vendredi 9 février 2018

[TEST] Tiny Metal sur Nintendo Switch

Nouveau jeu indépendant aujourd’hui sur le blog. Alors qu’une éventuelle résurrection de la série Advance Wars se fait attendre, le studio AREA35 (aidé par Unties, branche musicale de Sony) décide de sortir sa propre version du jeu de stratégie au tour par tour sur Nintendo Switch : Tiny Metal. Est-ce que l’esprit Advance Wars est au rendez-vous ? Sur le papier oui. Mais la réalité est toute autre.


C’est l’histoire d’un monde en souffrance
L’histoire de Tiny Metal se passe après une « La Dernière Grande Guerre » qui a ravagée la Terre. Un brouillard persistant recouvre les zones. Ce qui donne une explication logique du brouillard de guerre. L’histoire est assez classique : Nathan Gries, le héros, de l’armée d’Artemisia se trouve attaqué par l’empire ennemi Zipang. Et cela après 50 ans de paix. En plus, le Roi d’Artemisia et le mentor de notre héros s’écrasent sur le territoire ennemi lors du vol retour de leur mission diplomatique. Notre héros décide donc de riposter tout en voulant sauver les hautes pontes de sa nation. Sauf que tout ne va pas se passer comme prévu bien évidemment.

L’histoire est banale mais ce n’est pas le plus important dans le jeu. Elle n’est qu’un prétexte pour découvrir les unités, les éléments de gameplay. Surtout qu’elle est très mal racontée. À aucun moment je me suis attaché aux personnages. Les dialogues, en français, sont longs et plutôt mal traduits par moments. Pour vous donner un exemple, j’ai même pu détecter des phrases où il manque des mots.


L’art de la guerre
Comme vous l’avez compris, Tiny Metal est un jeu de stratégie à la Advance Wars. Sauf que voilà, à vouloir faire comme son « maître », Tiny Metal perd un avantage certain, celui de faire évoluer le genre et sur ce point, il se vautre complètement. Les éléments de bases sont là, lors d’une bataille, vos unités à pieds peuvent prendre le contrôle des villes, aéroports, ports ou encore des usines. Ces trois derniers points permettent de créer des unités pour remporter la victoire. Les villes, elle, permettent de collecter plus de ressources pour la création d’unité. Parmi les unités disponibles vous avez :
  • Les Soldats, unité de base
  • Les Lanciers, unité à pieds anti-char
  • Les Éclaireurs, unité véhiculée se déplaçant rapidement
  • Les Tanks, unité lourde
  • Les Tanks Lourds, unité encore plus destructrice que les tanks
  • Les Hélicoptères
  • Les Avions de chasse
  • Etc…

Bref la base de la base, toutes ces unités sont aussi disponibles dans Advance Wars. Si vous êtes un fan ou un habitué, rien de révolutionnaire. Le point positif provient des unités spéciales. Disponibles lorsque nous atteignons une parabole, il est possible de déployer une unité spéciale, plus forte que celle de base. Utile en cas de pépin, ces unités peuvent retourner la situation.

Les comparaisons s’arrêtent là. Sur les différentes map, l’exploitation des hauteurs est un véritable atout. Cependant, il est compliqué d’y placer une unité là-haut pour découvrir la map de ce brouillard de guerre. Les unités sont lourdes à manipuler et les parties peuvent être assez longues. De manière générale, il faut l’avouer, le gameplay est lent. Malgré sa prise en main rapide, le jeu dispose d'un grand nombre de défauts qui rendent la progression pénible… C’est dommage.



La guerre non optimisée
J’attaque le plus gros point noir du jeu : son optimisation. Comme d’habitude je ne parlerai que de la version Switch. Le jeu a été développé avec le moteur Unreal Engine. Et bon sang qu’il a mal été optimisé pour notre petite Switch. Tiny Metal souffre de gros ralentissements. Les unités ne se déplacent pas sur la carte, elle se téléporte. Les animations de combats sont saccadées. La 3D ne sert pas du tout le jeu qui pouvait prendre la relève. Bref c’est un calvaire. Et à l’heure où j’écris ces mots, une grosse mise à jour est arrivée qui n’a, je trouve, rien changé, ou presque. Dans les menus, les phrases traduites en français ne s'affichent pas totalement. Elles sont tout simplement coupées au milieu. Difficile donc de naviguer dans les menus si nous ne savons pas où nous allons.

Niveau contenu là aussi c’est pas bien folichon. L’histoire peut être fini en 6-8 heures environ. Cela dépend comme d’habitude de votre niveau. Cependant, j’attendais dans Tiny Metal d’avoir la possibilité de créer des cartes et surtout de jouer en mode multijoueurs. Sauf que… bah vous pouvez passer votre chemin. Ces fonctionnalités n’existent pas dans le jeu. Du moins pas pour le moment. Les développeurs ont annoncé que le mode multijoueurs arriverait plus tard. Mais du coup une fois le jeu fini, on le range au placard en attendant les mises à jours.

Pour conclure, j’ai plus eu l’impression de jouer à une beta qu’à un jeu totalement fini. Sur le papier il avait toutes les qualités pour être le digne successeur d’Advance Wars, mais il est triste de constater que non. Ces trop nombreux bugs et erreurs de développement font qu’il est difficile d’apprécier Tiny Metal à sa juste valeur. De mon point de vue, il vaut mieux avoir un œil avisé sur War Groove.

Test de Pikabsynthe


Ce qu'on a aimé :
  • La facilité de prise en main
  • Les musiques

Ce qu'on a moins aimé :
  • Les dialogues trop longs
  • La 3D inutile
  • L’optimisation absente sur Switch
  • Pas de multijoueurs ni d’éditeur de niveaux

Prix : 24.99€
Genre : Simulation, Stratégie
Taille : 1 223.69 MB
Développeur/Éditeur : Area35 / Unties

Test réalisé depuis une version presse gracieusement fournie par l’éditeur.

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