vendredi 15 janvier 2021

[GeeKritique] Avis : Blue Period Tome 1

On va aujourd’hui s’attarder sur l’une des nouveautés qui est cette année publiée chez Pika Édition et qui n’est autre que Blue Period ! Ce manga de Tsubasa Yamaguchi sera disponible le 20 janvier prochain et met en avant un univers qui m’est trop peu connu : l’art, et surtout celui de la peinture. L’éditeur nous indique que ce titre est une référence à l’œuvre de Picasso et que nous aurons droit à diverses pages couleurs dans les tomes afin de mieux apprécier le travail artistique de son auteure. Notez aussi que ce seinen a remporté divers prix dont le Prix Manga Taishô (grand prix du manga) 2020 et le prix Kodansha du meilleur manga aussi en 2020. Sur ce, laissez-moi partagez avec vous mon ressenti après la lecture de ce tout 1er tome. 


Résumé de l’éditeur
Yatora est un lycéen studieux à qui tout réussit. Pourtant, il ressent depuis toujours une impression de vide en lui. Jusqu’au jour où, par hasard, il tombe sur un tableau qui le subjugue littéralement… Très vite, Yatora réalise que peindre est le seul moyen de faire passer ses émotions et de se révéler. Cet événement le pousse à se livrer corps et âme à la peinture pour tenter le concours d’entrée de la plus sélective des écoles de Beaux-arts !

Que c’est beau ! Et je ne parle pas là que d’un point de vue esthétique. Certes, le manga est visuellement agréable à l’œil mais son histoire et ce qu’on ressent est plus intense. J’apprécie la manière dont les dessins parviennent à captiver notre regard, même si parfois ça reste simpliste, c’est à la fois léger et vif quand il le faut. Le trait est travaillé et comme je le disais l’histoire est des plus marquantes. On s’attache aux protagonistes et surtout à Yatora, cet élève qui va s’épanouir avec l’art. Mais il n’est pas le seul à être mis au centre de ce 1er tome. J’étais un peu surpris de découvrir un jeune garçon se vêtir telle une fille mais dans le fond cela n’est pas choquant car l’auteure nous amène cette situation avec une telle aisance. Un grand bravo s’impose ! 

C’est à la découverte d’un tableau que tout va basculer pour Yatora. Il se dit alors qu’il pourrait grâce à la peinture s’épanouir, partager ses émotions et on sent bien que cette passion nouvelle qui l’anime sera un bon moyen pour lui de s’épanouir dans la vie. Ce 1er tome nous montre clairement que la « passion » aura une place importante dans le manga, ce qui émanera de fortes émotions force d’avancer dans la lecture. Et je pense qu’il devrait en être de même pour les tomes suivants. On n’est pas ici en possession d’une histoire classique, on ressent bien qu’il y a une certaine expression de l’art qui nous est partagé et je dois dire que c’est très bien amené. La lecture est fluide, loin d’être pleine d’explications en tous genres qui auraient pu rendre ce 1er tome trop « lourd ». 

Cliquez sur l'image pour lire un extrait.

C’est avec plaisir que l’on suit le parcours de Yatora car pour ceux qui n’ont pas l’âme d’un artiste et bien sachez qu’ici tout est plutôt bien détaillé. En ce qui me concerne, je n’y connais pas grand-chose à l’art, et contrairement à ce qu’on pourrait penser de prime abord, comme je le disais les détails fournis ici ne vous encombreront pas l’esprit. La découverte de cet univers est intéressante et je dois dire qu’on accroche plutôt bien à la manière dont l’histoire de l’art prend vie. Petit aparté en parlant d’art, ma fille de 15 ans suit depuis cette année des études d’arts et volume et du coup, je m’intéresse davantage à ce qu’elle fait, l’ayant même aidé à réaliser l’un de ses projets. Tout ça pour dire que même si on ne se sent pas l’âme d’un artiste, ce manga saura sûrement vous toucher à sa manière. 

Pour en revenir à Blue Period, j’ai aussi apprécié le caractère et la motivation dont fait preuve Yatora. Il n’a pas peur de se fixer comme objectif d’intégrer l’établissement Geidai de Tokyo, la seule et unique école supérieure d’art publique du Japon. De là, nul doute qu’il va cravacher un peu (ou beaucoup) afin de montrer qu’il peut se démarquer. Surtout que le gars n’a pas vraiment d’expérience dans le domaine. Reste à savoir si son tempérament lui permettra d’aller jusqu’au bout, de ne pas baisser les bras… 


De mon point de vue, ce n’est pas forcément le genre de manga qui m’attire en temps normal, mais après la lecture de ce 1er tome je peux comprendre ce qu’il a d’intéressant et d’agréable à offrir. On écope en plus de belles pages quand on entre dans le vif du sujet et que notre héros, ou tout autre protagoniste, se mettent à peindre. On ne peut qu’apprécier les coups de crayons légers, simple parfois mais agréable à regarder… Aussi, les plans au niveau des expressions faciales sont réussis, on capte bien les sentiments et autres émotions qui en émanent. La passion est ici assez forte et bien amenée au lecteur. 

Nul doute que Blue Period saura toucher d’une part les adeptes du genre, mais aussi les novices tant la lecture se fait de manière agréable et « passionnelle », surtout pour les férus d’art. Un titre au grand potentiel selon moi, d’ailleurs les diverses récompenses déjà reçues parlent d’elles-mêmes. Un manga à l’esthétique qui devrait faire mouche ! 


Un grand merci à Clarisse et aux éditions Pika pour la découverte de ce 1er tome et la réception du très joli kit presse ! 

GeeKritique de Samy Joe

Blue Period Tome 1
de Tsubasa Yamaguchi

Aucun commentaire:

Publier un commentaire