lundi 11 janvier 2021

[TEST] 1971 Project Helios sur Nintendo Switch

Dans le froid hivernal qui s’est abattu sur les contrées de notre aventure, vous allez diriger 4 mercenaires dans une histoire où la survie est la principale motivation des 3 factions cherchant à prendre le pouvoir dans 1971 Project Helios, disponible sur Nintendo Switch. Reco Technology nous concocte ici un jeu de stratégie sous ambiance post-apo qui va tenter de captiver les stratèges qui sommeillent en nous. 


L’histoire, un peu sombre, vous plonge, dans un premier temps, dans la peau de Hannah et d’Emile. Vous êtes des mercenaires à la recherche de quoi survivre et surtout de Fugar, un élément convoité par les 3 factions du jeu pour prendre le contrôle du pays. Malheureusement votre dernière mission va s’avérer être plus complexe que prévue et votre vie désormais va dépendre du fait de retrouver une certaine Margareth Blyde, un docteur porté disparu. 

En fait le scénario restera un prétexte aux nombreuses (et trop peut-être) batailles que vous allez devoir affronter tout au long de votre périple. Si au début votre escouade comporte 2 personnages, elle s'étoffe assez rapidement et vous aurez jusqu’à 4 stratèges à gérer en même temps, parmi une dizaine disponibles. À vous de voir qui vous semblera plus ou moins adapté à votre style. Si l’idée est sympathique et les différents protagonistes intéressants, il n’en est pas autant pour les combats. Outre le fait qu’ils soient assez nombreux ce qui peut être une bonne chose en soit, ils sont malheureusement très peu valorisants. En effet, au fil de vos escarmouches vous vous rendrez rapidement compte des limites imposées par le jeu. 


Outre le fait que les zones soient particulièrement petites lors de vos affrontements, les aptitudes de vos personnages, bien que variées, n’auront pas forcément vocation à vous tirer d'affaires facilement. Vous aurez évidemment le choix entre l’attaque à distance, les coups au corps à corps, les protections, les soins et autres joyeusetés du genre comme tout bon tactical. D’ailleurs, une fonction qui était fort sympathique au début du jeu, à savoir l’anticipation, est devenue assez peu utile à mesure de notre avancement. En effet, cette attaque anticipe le déplacement des adversaires pour venir vous attaquer, en leur infligeant des dégâts dès qu’ils bougent de leur emplacement de base. Seulement due à la petitesse des cartes et au fait que vos adversaires ont une fâcheuse tendance à attaquer à distance, au final ce pouvoir n’est que peu utile et du coup on se retrouve trop souvent à utiliser les attaques de base pour contrer nos adversaires. 


Heureusement un arbre de compétence succinct viendra améliorer vos personnages. Mais pour le remplir, il vous faudra explorer les zones de fond en comble pour découvrir des matériaux qui serviront à débloquer certaines de vos capacités. Plutôt sympathique en soi, il n’est finalement pas si aisé de trouver ces matériaux, car bien dissimulés dans le décor. On notera d’ailleurs l’absence totale de carte pour se repérer, ce qui selon les endroits donnera place à de nombreux allers-retours ou simplement le fait de tourner en rond le temps de retrouver son chemin. Sincèrement ça n’aurait pas été de trop...

Si graphiquement le titre reste correct sans être extraordinaire, les environnements eux sont bien travaillés même si un peu austères du fait de l’ambiance post-apocalyptique, mais souvent trop étriqués notamment lors des phases d’action. Il n’y a pas possibilité de zoomer pour mieux apprécier les différentes zones, mais vous pouvez tourner la caméra comme bon vous semble pour mieux distinguer l’action en face de vous. Vous pourrez dès lors mieux positionner vos personnages pour les protéger partiellement ou totalement des attaques directes, soit derrière un pylône, voiture, ou tout autre pan du décor vous permettant cela. Un bouclier plus ou moins rempli vous donnera l’indication adéquate à ce moment précis. 


En ce qui concerne le gameplay, tout n’est pas rose. Le jeu reste lourd… J’entends par là que tout est long à se mettre en place pour chaque action. Les déplacements hors combat sont corrects et bien retranscris, malheureusement vous passerez peu de temps à vous déplacer librement. Dès qu’un affrontement se lance, et ce très souvent, vos personnages se placent automatiquement dans la pièce. Aucune possibilité pour vous de les placer stratégiquement. Certes cela rajoute un peu de challenge, mais on aurait apprécié pouvoir se placer librement plutôt que d’avoir nos amis aux 4 coins de la pièce sans avoir notre mot à dire et souvent dans des situations avec danger immédiat. Dès lors le côté laborieux s’enclenche. Autant choisir son talent et l'ennemi n’est pas plus complexe que ça, même si le positionnement des boutons n’est pas des plus intuitifs, mais chaque action semble prendre une éternité à se lancer. Soit par souci de réalisme, soit simplement pour mieux détailler l’action, mais ne serait-ce que tirer au fusil prend un temps fou. Si en plus, par malheur vous devez recommencer le combat, vous savez que vous en avez à chaque fois pour de longues minutes. 

Évidemment chaque personnage aura sa zone d’action représentée par des cases au sol, et une fois que tous auront joué, ce sera au tour de l’ennemi. Donc à vous de faire en sorte de ne pas être en position de vulnérabilité et ce ne sera pas toujours chose facile. 

Ah j’oubliais, la chose la plus horripilante du jeu : certainement la musique lors des affrontements, qui ressemble à une musique techno entêtante qui ne donne sincèrement pas envie de la laisser active plus de quelques secondes. Elle est tout sauf reposante et aura même tendance à vous stresser plus qu’autre chose. Un conseil, désactivez-la !


En conclusion, 1971 Project Hélios souffle le chaud et surtout le froid. Les idées sont intéressantes, mais peu attirantes pour les fans de tactical. L’histoire est nébuleuse et semble être un prétexte aux affrontements, les combats sont mous et longs du fait de la décomposition de chaque action, même si l’aspect tactique est bien présent. On regrettera le fait de ne pas pouvoir positionner nos personnages avant le combat et surtout que les zones sont ridiculement petites pour pouvoir véritablement profiter de tout notre arsenal. En fait, nous sommes en présence d’un tactical "light" qui pourra peut-être vous faire patienter si vous n’avez rien d’autre sous la main, mais qui n’arrivera pas à la cheville des meilleurs du genre sur Switch. 

Test de Muten Roby 

Ce qu’on a aimé : 
  • Une ambiance post-apocalyptique intéressante 
  • De nombreux personnages à exploiter 
  • Graphiquement correct 
  • Tout le jeu est en français 
  • L’arbre de talents 

Ce qu’on a moins aimé : 
  • Une histoire confuse 
  • Des combats tous les 10 mètres, dans des endroits exigus et qui durent trop longtemps 
  • Une musique des enfers pendant les affrontements 
  • Pas de map 
  • Pas de zoom 


Prix : 29,99€ 
Genre : Stratégie, RPG
Taille eShop : 1 995,00 MB 
Développeur / Éditeur : Reco Technology / Meridiem Games

Test réalisé depuis une version presse gracieusement fournie. Les images publiées dans ce test sont issues de nos propres sessions de jeu et la note attribuée reflète notre avis personnel.

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