mercredi 24 juillet 2019

[TEST] RISE: Race The Future sur Nintendo Switch

Voilà maintenant plus de deux années que l’hybride de Nintendo est disponible avec le succès qu’on lui connaît. Deux années durant lesquelles sont sortis de nombreux jeux estampillés « Course Arcade » pour le bonheur ou non des aficionados selon les titres. Énième représentant du genre, voici le bien nommé RISE: Race The Future, un jeu de courses futuristes typé Arcade/Rally quelque peu atypique.  Développé par le studio français VD-dev composé initialement de Fernando Velez et de Guillaume Dubail, le projet RISE a connu un parcours difficile marqué en juillet 2016 par le décès de Fernando Velez. Annoncé en mai 2016, le titre débarque finalement fin 2018 sur PC pour se voir porter l’année suivante sur Switch avec une date de sortie fixée au 22 juillet. Accrochez donc vos ceintures et voyons de suite si cette production « Made in France » en a sous le capot.


Du rally, oui mais avec un peu de fraîcheur
Sur la terre, sur le bitume, sur la neige voici les surfaces sur lesquelles vous aurez l’occasion de foncer pied au plancher dans RISE: Race The Future. Classique me direz-vous pour un jeu de cette trempe mais sachez qu’en plus de ce trio s’ajoute un élément peu commun, à savoir l’eau. En effet, l’ensemble des véhicules possède la capacité de glisser à toute allure sur les étendues d’eau en disposant automatiquement les roues à l’horizontale. Ajoutez à cela un boost pouvant se recharger aux choix de différentes manières (en dérapant, en roulant au-dessus de 125 km/h, etc) et vous obtenez un mélange qui a de quoi attiser la curiosité du pilote qui sommeille en chacun de nous.

Avant de rentrer dans les détails du gameplay, faisons le tour du propriétaire en évoquant son contenu. Tout d’abord les modes de jeu, ici au nombre de trois avec les nommés Challenge, Championnat et Time Attack. En premier lieu, le mode Challenge propose de participer à 8 saisons, regroupant autant de courses dont les conditions de victoires sont soumises à divers objectifs. Terminer à la première place, ne pas utiliser de boost, faire XX mètres de dérapage, utiliser X fois le frein à main sont autant de conditions à valider pour espérer obtenir points et « médailles ». En récompense de ceux-ci, s’ouvre l’accès aux saisons suivantes mais également à de nouveaux bolides agrémentés de quelques stickers pour les personnaliser. Vient ensuite un classique mode Championnat regroupant 8 épreuves allant de 6 à 11 courses dont le but premier est de sortir au minimum troisième pour débloquer la suite. Ici, il n’est pas question d’objectif mais notons tout de même la présence pour certain d’un véhicule imposé ou tout simplement d’un « thème » à l’instar de courses en un seul et unique tour ou encore d’épreuves constamment baignées dans le brouillard. Pour finir, abordons le mode Time Attack permettant de parcourir l’ensemble des circuits gagné dans les précédents modes avec la possibilité d’y concourir face à une voiture fantôme histoire de taquiner le chronomètre.


Concernant les tracés, 64 sont à l’appel (miroirs compris) et sont répartis sur quatre environnements distincts. Cela peut paraître limité mais les différents parcours sont assez variés pour ne pas sentir de frustration même si un ou deux environnements supplémentaires auraient été les bienvenues. Avec la présence de routes larges, de dénivelés, d’épingles, de bosses et de quelques raccourcis sur les plans d’eau, les tracés offrent matière à s’amuser et se révèlent au final très agréables à parcourir. De plus, les conditions climatiques (brouillard, neige, pluie) et les ambiances lumineuses associées à certaines courses contribuent à rendre l’ensemble « varié », en tout cas bien plus que ce que l’on pourrait imaginer.

L’arcade à domicile… ou à l’extérieur
Jeu étiqueté arcade, la prise en main est quasi instantanée et on se plaît en l’espace de quelques minutes à enchaîner les virages avec une bonne sensation de vitesse. Dérapage amorcé au frein à main en entrée de courbe, braquage, contre-braquage et coup de boost pour ressortir à vive allure : voilà une bonne dose de fun pour un plaisir 100 % arcade ! La conduite est très agréable avec une bonne gestion des différentes surfaces, le plus flagrant étant l’arrivée sur une étendue d’eau où la décélération et l’inertie se font ressentir sans le moindre mal. Le comportement des différents bolides (au nombre de 10 avec des caractéristiques différentes) est quant à lui convainquant dans le sens où chacun bénéficie de sensations bien marquées manette en main. Côté agrément de conduite, cinq vues sont disponibles : une au ras du sol, une au niveau du capot et trois extérieures, toutes parfaitement jouables. Cerise sur le gâteau, les commandes sont entièrement paramétrables avec la possibilité d’assigner l’accélération et le freinage sur le stick analogique droit si besoin. Tout au plus, on regrette l’absence des vibrations, manque qui après avoir pris contact avec l’équipe de développement à des chances d’être pallié lors d’une prochaine mise à jour.


