vendredi 20 octobre 2017

[TEST] Earth Atlantis sur Nintendo Switch

Pour ce nouveau test on se retrouve avec Earth Atlantis sur Nintendo Switch, un jeu original de par sa patte graphique qui marque au premier coup d’œil et qui, personnellement, m’a fait en sorte que je voulais en découvrir davantage à son sujet. Ici, tout a été dessiné à la main, une création artisanale comme on dit. Comme quoi, avoir une identité propre à soi-même et qui se démarque des autres productions est important. Et de quel côté encore on nous propose ça ? Du côté de la scène indépendante, plutôt des "Nindies". Ce terme est devenu la norme, on a pris l'habitude d’employer ce mot quand cela concerne la plateforme Nintendo. Alors, ce jeu vaut-il le coup ou est-il voué à prendre l'eau ?


L'aventure se déroule dans un monde post-apocalyptique, suite au "Great Climate Shift" qui est survenu à la fin du XXIe siècle. 96 % de la surface de la Terre s'est retrouvée sous l'eau et l'humanité a été vaincue. Les machines ont adopté la forme d'animaux marins. Voilà un pitch aguicheur et qu’on pourrait le mettre dans les jeux à l’ambiance "Art Deco".

Pour la petite histoire, on ne parle pas de n'importe quel jeu. Voyez les récompenses qu'il a obtenu : Lauréat du prix Best in Show au BitSummer 2017, le plus grand salon japonais des jeux indépendants mais aussi lauréat du prix Excellence in Art au BIC festival en Corée du Sud.

UN "METROID-LIKE" SOUS LES PROFONDEURS DE L'OCÉAN !
Je vois Earth Atlantis comme un "Metroid-Like" sous l’océan. La progression de notre partie ressemble comme deux gouttes d’eau à Metroid. On nous met dans un environnement ouvert dès le départ (en même temps il est difficile de faire un jeu cloisonné quand l’action se passe sous l’eau) et on se débrouille pour savoir quoi faire, quoi récupérer et où aller. On ne nous explique rien. Aucun texte à part deux trois au lancement d’une partie qui résument simplement le contexte de l’histoire. Les développeurs ont voulu nous montrer à quoi ressemble l’exploration océanique du XIV siècle avec une mer qui était, à l’époque, considérée comme un endroit dangereux, inconnu, méfiant et où régnait les monstres mythologiques. Leurs désirs est entièrement réussi, nous sommes livrés à nous même.

Deux modes de jeux sont disponibles dans Earth Atlantis. Le premier est le mode quête et le second le mode chasseur mais il est bloqué. On a aussi une liste des cibles. C’est un menu avec une liste regroupant les 38 boss à combattre. Ils s’ajoutent dans la liste une fois qu’on a réussi à leur foutre une raclée. Au choix aussi, 3 modes de difficulté : facile, normal et difficile. Pour ce test, j'ai opté pour le mode normal. Pas que je me défile mais j’ai bien fait car en normal le jeu est déjà assez costaud.

Au commencement de notre aventure on découvre 4 vaisseaux dont un seul est jouable. Les autres sont à débloquer. Notre premier appareil sous-marin au doux nom de Nautilus est le moins bon mais c’est une fois sur le terrain qu’on doit l’améliorer pour qu'il devienne une machine de guerre. Ce n’est pas des petits rigolos en face, croyez-moi, j’en ai fait l’expérience à de nombreuses reprises. Le "Game Over" devrait s’afficher souvent sur votre écran.


DE L'EXPLORATION ET DES BOSS À FOISON !
En jouant, notre seule aide est une carte qui s’affiche en haut à gauche. Elle représente en légende des points ronds qui indiquent l’emplacement de caisses avec des améliorations d’armes et aussi l’emplacement des boss. On peut l'enlever si on veux pour n'avoir aucun indice. On est libre de nos mouvements, ce n’est pas un jeu linéaire comme je l’ai écrit plus haut. On décide de quel boss on veut affronter en premier. On peut très bien être face à un monstre hyper puissant qui va nous exploser en deux secondes à un boss relativement simple. C’est pour cette raison qu’il est extrêmement conseillé de fouiller partout pour avoir des modes de tirs différents.

Notre attaque de base est d’un seul tir. On peut upgrader en ayant deux tirs voir trois ou quatre par l'avant et même en arrière. Mais il va falloir faire des choix. Les armes sont représentés par des lettres dans des bulles d’airs. Il vous sera pas possible d’en avoir plusieurs différentes. Mais si vous prenez plusieurs fois la même lettre, comme la lettre P par exemple, ce sera une amélioration améliorée de la précédente et ainsi de suite.

On retrouve aussi des faisceaux lumineux qui partent dans tous les sens et rebondissent sur chaque paroi ou arcs électriques, ce qui est très efficace contre les petits poissons, méduses et autres mammifères marins. Ils peuvent être très nombreux à l’écran. Ce sont eux qui nous donneront la plupart des améliorations et récupération de santé parce que oui, on a une barre de vie qui ne se régénère pas automatiquement mais uniquement en prenant des kits de soin. C’est de là que le jeu, même en normal, est, en fin de compte, difficile. Il va vous falloir prendre votre temps et d’explorer les moindres recoins avant d'affronter les plus grands.


