sais pas, je trouve, aussi bien par son ambiance steampunk, que par la logique de son histoire, le tout très cohérent et surtout bien construit. Nous avons un objectif clair, simplement posé par un panneau texte nous expliquant le contexte dans lequel nous nous trouvons.

Pour être tout à fait honnête, au moment d'écrire ces lignes je ne suis pas encore parvenu à la fin de l’histoire. Je ne sais donc pas ce qu’il se passe, si nous arrivons à déjouer les plans de cette Angleterre capitaliste. En revanche, je sais ce qu’il se passe si nous n’y arrivons pas et on ne va pas se le cacher, il est très simple de ne pas y arriver.


Comme je le disais, nous avons 100 jours pour réussir notre mission. Ces jours sont donc découpés en braquages et chaque braquage rapporte, ou non, de l’argent. Pourquoi non ? Simplement parce qu’il est très simple de se planter lors d’un vol ! Le jeu se présente dans un style 2D, où l’on parcourt les maisons et autres bâtiments, en déjouant les pièges et les gardes sur notre chemin. Tout cela en restant discret. Si de prime abord le jeu est assez simple, il va vite se complexifier en avançant dans les niveaux.

D’ailleurs, chaque niveau est découpé de la manière suivante : plusieurs paquets d’argents sont disponibles dans les 4 coins du bâtiments. Il y a des gardes robotiques, que vous pouvez assommer, mais si vous vous faites éclairer par leur faisceau lumineux, c’est l’alerte générale ! Et encore, c’est seulement si le garde ne vous à pas tué entre deux. Il y aura également des caméras et pleins d’autres pièges entravant votre progression. Si l’alerte est lancée, il faudra réussir à partir du baraquement sans se faire tuer et surtout avant que la police arrive. Mais ce n’est pas une fatalité, nous pouvons très bien réussir à réaliser un braquage sans que l’alarme ne soit déclenchée.


Pour mener à bien ces vols, vous allez avoir plusieurs capacités qui se débloqueront avec l’argent que vous aurez récolté lors de vos missions précédentes. Alors oui, on vole de l’argent afin de s’améliorer, pour aller plus loin dans les niveaux et pour continuer à voler et s’améliorer. Tout cela dans le but d’arriver au niveau final.

Petit point qui a son importance, les niveaux sont générés de façon aléatoire, à la limite du rogue-like, ce qui permet aux niveaux de se renouveler sans cesse et permet donc de ne pas lasser le joueur.

Comme je vous le disais un peu plus tôt, si nous arrivons à la fin de ces 100 jours sans pour autant avoir réussi le niveau final, on va vite se rendre compte que finalement, cela revient à un run. Oui, vous avez bien lu... Un run ! Si vous échouez au bout des 100 jours, c’est le Game Over et vous reprenez tout depuis le début, ainsi que l’amélioration de votre personnage. Il est évident que le jeu n’est pas facile du tout, mais des moyens sont possibles afin de rendre la progression de votre run plus aisée. Comme par exemple le fait de ne pas mourir et de garder le même voleur, permet d’avoir un bonus multiplicateur sur l’argent récolté. Qui dit plus d’argents, dit des améliorations plus rapides à avoir et je pense que c’est vraiment là que The Swindle prend tout son sens.


Le but de ce gameplay n’étant pas de bourrer au plus vite, non, il faut réfléchir à la meilleure façon de jouer et d’agir, d’optimiser chaque braquage, de prendre les meilleurs améliorations afin de nous faciliter le travail par la suite. Je trouve ce gameplay tellement intelligent et bien plus profond qu’il n’y paraît.

Comme je le disais dans l’introduction, The Swindle se passe dans une Angleterre à la fin du 19e siècle, le tout étant sublimé par un style steampunk du plus bel effet. Il est vrai que les décors sont assez jolis, cependant je mettrai un petit point noir. Le style des personnages et des ennemis est très cool, mais je pense que cela aurait pu être bien plus poussé dans son esthétique. Après c’est vraiment pour pinailler, mais j’aime voir un steampunk bien plus poussé et bien plus travaillé.

La bande sonore est quand à elle très oubliable. Elle sert surtout de fond sonore lors des braquages et c’est dommage, on aurait pu y voir un style de musique jazzy qui serait passé comme il faut, à l’instar de la série des Sly Raccoon qui dispose d'une B.O et des effets sonores vraiment très sympathiques.



Il est clair que The Swindle demande un investissement de jeu assez grand, entre les mécaniques de jeu et les optimisations de runs, vous ne viendrez pas à bout de ce dernier si facilement. Je pense sincèrement que c’est un jeu très intéressant à mettre entre toutes les mains, ne serait-ce que pour découvrir l’aspect rogue-like du titre. Le jeu en lui même n’est pas si difficile que ça, les braquages peuvent être réalisés sans grand mal, seulement si on fait attention à notre façon de jouer. L’investissement s’intègre à partir du moment où vous souhaitez vraiment arriver au bout de ce jeu, car finalement le premier run que j’ai pu faire (les 100 jours donc), ne m’a pas pris plus d’une petite soirée de jeu et c’est avec ce premier run, que l’on apprend les mécaniques de gameplay pour ensuite, faire des runs de plus en plus optimisés et de plus en plus jouissifs de part votre skill.

Aussi, vous pourrez retrouver ce titre sur toutes les plateformes de téléchargement de votre choix, au prix de 14,99€.

Test de Mystic Falco


Ce qu’on a aimé :
  • La profondeur du gameplay
  • Sa rejouabilité
  • Son aspect esthétique

Ce qu’on a moins aimé :
  • Un côté un peu frustrant par moments (qui est dû au joueur et non au jeu lui-même)

Prix : 14.99€
Genre : Infiltration Plateforme / Action
Taille eShop : 1 189,09 MB
Développeur / Éditeur : Size Five Games / Curve Digital

Test réalisé depuis une version presse gracieusement fournie. Les images publiées dans ce test sont issues de nos propres sessions de jeu et la note attribuée reflète notre propre avis personnel.

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