Assurément accessible, avec ses 4 niveaux de difficulté et la possibilité d’activer un freinage assisté, le bébé de VD-dev n’en reste pas moins exigeant. En effet, même si aucun dégât n’est pris en compte et que la prise en main est aisée cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas faire preuve d’un certain talent pour arriver en haut du podium. Pour espérer prétendre à la victoire, chaque courbe doit être appréhendée avec soin, histoire de ne pas perdre de précieuses secondes face à une I.A. qui globalement fait le job sans tomber dans le travers d’une agressivité exacerbée. Cependant, vis-à-vis de vos concurrents, notons que les collisions sont le plus souvent synonymes de tête à queue et qu’il n’est pas rare de devoir recommencer une course faute d’avoir perdu malencontreusement le contrôle de son véhicule suite à un léger accrochage.

Quoi qu’il en soit, on ne peut pas nier que RISE: Race The Future bénéficie d’un gameplay diablement efficace rappelant à sa manière Sega Rally. Les commandes sont bien moins abruptes que sur ce dernier, plus souples mais l’esprit est là, bref un mélange entre nostalgie et modernité de bon goût. Pour clôturer cette partie concernant le gameplay, sachez enfin que le jeu est parfaitement jouable en mode portable, tout au plus, il vous suffit de régler la sensibilité des sticks à votre grès pour déraper à des vitesses folles où bon vous semble.


Sous le capot, il y a quoi ?
Disposer d’une bonne maniabilité typée « Arcade » est une chose, la technique en est une autre mais sur ce terrain cette version Nintendo Switch se montre tout à fait satisfaisante. Nous sommes ici en présence d’un 1080p en mode TV et d’un 720p en mode portable, le tout à 30 Fps sans l’artifice d’une résolution adaptative. Alors non, pas de 60 Fps comme sur la version PC mais autant vous dire que cette limitation n’a rien de rédhibitoire et ne gâche en aucun cas le plaisir de jeu sauf à comparer en face à face et encore… Le titre tourne sans la moindre saccade ou ralentissement avec comme seules ombres au tableau, un aliasing perceptible notamment sur les ombres et un léger problème de clipping sur quelques éléments du décor (végétation) sans la moindre conséquence néfaste. Même les temps de chargement sont plus que correctes puisque qu’ils ne dépassent jamais la barre des 10 secondes contrairement à un bon nombre des productions du genre sur Nintendo Switch…

Fort d’une technique de bon niveau, le titre de VD-dev nous en met également plein les mirettes et fait sans nul doute partie des plus beaux jeux de course présent sur Nintendo Switch à cette heure. Que ce soit les environnements au global, la colorimétrie, les effets de lumière et météorologique ou encore la modélisation des bolides, absolument tout force le respect. Évidemment, nous sommes très loin d’un rendu photo-réaliste et on peut faire la fine bouche devant l’utilisation d’un « motion blur / cache misère » mais force est de constater que cet habillage flatteur, colle parfaitement à l’ambiance futuriste désiré par les développeurs. Concernant les voitures, leur design particulièrement soigné (réalisé par Anthony Jannarelly) fait référence à des modèles bien connues, à l’instar de cette HR1 Stylista faisant écho à la mythique Lancia Stratos.


Coté bande-son, rien à dire de particulier dans le sens ou elle est tout à fait honorable, les musiques accompagnent très bien les différentes épreuves notamment grâce à quelques riffs de guitare bien placés. Du bon travail dans son ensemble même si le bruit des collisions peut parfois prêter à sourire…

Pour conclure
Au final et vous vous en doutez certainement, RISE: Race The Future se présente comme étant un excellent choix en la matière, proposant au minimum 15 heures de plaisir au volant de concept-cars futuristes. Alors certes, les manques sont nombreux : pas de mode multijoueur en local, aucune fonctionnalité online et uniquement quatre environnements à parcourir. Tout cela pèse inévitablement dans la balance mais dans les faits, il serait dommage de passer à côté de toutes ses qualités, d’autant plus si vous êtes un aficionado du genre…

Test de The Dark Bear

Ce qu’on a aimé :
  • Les sensations manette en mains
  • L’un des plus beaux jeux de course de la Nintendo Switch
  • La partie technique de bon niveau
  • Le design des véhicules
  • La durée de vie appréciable

Ce qu’on a moins aimé :
  • Les modes de jeu restreints
  • Les collisions punitives
  • Quatre environnements, c’est peu…


Prix : 17,99 €
Genre : Course, Arcade, Rally
Taille eShop : 1,78 Go
Date de sortie européenne : 22/07/2019
Développeur / Éditeur : Vd-Dev / Vd-Dev

Test réalisé depuis une version dématérialisée fournie par l’éditeur. Les images publiées dans ce test sont issues de nos propres sessions de jeu et la note attribuée reflète notre propre avis personnel.


La Parole d'un joueur :
#RISE est un jeu techniquement solide, plaisant sur le plan visuel tant en portable que sur TV et au gameplay exigeant mais abordable tant qu’on sait s’adapter aux changements de surface. Le seul problème est l’absence, je l’espère temporaire, d’une composante multijoueurs.
Mathieu Warnier 

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