vendredi 19 avril 2019

[Switch] Yoshi's Crafted World sur Nintendo Switch

Nintendo tient une place importante dans le cœur de bien des joueurs, une place « particulière » même si j’osais. Je ne pense que pas que cela soit dû à son ancienneté sur le marché des constructeurs, ou même que l’affect « de raison » en soit directement la cause. Non, je pense simplement qu’à la différence de ses concurrents direct, il est le seul constructeur qui a su au fil des générations se créer son propre univers, à la fois magique et unique.


Peuplé de mascotte venant de licences et d’époques différentes, chaque joueur, quel qu’il soit, a son héros bien à lui et c’est aussi ce qui fait que « l’image » Nintendo se pérennise de générations en générations. Presque 35 ans plus tard, Mario n’a pas pris une ride contrairement à votre bien aimé testeur, et c’est aussi en grande partie parce Nintendo a pris soin de faire en sorte que chaque jeu qu’il propose aux joueurs, au-delà de ses mécaniques, apporte quelque chose de diffèrent. Qu’il ne soit jamais une copie « facile » du précèdent au sein même de leur propre saga. Le savoir-faire et l’exigence Nintendo est ainsi faite, pour notre plus grand plaisir.

Dès le début, la recherche du secret !


Mario, Kirby, Samus et les autres sont tout autant de pierres qui font aujourd’hui l’édifice Nintendo. Et c’est, en ce jour, un jeu mettant en scène une mascotte qui tient une place particulière dans mon cœur de joueur qu’il m’est permis ici de tester pour vous. En effet, attendu fébrilement depuis son annonce, c’est le 29 mars 2019 qu’est enfin sorti Yoshi's Crafted World sur Nintendo Switch. Il met en scène mon pilote de kart favori depuis toujours, mon joueur de tennis bondissant au sourire inimitable, le combattant avec lequel je me jette dans la « Melee »… Bref, le dinosaure à la langue bien pendu qui arbore mon tee-shirt au moment d’écrire ses lignes.

Vous l’aurez compris, Yoshi est spécial, au moins pour moi. Et c’est toujours avec le même plaisir que j’attends la sortie d’un nouvel épisode de la saga le mettant en scène. Passant du statut de simple monture à celui de personnage à part entière, il est aujourd’hui un élément à part entière de la grande famille Nintendo.

Les niveaux se jouent aussi bien sur la largeur que sur la profondeur...


Qu’il soit fait de laine, de pastel ou de papier… Il est à l’instar de Mario ou de Kirby, le porte-étendard du savoir-faire de Nintendo en matière de jeux de plateforme mais proposant comme à à l'accoutumée un gameplay atypique pour le genre ! Mais bon, je digresse, il est temps d’en revenir au jeu du jour.

Comme à chaque fois, le « pitch » de départ sert avant tout à poser un contexte. Ne vous attendez pas ici à un scénario à rebondissements ou des twist inattendus, que nenni, on est ici dans du plateformer à la sauce Nintendo pur jus. On pose le scénario dès le début et en avant Simone hein…

Une animation "fleurie" particulière ornera les différents mondes que vous aurez bouclé à 100 %.


Coulant des jours heureux sur l’île des Yoshis et veillant sur une sorte de statue se trouvant au sommet de celle-ci : le soleil aux rêves, les Yoshi sont perturbés dans leur quiétude par l’arrivée de Kamek et Bébé Bowser, habités d’intention pas vraiment amicales. Nos deux compères et méchants du jours se sont mis en tête comme idée de voler le soleil aux rêves. En effet, et d’après la légende, la pierre serait capable d’exaucer les souhaits… Mais comme dit le dicton « bien mal acquis ne profite jamais », et c’est en essayant de voler la pierre, que les gemmes qui était disposées sur celle-ci volent en éclat ! Propulsées sur une île voisine, il faudra donc que les Yoshis s’activent pour récupérer les 5 gemmes avant notre duo de méchants.

Et c’est ici que notre aventure commence.

Certaines idées de gameplay et de game design brillent par leur originalité.


