jeudi 8 octobre 2020

[TEST] No Straight Roads sur Nintendo Switch

La prise de tête avec un jeu… Bizarrement, ça m’gêne pas trop, quoi que ! Laissez-moi donc aujourd’hui vous conter mes derniers acharnements et non des moindres. En effet, il faut dire que poser les mains sur No Straight Roads est plutôt facile à faire mais vaincre les divers boss n’est pas chose aisée. NSR (pour les intimes) est un jeu développé par Metronomik orienté beat’em all musical, mais du genre boss rush, c’est-à-dire qu’on va devoir enchaîner les boss les uns à la suite des autres. Ayant récemment eu la chance de recevoir une version physique du jeu sur Nintendo Switch, remerciant au passage l’équipe Just For Games, je me permets donc de partager avec vous mon expérience de jeu, qui bien que rageante était tout aussi jouissive ! 


Côté scénario on fait simple avec une organisation qui produit des concerts de musiques électro en plus d’un show hebdomadaire. Mais voilà, un beau jour, notre duo Mayday (guitariste) et Zuke (batteur), férus de rock, vont tenter de participer voulant faire renaître le rock de ses cendres. Le public apprécie, ça balance grave et le duo s’en réjouit mais ce n’est pas le cas de tout le monde et c’est le clash avec les membres de l’organisation ! Et ce clash aura du bon pour nos membres du groupe Bunk Red Junction qui va alors se mettre en tête de tout faire péter et de ramener le rock au goût du jour, quartier par quartier, à Vinyl City ! 

Pourquoi quartier après quartier ? Eh bien disons que chaque quartier de la ville est entre les mains d’un « artiste » électro et comme je le disais précédemment, le jeu étant un boss-rush il va falloir se rendre jusqu’à l’endroit où ledit boss fait son concert pour le « saboter ». Mais avant de vous y rendre, vous devrez parcourir les divers recoins du quartier tout en récoltant des capsules d’énergie qui serviront à alimenter tel ou tel objet du quartier (distributeur, réverbère électrique, …). Outre cela, il n’y a pas grand-chose à faire, on va d’un point A au point B (boss) sans rien faire d’autre sur la route, à part peut-être parler à un ou deux gars par-ci et par-là. Aussi, notons que votre compagnon vous suit mais sans réellement rien faire d’autre, je veux dire par-là qu’il ne ramassera rien sur la route, mais surtout il ne vous filera aucun coup de main face aux boss. Mais pour ce point on y reviendra plus tard. Notons qu’on pourra aussi ramasser quelques « autocollants », considéré tels des bonus » qui permettront de customiser un peu son équipement. En somme, ça permettra d’améliorer certaines capacités de Mayday ou de Zuke afin d’être plus performant face au boss et de ce fait écoper d’une meilleure note face à ce dernier, le rang S étant des plus appréciés. 


Une chose en amenant une autre niveau rang, au plus il est élevé et au plus vous aurez de fans, cela va de soi. Et les fans sont grandement importants car ils seront indispensables à votre arbre de compétences. Vous connaissez le principe de cet arbre qui proposera donc diverses améliorations et pour s’en attribuer une il vous faudra un certain nombre de fans. Et ces aptitudes sont assez diverses, libre à vous de les débloquer comme bon vous semble, mais pour passer au Level suivant vous devrez débloquer les précédentes. Vous profiterez donc des égouts, oui c’est là où vous squattez tranquillement, pour améliorer les instruments de chacun des personnages mais vous pouvez aussi upgrader les techniques du groupe Bunk Red Junction ! Ces techniques sont à considérer telles des combos où le duo joint donc ses forces pour un coup spécial ! 

Et en parlant du duo, il faut savoir que l’on peut switcher d’un personnage à l’autre en cours de jeu, et profiter ainsi des aptitudes de chacun. Leurs combos d’attaques sont donc différents et apportent une certaine puissance à chacun d’eux. De manière générale, vous devrez lors de vos sessions de jeux switcher de l’un à l’autre car vous serez susceptible de perdre de l’énergie et avant de vous faire laminer vous utiliserez alors la barre de vie du second membre du groupe. Et il faut bien avouer qu’on se fait bien allumer en cours de route avant d’arriver au fameux boss. J’explique : je disais plus haut que sur le chemin pour aller saboter le concert du boss il n’y a pas grand-chose à faire. Par contre, une fois arrivé au pied du concert, on se retrouve à devoir affronter quelques ennemis sur plusieurs étapes, histoire de perdre un peu d’énergie déjà et de montrer qu’on est prêt à affronter le boss. Et une fois face au fameux artiste, il va falloir montrer de quoi nous sommes capables ! Et il faudra alors commencer par comprendre les patterns utilisés par le boss afin d’en venir à bout et bien écouter la bande son, car n’oubliez pas qu’on est sur un jeu aussi du genre musical. 


