lundi 7 janvier 2019

[TEST] Stardust Galaxy Warriors: Stellar Climax sur Nintendo Switch

Encore une fois, je fus faible. Il m’a suffi d’un simple trailer pour avoir eu envie de tester Stardust Galaxy Warriors: Stellar Climax. En vrai, il faut simplement associer les mots Schmup et mécha pour me vendre un jeu… Et pour le coup, ça n’a pas manqué ! Déjà sorti en 2015 sur PC, le jeu de Dreamloop Games vient aujourd’hui montrer le bout de son nez sur Nintendo Switch et il fallait que je m’y essaie.


Flanqué d’un scénario qui peut à juste titre paraître banal aux premiers abords, voire complètement risible, il faudra prendre sur soi pour lire les quelques lignes de dialogues qui seront glisser ici ou là afin de voir que les développeurs ne se sont pris aux sérieux et ce à aucun moment et que les « délires » à la fois visuels et scénaristiques sont complètement assumés. Véritable pied de nez aux canons du genre, les dev’ de Dreamlooop Games viennent ici nous proposer un Shoot qui n’a rien forcément d’original dans ses mécaniques mais qui sait quand même tirer son épingle du jeu sur quelques idées et je dois bien avouer que je m’y suis laisser prendre (au jeu).

On se retrouve donc en 2087 aux commandes d’un mécha afin de sauver le futur de lui-même ??!! Oui, c’est plutôt étrange et il faudra y jouer afin de bien comprendre ce que cela implique mais ici, clairement, le scénario est juste prétexte à sourire et sert d’introduction à chaque mission, un peu comme pour nous donner une « raison d’être là ». C’est très dispensable mais heureusement pour nous autres joueurs tout l’intérêt de Stardust Galaxy Warriors: Stellar Climax est ailleurs.


Mêlant habilement éléments RPG et shoot, le gameplay et le game design s’avèrent être très plaisants. Il nous est possible au début de chaque mission de choisir parmi différents méchas qui possèdent chacun leur spécialisation (armes à distance, corps à corps, soutien, etc…) et deux armes (une principales et une secondaire) afin de répondre aux préférences des joueurs et d’affronter aux mieux les différentes situations. Très classique dans sa progression, on enchaîne les niveaux et on gagne des points qui, une fois dépensés, nous permettrons d’upgrader notre mécha dans différentes catégories (défense, attaque, coups critiques, durée du spécial…). C’est très jouissif et encore bien trop rare comme mécanique pour un schmup. Cela rajoute un réel intérêt à réussir au mieux les missions et pas seulement dans le but de faire du scoring. Un très bon point !

Chaque mission pourra être parcourue jusqu’à 4 joueurs et le plaisir que l’on ressent à jouer avec des collègues est réel vu que, encore une fois et contrairement aux autres jeux du genre, il est possible de se spécialiser. Il est donc très agréable de partir en mission à 4 car cela permettra de monter de vraies équipes avec des rôles bien définis (un mécha tank, un autre de soutien, un DPS et un assist par exemple). La difficulté du jeu monte crescendo et autant dire que même pour un habitué du genre, les derniers niveaux et boss auront eu le don de vous faire rager.


Techniquement parlant, Stardust est très « pauvre »… Les niveaux sont vides et les décors manquent clairement de diversités, voire même de cohérence. Le choix des couleurs est parfois très discutable et c’est disons-le franchement, toute la DA qui est ici à la ramasse. Le manque d’éléments à l’écran aura au moins l’intérêt de ne pas surcharger celui-ci afin de le rendre plus lisible durant les actions. L’impression d’être devant un jeu qui aurait pu tourner sur un smartphone d’aujourd’hui est malheureusement réel et c’est bien dommage.

Afin d’arrondir les angles, je dirais et c’est un minimum vu le rendu de la copie technique que le jeu est remarquablement fluide (60 FPS) et ne soufre qu’a de rares moments de baisse de framerate durant les séquences les plus « chargées » (essentiellement en jeu hors dock).

La bande son du jeu est plutôt dans le ton, exception faite de quelques thèmes complètement en retrait ou hors ton, les morceaux choisis et composés pour le jeu sont entraînants et il n’est pas rare de les fredonner pendant que l’on joue sans même s’en rendre compte, un bon point donc. En plus du mode histoire, le jeu nous permet de nous confronter à une sorte de « Time bBttle ». De plus, une fois le scénario terminé, il est possible de recommencer celui-ci dans un mode New Game+. Un très bon point là aussi !


Pour conclure, je dirais : prenez un jeu au gameplay vif et tranchant, des éléments de RPG plus que bienvenus pour le genre, un mode multi appréciable et une bonne dose de fun par moments et vous obtiendrez Stardust Galaxy Warriors: Stellar Climax. Ce n’est pas un indispensable de la console et il pêche complètement sur le plan technique mais c’est un bon petit shoot pour « quelques euros » qui se prête complètement aux courtes sessions de jeu en nomade. Il a su me tenir à ses côtés par ses qualités, sans néanmoins oublier de dire qu’il m’aura fait pester par moments. Mais au vu du prix très raisonnable du titre, de la durée de vie plus que satisfaisante (New Game+ oblige) et du fun ressenti manette en main, il serait quand même dommage pour les amateurs de Shoot de passer à côté.

Test de Le Gamer Barbu

Ce qu’on a aimé :
  • Mélange habile de RPG et de Shoot
  • Scénario très drôle par moments (coucou le boss de fin)
  • Des possibilités d’upgrade et de spécialisation intéressantes pour le genre
  • Très sympa à plusieurs
  • Un New Game+ bien trop rare pour le genre

Ce qu’on a moins aimé:
  • Une DA discutable et une technique complètement datée
  • Quelques ralentissements en mode portable
  • Cela reste un « petit » jeu, il ne faut pas trop en attendre


Prix : 9.99€
Genre : Jeu de tir, Action
Taille eShop : 610.27 MB
Développeur / Éditeur : Dream Loop / Aksys Games

Test réalisé depuis une version gracieusement fournie par l’éditeur. Les vidéos publiées dans ce test sont issues de nos propres sessions de jeu et la note attribuée reflète notre propre avis personnel.

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