jeudi 14 mars 2019

[GeeKritique] Mon avis sur Hell's Paradise Tome 1

Après avoir frappé fort avec JAGAAAN, les éditions Kazé nous offre aujourd’hui une autre de leurs nouveautés toute aussi violente avec Hell’s Paradise, un manga de Yuji Kaku ! Nous avons ici entre les mains un shonen qui a su attiser ma curiosité et ce dès que Kazé ait mis en ligne le premier chapitre. Un chapitre qui s’est avéré très intriguant doté d’un coup de crayon très accrocheur. Et puis, quelques jours avant la sortie du premier tome, j’ai eu l’immense plaisir de recevoir un très joli kit presse comportant bien sûr le tome dans son intégralité. Le moment est donc venu de vous parler plus en détails de ce Hell’s Paradise !


Résumé de l’éditeur :
Japon, époque d’Edo. Gabimaru, le plus puissant des shinobi, croupit en prison. Malgré sa condamnation à mort, aucun bourreau ne parvient à lui ôter la vie. En effet, son initiation lui permet de résister aux plus atroces des tortures. C’est alors qu’il reçoit la visite d’une singulière exécutrice : Sagiri de la famille Yamada Asaemon. Celle-ci lui offre la possibilité d’être innocenté et relâché, mais à une condition : se rendre sur l’île mystérieuse de Sukhavati et en ramener l’élixir d’immortalité !

Mais quel excellent premier tome nous avons là. C’est du lourd… Très lourd même ! Cher lecteur, vous allez ici faire la connaissance de Gabimaru, un ex-shinobi surnommé « le vide », rien ne l’arrête et c’est peu dire. En effet, on apprend dès les premières pages que notre héros est fait prisonnier et qu’il doit être exécuté. Mais voilà, personne ne parvient à lui ôter la vie alors que Gabimaru ne demande pas mieux que de mourir. C’est étrange de dire cela mais le personnage lui-même l’est tout autant, il ne fait rien qui puisse entraver son exécution et il est le premier à le dire. Du coup, on sait déjà à quoi s’en tenir du personnage et de sa vision des choses... Il se fout de tout ! Du moins c'est que l'on pense... Ce premier tome met donc de suite à l’honneur notre héros qui échappe à une décapitation, un écartèlement et même à la peine d’ébouillantage.

Les jours passent et on constate qu’un second personnage est fort présent, lui aussi sera d'ailleurs très important. Il s’agit-là de Sagiri, appelée aussi la « coupeuse de têtes », qui s’avère être une femme très puissante issue d’un clan d’exécuteurs. Leur chemin se croisent dès le début, elle assiste à chaque tentative d’exécution avant que la jeune femme ne propose de laver Gabimaru de ses crimes s’il parvient à récupérer un élixir d’immortalité. Il écope donc d’un certificat de grâce émis par le Shogunat lui permettant de sortir au grand jour sans avoir à craindre qui que ce soit. C’est alors qu’un sacré périple est de mise car il ne sera pas le seul à être expédié dans « l’au-delà », la mystérieuse île de Sukhavati. Personne n’en est pour lors revenu, en tout cas pas sous sa forme humaine d’origine. Du coup, plusieurs condamnés à mort y sont envoyés, tous accompagnés de bourreaux (exécuteurs) histoire de pouvoir les surveiller et les exécuter sur le champ à la moindre suspicion.

JIGOKURAKU © 2018 by Yuji Kaku/SHUEISHA Inc.

Une fois le scénario mis en place, ce qui est le cas dans la première moitié du tome et c’est une bonne chose, Yuji Kaku s’attarde un peu sur les divers autres condamnées à mort. Certains sont d’ailleurs plutôt stylés, dévoilant un certain charisme comme par exemple Aza Chôbê, et d’autres moins. Mais cela va peut-être changer par la suite. Ce premier tome est assez intense, très violent et ne manque pas de soulever certaines questions. Bien que l’on sache plus ou moins vers quoi on se dirige, je suis persuadé que nous autres, lecteurs, ne sommes pas au bout de nos surprises. D'ailleurs, on assiste à diverses scènes passées qui nous dévoilent le pourquoi du comment au sujet de Gabimaru, notamment de sa femme. Mais je n’évoquerai rien de plus à son sujet. Sachez qu'elle semble très importante à ses yeux...

Pour ce qui est du rendu visuel, j’aime beaucoup l’amplitude des mouvements lors des scènes de combats, c’est très vif, très bien dessinés comme le tome dans son ensemble d'ailleurs. La violence fait rage, le rendu est ici détaillé, fort dynamique et ça envoie du lourd par moments ! Les combats sont jouissifs et expédiés assez vite mais attention, c’est montré de manière très propre et explicite. Il ne faut pas croire que ce soit réglé en deux temps trois mouvements et sans intérêt, au contraire. C’est juste qu’on ne s’attarde pas sur des scènes futiles. D’autant que les dialogues lors de ces affrontements jouent un grand rôle, les rendant bien plus intéressants.


Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup apprécié ce premier tome de Hell’s Paradise dont le scénario s’annonce très prometteur. J’ai vraiment hâte de découvrir ce que cette île si mystérieuse nous réserve mais aussi comment la relation entre chacun va bien pouvoir évoluer. La fin de ce tome est assez percutante, on ne pourra donc qu’apprécier cette nouvelle série très obscure mais finement mise en scène.

Attention tout de même à ne pas mettre ce manga entre les mains de jeunes lecteurs mais pour les autres, c'est à découvrir de toute urgence !

GeeKritique de Samy Joe


Hell's Paradise Tome 1
Scénario et dessins de Yuji Kaku

Lire le chapitre 1.
Visiter le mini-site.






Je tenais une fois encore à remercier Anita et les éditions Kazé pour leur soutien et pour l'envoi du magnifique kit presse de Hell's Paradise !



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