mercredi 29 mai 2019

[GeeKritique] Notre avis sur City Hunter Rebirth Tome 2

Le tome 2 de City Hunter Rebirth est sorti le 9 mai dernier. On y découvre la fin de l’arc narratif consacré aux retrouvailles de Miki et de Mammouth (Éléphant dans la traduction manga) aka Falcon aka Umibozu puis le début de l’arc consacré à l’ange triste (Sara Nishikujo) qui peut lire dans le cœur des gens. Ces deux histoires se suivaient déjà dans le manga City Hunter originel et se déroulaient dans les tomes 18 et 19 de la première édition française parue chez J'ai lu Manga en 2000. Au japon, elles ont été publiés en 1988 dans les numéros 21 à 33 de l’hebdomadaire Shônen Jump.


Résumé de l’éditeur :
Une nouvelle vie commence pour Kaori! Le grand Ryo Saeba, son idole de toujours, est venu à son secours à un moment inespéré. Elle vit désormais aux cotés de ses personnages favoris, sans savoir si elle pourra retourner dans son monde un jour…En attendant, la lycéenne décide de donner un coup de main à Miki, une jeune femme prête à tout pour épouser Umibozu. La patronne du Cat’s Eye doit en effet relever un défi de taille : réussir à toucher Ryo d’un tir bien placé... Seulement, la tâche se révèle plus difficile que prévu car, sous ses airs nonchalants, le nettoyeur reste insaisissable !

Si on est nouveau lecteur de l’univers de City Hunter, ce manga est très bon. Le style graphique de Sokura Nishiki, emprunté à Tsukasa Hojo (le mangaka de City Hunter), est dynamique et réaliste, ce qui donne un manga très agréable à lire. Les gags, l’action et l’émotion s’enchaînent sans temps mort. Par contre, la première chose que l'on ressent quand on connaît le manga d’origine et que l'on commence à lire cette nouvelle version, on se retrouve avec une impression de déjà-vu.

Dès la première page du manga, cette impression se manifeste et après avoir rouvert les anciens tomes, on comprend facilement pourquoi. Les dessins et le découpage des scènes sont souvent identiques. Vous trouverez ci-dessous deux exemples (à gauche avec l’œuvre original et à droite la nouvelle version) :

Kyou Kara CITYHUNTER ©1985 by TSUKASA HOJO/NSP,
©2017 by SOKURA NISHIKI All Rights Reserved.

Effectivement, on sait que Saori est plongée dans le manga et qu’elle revit les histoires de City Hunter mais on pourrait s’attendre à plus d’imagination de celle qui succède à Tsukasa Hojo pour dessiner ses planches. C’est avec plaisir que l’on suit une nouvelle fois les histoires de City Hunter, même si on les connaît, et c’est dommage de ne pas exploiter l’arrivée d’un nouveau personnage afin de ne pas faire un simple copier/coller mais d’apporter des choses supplémentaires.

Ce qui nous amène désormais à parler du rôle de Saori dans le manga. Elle est projetée dans le monde de City Hunter et elle connaît tout ce qui va arriver, je pense que sa présence devrait avoir des répercussions plus importantes dans le manga. Elle devrait être génératrice de situations nouvelles et permettre à l’histoire d’être différente cependant les interactions de Saori dans l’histoire ne la font pas beaucoup dévier de son cours normal d’où cette impression de déjà-vu. De plus, Saori commente l’histoire de manière récurrente et use parfois de « spoils ». Si on ne connaît pas l’histoire, le suspense, la surprise et la tension disparaissent immédiatement.

J’espère que l’on aura de nouvelles histoires inédites dans ce manga ou que les prochaines seront modifiées par la présence de Saori. Aussi, j’espère que cette impression de déjà-vu s’estompera dans les prochains tomes où on pourra savourer pleinement les aventures de City Hunter.

GeeKritique de Lecake

City Hunter Rebirth Tome 2
de : Tsukasa HOJO / Sokura NISHIKI

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