Pour les familiers des jeux mettant en scène notre Yoshisaure, le gameplay n’aura rien de nouveau et les automatismes, surtout pour ceux ayant joué récemment à l’opus précédent (Yoshi’s Woolly World) sera encore pour beaucoup la pierre angulaire autour de laquelle tournera les interactions. Le saut, le saut « plané » et bien sûr la possibilité d’avaler les ennemis pour en faire des œufs (c’est quand même douteux comme mécanisme, mais bon le recyclage tout ça… Pourquoi pas) afin de s’en servir de projectiles pour activer des nuages (interrupteurs à pièces ou autres…) et même pour tirer sur les ennemis seront ici bien présents.

Vous vous rappelez, au début du test, je vous disais qu’à chaque jeu, Nintendo, malgré un gameplay par forcément novateur dans ses différentes itérations de licence, apportait toujours un ou des éléments nouveaux et frais dans ses jeux et ici, il sera question de la capacité pour Yoshi d’interagir avec les décors et la notion de « profondeur » qui seront mis en avant.

Chaque niveau comporte un mode alternatif dans lequel il conviendra de trouver les 3 Tipoochy,

et gagner la ligne d'arrivée dans un temps imparti afin de glaner plus de fleurs.


Les vidéos disponibles ici et là dans le test seront bien plus parlantes que des mots mais il nous est donner ici la possibilité de tirer des œufs sur des éléments du décors, et cela pour diverses raisons et intérêts. En premier lieu, afin d’obtenir des pièces (servant à acheter des costumes à l’instar du précédant opus), pour la collecte des désormais fameuses pièces rouges et les soleils bien connus des amateurs des jeux mettant en scène Yoshi. Il y a également via un personnage faisait office de « garde-frontière » un aspect « recherche de collectable » dans les niveaux mais je n’en dirai pas plus, je vous laisse découvrir cela.

En effet, au-delà du fait de finir les différents niveaux en vie, il sera « proposé » comme objectif (optionnel) aux joueurs de récupérer des fleurs et des pièces rouges… Ne servant aucunement pour autre chose que pour satisfaire le joueur voulant « retourner » les stages et finir le jeu à 100 %... Ils sont un moyen d’augmenter artificiellement la durée de vie du titre (qui est de base plutôt honnête), mais également de proposer une sorte de mode difficile « dissimulé », car il est vrai, que pour beaucoup, le jeu peut rapidement se transformer en balade de santé, de par son coté accessible assumé.

Les arrières-plans fourmillent de détails, ça donne le vertige...


Sachez que les joueurs de tous niveaux y trouveront leur compte. Il nous est possible de parcourir le jeu en mode facile (vol infini), en mode normal ou d’essayer de le faire à 100 %. Nintendo sait encore une fois éviter de frustrer les joueurs de manière habile et permettre à tout un chacun de se retrouver autour de ses jeux, peu importe son niveau et son passif de joueur. C’est apprécié, appréciable et personnellement, j’encouragerais toujours ce genre d’approche. Le jeu vidéo se doit aussi d’être un média tout public et familial et cela, Nintendo l’a très bien compris.

Quant à la profondeur dont je parlais, il faut savoir que c’est une sorte de jeux à « plusieurs niveaux » qui nous est proposé ici. En effet, il n’est pas rare de pouvoir au sein de ceux-ci passer du premier plan à l’arrière-plan et la progression se décompose plus comme une succession de routes à prendre que d’une droite ligne comme dans un plateformer au scrolling horizontal des plus classiques. C’est là aussi un très bon choix de game design que j’ai particulièrement apprécié.

En plus de tout cela, il faut savoir que chaque niveau se parcourent de deux manières. Tout d’abord avec une approche classique du gameplay et dans un second temps « à l’envers ». Il conviendra alors dans cette deuxième version de retrouver les Tipoochy qui seront aux nombres de trois et de franchir la ligne d’arrivée du niveau dans un temps imparti, afin de remporter plus de fleurs. Cela apporte un vrai vent de fraîcheur au jeu et évite par la même une certaine redondance du gameplay.

Certains gadgets et éléments interactifs seront là pour apporter de la diversité au gameplay.