Me concernant, je n’ai pas réussi à vaincre un boss du premier coup, j’ai dû m’y reprendre à plusieurs reprises et j’avoue aussi que j’ai pas mal ragé par moments car l’affrontement se fait en plusieurs étapes, du coup perdre à la 3ème étape et qui plus est sur la fin n’est pas très réjouissant. Mais étrangement, j’ai aimé me prendre la tête et je me suis refusé de baisser les bras, peu importe la difficulté. Car oui, le jeu est assez retors je trouve. Ou alors, je suis vraiment nul ! Mais faut aussi ajouter que l’angle de caméra n’est pas toujours des mieux gérés et on se retrouve par endroits avec une visibilité réduite. Du coup, on nous met des bâtons dans les roues pour sauter d’une plateforme à une autre alors que notre personnage est tout petit, ou l’angle de la caméra trop bas… Difficile donc de réussir un saut parfait ! 

Outre le fait de jouer en solo, vous avez ici l’opportunité de jouer à 2 joueurs, chacun maniant alors un membre du groupe et petit bonus, un 3ème joueur peut être de la partie ! En effet, le groupe dispose d’un animal de compagnie, un crocodile nommé Elliegator qui fera office de cible à l’écran que vous pourrez déplacer via le Joy-Con en Motion-Pointer et qui squattera à vos côtés dans les égouts. Par contre, soyez conscients que jouer à plusieurs n’est pas de tout repos et que vous devrez être plutôt synchro dans vos mouvements pour mieux vous en sortir. Sinon pour ce qui est de la prise en main, c’est correct au niveau des déplacements et des coups portés, idem pour ce qui est des pouvoirs spéciaux. 


Et si on parlait un peu du côté technique du jeu ? On peut commencer par préciser que le titre est intégralement doublé en français, chose que l’on apprécie par contre le mouvement de la bouche n’est pas des mieux synchro avec le dialogue, mais passons ce détail. No Straight Roads est visuellement très coloré, avec des couleurs flashy, ce qui pourrait être agréable à regarder si on n’avait pas autant d’aliasing pour venir gâcher ce rendu visuel. Il semblerait que la Nintendo Switch souffre d’un aliasing sévère, soyons honnête, et ce n’est pas son seul défaut, malheureusement… Le rendu visuel prend aussi un coup de par un effet de flou qui vient gêner l’expérience de jeu et c’est encore pire en mode portable. Et bien que le jeu soit fluide dans son ensemble, on ressent par moments quelques ralentissements et autres saccades. Je disais plus haut que le titre était intégralement doublé vocalement en français et on apprécie de voir que les doubleurs ont effectué du très bon travail niveau intonation, certains personnages ne mâchent pas leurs mots et j’en passe… En ce qui concerne donc le doublage audio c’est par contre du tout bon ! Et je ne vous parle pas de la bande son !! Enfin, si on peut en parler, elle est tout bonnement appréciable, jouissive me concernant ! Du pur son pour un bon kiff !! 


Je ne vous ai pas tout dit, il y a encore certaines choses à découvrir dans No Straight Roads, aussi bien dans les égouts, avec une borne d’arcade vous permettant de vous détendre entre deux sabotages, qu’in-game. D’ailleurs en cours de jeu, il y a pas mal d’items à récolter et vous ne pourrez pas tous les choper en une seule session de jeu. No Straight Roads n’est pas un mauvais titre malgré ses défauts qu’on aurait aimé voir moindre, tant le plaisir de jeu (prise de tête en réalité) est enivrant. Disons que le titre est plutôt immersif dans son genre, et qu’on prend goût à se voir échouer. Du moins c’était mon cas. Suis-je sado ? Peut-être… Sur ce, je vous invite à venir faire un tour à Vinyl City, dont la version physique est à commander chez nos amis de Just For Games ! 

Test de Samy Joe 

Ce qu’on a aimé : 
  • Échouer pour mieux réussir ! 
  • La bande son qui déchire tes tympans ! 
  • Le concept de sabotage de concert 
  • Les nombreuses améliorations d’instruments et combos possibles 
  • Jouable en coop ! 
  • Ambiance immersif aux couleurs vives… 

Ce qu’on a moins aimé : 
  • … mais dont l’aliasing et l’effet de flou viennent gâcher l’expérience de jeu ! 
  • Le challenge un peu trop retors ? 
  • Quelques ralentissements et autres saccades 
  • La caméra pas toujours là où il faudrait 


Prix : 39.99€ (eShop) / 49.99€ (version physique chez Just For Games) 
Genre : Action, Aventure, Beat’em All, Musical 
Taille eShop : 4 797 MB 
Développeur / Éditeur : Metronomik / Sold Out 

Test réalisé depuis une version presse gracieusement fournie. Les images publiées dans ce test sont issues de nos propres sessions de jeu et la note attribuée reflète note avis personnel.

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