mercredi 16 novembre 2016

[GeeKritique] Ma critique de No Guns Life Tome 1

Rien que la couverture du premier tome me donnait déjà envie d’en apprendre davantage sur le personnage à l’honneur de cette nouvelle série qu’est No Guns Life. Pourquoi ? Disons dans un premier temps que cela m’intriguait de voir un homme à tête de revolver. Suite à cela, les éditions Kana ont dévoilé les premières pages du tome 1 suivi d’une bande annonce qui dévoile un univers que j’apprécie beaucoup, le cyberpunk. Voilà pourquoi je me lance dans cette nouvelle licence où l’on suit Jûzô dans sa mission, celle de sauver un enfant utilisé à des fins de cobaye pour une expérience. J’en profite donc pour vous faire part de mon avis sur ce premier tome de No Guns Life, une série qui se déroule dans un milieu rural, disponible aux éditions Kana.


Résumé de l’éditeur :
Jûzô Inui est un extend : on lui a implanté un revolver à la place de la tête. Depuis la grande guerre, il gagne sa vie dans cette ville grouillante d’autres extends, d’autres individus bénéficiant, comme lui, d’extensions mécaniques. Son business ? Résoudre des affaires dans lesquelles des extends sont impliqués. 
Un jour, Jûzô reçoit l’étrange visite d’un homme poursuivi par la police pour kidnapping. Il demande à Jûzô de protéger l’enfant qu’il a enlevé… !! Toutefois la gigantesque multinationale Berühren va entrer dans le jeu… Jûzô est loin de se douter du guêpier dans lequel il vient de fourrer son nez !

Dans No Guns Life on retrouve une ville divisée en deux parties. D’un côté on a les non-extends, c’est-à-dire les habitants comme vous et moi et d’un autre les extends. Ces derniers sont des êtres à qui on a implanté une technologie d’extensions des mécanismes corporels mise au point par la société Berühren. Les extends sont mi-homme mi-machine et on été créé afin de servir en tant qu’armes pour gérer les conflits. On va d’ailleurs directement s’intéresser à l’un de ces extends, celui qui est ici le héros de la série : Jûzô !

Notre héros a la particularité de posséder un grand nombre d’extensions, son corps en est presque entièrement recouvert au point qu’il est considéré comme un over-extend. Son job est de gérer les conflits en rapport avec les extends de quelques natures qu’ils soient. Jûzô est un homme de principes pour qui donner sa parole n’est pas une chose qu’on prend à la légère. Doté d’un tempérament plutôt froid, il vit seul et il travaille à son compte en tant que détective privé, ses activités professionnelles allant de la protection d’enfants fugueurs aux querelles entre mafieux. Il agit toujours pour le bien d’autrui et sa rumeur le précède, Jûzô est même surnommé le Processeur. Un beau jour, alors qu’un extend inconnu débarque dans son bureau un gosse à l’épaule, la police arrive à son tour à la recherche de cet extend et d’un enfant kidnappé. Jûzô niant toute présence de ces deux personnes chez lui va se retrouver à devoir veiller sur l’enfant à la demande de cet extend inconnu.

NO・GUNS・LIFE © 2014 by Tasuku Karasuma/SHUEISHA Inc.

Le décor est planté dès le départ après même une première intervention de Jûzô dans un bar. C’est d’ailleurs là que ce dernier dévoile une certaine facette de son caractère bien affirmé, très professionnel et qui apprécie la compagnie, non pas des femmes ni de l’alcool, mais de ses cigarettes. Je trouve que cet air lui offre un style assez charismatique, avec une belle dégaine vêtu de sa longue veste. Mais on en découvre davantage à son sujet au cours de ce premier tome. Jûzô est donc un over-extend très puissant et l’auteur Tasuku Karasuma nous le montre dès le début lors d’un affrontement hyper nerveux. Cela ne fait aucun doute, notre héros à tête de revolver a la classe, ce qui lui vaut bien le charisme dont je vous parlais un peu plus haut. D'ailleurs, je trouve que la soi-disant bonne sœur a elle aussi la classe vêtue de sa tenue légère et qui s'avère être en réalité une agente de Berühren. Leur face à face est d'ailleurs bien dynamique, leurs revolvers pète dans tous les sens.

J’ai trouvé l’histoire de ce premier tome très intéressante et bien ficelée. Comme évoqué, l’intrigue prend forme dans un milieu rural et nous tient en haleine du début à la fin. Ici la société Berühren veut par-dessus tout mettre la main sur Tetsurô, fils du PDG, qui détient en lui Harmonie, une technologie capable de contrôler les extends à distance. Ce jeune garçon n’est autre qu’un prototype lui-même que la compagnie a besoin par-dessus tout. L’action est ici menée tambour battant, avec des combats qui font rage, tout est très dynamique pour épater le lecteur et me concernant je suis conquis. Les mouvements dessinés ici sont fluides, les décors remplissent une bonne place dans les vignettes, les dessins en deviennent presque époustouflants tant la dynamique du scénario et les scènes d’action sont bien mises en avant. Par moments, je trouve même que l’action disposée sur certaines pages fait penser à un comics et cela rend plutôt bien. Le plaisir de découverte de cette série fut total et s’annonce vraiment de bon augure pour la suite. Plusieurs scènes sortent du lot dans ce premier tome mais il y en a une qui m’a vraiment marqué, c’est au moment où Jûzô laisse Tetsutô presser la gâchette de sa tête revolver. Vraiment jouissif !



L’univers cyberpunk présent dans No Guns Life est vraiment trippant, la découverte de cette nouvelle série n’en fut que des plus plaisantes, me faisant penser un peu à la série Gunnm. Le lecteur est tenu en haleine tant le suspens fait parti intégrante de ce premier tome où les rebondissements ne manquent pas à l’appel. Ce tome a su retenir mon attention du début à la fin tant l’histoire est originale et très intrigante. Ne manquons pas de préciser que Tasuku Karasuma lâche un peu d’humour dans quelques pages aussi bien au d’ordre visuel que vocal. J’attends donc la suite des événements avec grande impatience !

« Un scénario bien rythmé prenant vie dans un univers cyberpunk fait que ce premier tome de No Guns Life offre une mise en bouche alléchante au design percutant ! »
GeeKritique de Samy Joe


Titre : No Guns Life Tome 1
Scénario et dessin : Tasuku Karasuma

Nombre de pages : 244

Lire les premières pages du tome 1.

Lire la critique du tome 2 (à venir).

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