D’un point de vue esthétique, c’est encore une fois un travail de génies et d’artistes aux talents immenses qui nous est montré ici. Le sens du détail est complètement ahurissant et poussé à l’extrême. J’ai pour ma part ressenti un réel plaisir à parcourir le monde de « carton » que nous propose ici Nintendo. Coloré, vivant (merci aux arrières-plans qui fourmillent de détails) et ne tombant jamais dans la facilité, je me suis trouvé ici face au jeu dans lequel j’aurai le plus appuyé sur le bouton « screenshot » et en comptant les vidéos, ça se compte au final par centaines de fois.

Si j’aime tant les plateformer Nintendo et en particulier ceux estampillés Yoshi, c’est pour leur univers et le côté très « feel good » de leur jeu. J’ai toujours le sourire aux lèvres et le plaisir presque « enfantin » que je ressens quand j’y joue est aujourd’hui encore intact (hourra, je suis pas encore un vieux c**.). Chaque niveau est différent, et la redondance esthétique n’est jamais de mise. Chaque monde tourne autour d’un thème bien à lui… Ce dernier point se pose d’ailleurs comme une marque de fabrique chez Nintendo et c’est toujours le cas ici. C’est le carton plein ! (Pardon... ou pas)

Concernant l’aspect purement technique, soyons honnête, il y a du très bon et du moins bon. En version portable, le jeu est magnifique, et c’est sûrement dû au fort « PPI » (nombre de pixel par pouce, en gros la finesse de l’image) que propose l’écran de la Nintendo Switch. Mais quand le jeu est sur son dock, on assiste alors à des baisses de résolution dû au choix de Nintendo de la rendre « adaptative », qui rendent parfois le jeu très flou. D’après certains Benchmark que j’ai pu voir, on descend même parfois sous la barre du rendu HD (480P), c’est plus que limite… Heureusement, le choix salvateur de direction artistique permet en grande partie d’oublier cet état de fait. Concernant, le framerate, il ne bronche pas, jamais. Que ce soit à un ou deux joueurs, c’est remarquable !

La maison hantée à la sauce Nintendo, toujours un plaisir !


Quant à l’aspect sonore du titre et bien… je dois avouer que j’en attendais quand même mieux. Attention, je ne dis pas que les différents thèmes (bien souvent le thème principal du titre remixé en fonction du niveau) ne sont pas dans le ton et le thème principal en particulier (que je fredonne en ce moment même) est absolument génial. Mais sincèrement, je trouve l’OST dans sa globalité un bon niveau en dessous de celle de Yoshi’s Woolly World par exemple. J’ai apprécié mais sans plus.

Voici venir le moment de refermer ce test et je dois vous avouer mes loulous que l’attente en valait la chandelle. Fort de toute l’expertise et du savoir-faire Nintendo, j’ai pris un plaisir de chaque instant en me baladant dans cet univers si mignon et habité d’une certaine aura. Celle du plaisir simple, celle du gameplay abordable mais plaisant, celle de la découverte toujours renouvelée, celle d’une esthétique qui fait mouche et qui parlera à chacun. Je ne peux que vous inviter à l’essayer (une démo est d’ailleurs disponible sur l’eShop de la Nintendo Switch) et à vous perdre dans cet univers aussi doux, tendre et bienveillant que la formidable créature qui lui donne son nom.

Test de Le Gamer Barbu

Ce qu'on a aimé :
  • Une esthétique géniale, un mode de papier et de carton vivant et coloré et qui se renouvelle en permanence
  • Un gameplay classique pour Yoshi sous couvert d’une prise en main accessible et immédiate
  • Un game design qui joue sur les plans, l‘interaction avec le décor et la profondeur
  • Deux gameplay par niveau, différents et frais pour le genre
  • À deux, c’est encore meilleur !
  • Une durée de vie somme toute raisonnable (10h), qui explose si l’on décide de se mettre en quête du 100 %

Ce qu'on a moins aimé :
  • Un aspect technique qui fait parfois de la peine (résolution, flou, aliasing…)
  • Une OST sympathique mais pas remarquable


Prix : 59.99€
Genre : Action, Plateforme
Taille eShop : 5 692.72 MB
Développeur / Éditeur : Good-Feel / Nintendo

Test réalisé depuis une version acheté par son testeur. Les vidéos publiées dans ce test sont issues de nos propres sessions de jeu et la note attribuée reflète notre propre avis personnel.

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