Des combats un peu différents sont aussi de la partie comme détruire 120 monstres. Il y en a partout, c’est presque ingérable mais ça diversifie les combats. Je suis mort, je suis revenu et en fait à chaque fois si on retourne au combat c’est toujours un combat avec des mobs différents. J’ai réussi celui où 200 calamars nous traque jusqu’à la mort. J’ai dû mourir plusieurs fois mais j’ai tenu bon ! Quand on réussit un combat, on débloque de nouvelles portions de la map et on peut être content d'avoir survécu.

Le gameplay et simple, il fonctionne bien. On peut faire des tours à gauche et à droite automatiquement mais on ne tourne pas comme on veut. Soit on se met du côté gauche soit du côté droit. Pas d’orientation à 360 degrés. Si on veut mettre le nez de notre appareil vers le bas on ne peut pas. Cela rajoute aussi un peu de difficulté contre certains boss notamment. Je vous donne l’exemple d’un qui est une espèce d’immense pieuvre araignée. Il ne se déplace pas, il reste sur sa position initiale, à savoir sur la paroi d’en-dessous. Il n'est pas grand (de taille) mais ses attaques nous mitraillent de partout, notamment des pics qui nous explose en un seul coup. Allez réussir à le toucher alors que c’est à nous de venir vers lui, vers le bas pour tirer en direction de ses yeux pendant qu'on se fait poursuivre par des tirs venant de tous les côtés. Tout ça en évitant aussi les missiles (pics) qui sortent du sol. Si on pouvait se déplacer à 360 degrés ce serait un jeu d’enfant : on se place en dessous de sa tête, on se tourne un peu vers lui et on bourrine le bouton d'action. Alors que là non.


Ce qui est appréciable et bien vu par l’équipe c’est qu’à tout moment on peut prendre ses jambes à son coup et déguerpir comme un lâche pour tenter de se rendre plus fort, plus robuste et revenir à la charge pour lui montrer qui est le patron et qu’on s’est quitté sur un malentendu et non parce qu’on ne faisait pas le poids contre lui. On ressent réellement notre montée en puissance. C’est jouissif. À titre d’information, les 38 monstres ne sont pas directement mis sur la carte mais ils s’ajoutent au fur et à mesure qu’on les décime.

Ce qui m’a agacé dans le jeu et c’est pour moi le plus grand défaut, c’est au moment de mourir. On a différents points de contrôles sur la map mais on perd absolument tout notre équipement. Par moments, il est possible de mourir en l’espace de quelques secondes et on recommences à zéro alors que ça fait 20 minutes que l'on s’équipe. Vous allez me dire, ça augmente la durée de vie mais bon.

** Vidéo de gameplay en cours d'upload. Merci pour votre patience. **

UNE BELLE DIRECTION ARTISTIQUE
Il serait peut-être temps que je vous parle des graphismes. La palette de couleur est certes très limitée, ça je ne peux pas vous le cacher mais c’est son style et que ce soit en mode portable ou sur TV, le rendu est très propre. Voir la ville sous les eaux avec la Statue de la Liberté, les bus, les immeubles, des décors en arrière-plans et aussi des obstacles sur notre passage à essayer de trouver un embranchement pour pouvoir passer, c’est vraiment joli. J'ai préféré mes sessions en mode portable à celles faites sur l'écran de la TV. Avec une musique (une seule, hélas) qui détend et va bien avec ce qu’il y a sur l’écran, on oublierait vite que nous naviguons dans des territoires hostiles.

Earth Atlantis est un jeu que je vous conseille. Pour 15€ vous aurez de quoi faire et ne verrez pas le bout de sitôt. Le nombre de boss est relativement élevé, le jeu n'est pas facile, son gameplay fonctionne très bien et il a une empreinte visuelle vraiment unique.


Test de ToxicGamer


Ce que j'ai aimé :
  • Les graphismes, peu commun, mais assez jolis
  • Apprendre des techniques différentes pour vaincre les boss
  • Un gameplay au top 
  • 38 boss, ce n'est pas rien 

Ce que j'ai moins aimé :
  • Devoir refaire tout notre équipement après chaque morts, c'est un peu lourdingue à force
  • Une seule piste audio

Prix : 14.95€
Taille : 562 MB
Genre : Action/Shooter/Aventure
Développeur/Éditeur : PixelPerfex/Headup Games

Test réalisé depuis une version presse gracieusement fournie par l’éditeur.

1 commentaire:

  1. Bon test, très bon test pour un shoot que je trouve magnifique avec une ambiance unique. Lorsqu'on meurt contre un boss, le retour à la case départ est frustrant mais je vois cette phase de recherche d'items comme une phase tantôt zen (histoire de souffler), tantôt intense de réflexion et de remise en question : il faudra se décider, à savoir quelle arme spéciale booster pour abattre le boss et bien choisir pour éviter une nouvelle déconvenue. Sinon il n'y a pas qu'une seule piste audio en cours de jeu (même si elle reste omniprésente). Il y a bien sûr celle des boss, mais la musique change par exemple lorsqu'on commence la partie du checkpoint qui se trouve au nord est de la map.

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