mercredi 20 avril 2016

[GeeKritique] Ma critique de Beyond Evil Tome 2

Johnny Butler, plus connu sous le nom de Raven, rassemblait des personnes licenciées ou endettées afin de les faire participer à un jeu lui permettant ainsi de récupérer quelques années de vie. Les candidats devaient s’entretuer pendant une heure et les survivants empochaient alors la somme de 100 millions de yens (environ 815 000€). Étant donné que Raven est une personne préventive, il a protégé le lieu où se déroulait ce fameux jeu par des barrières psychiques empêchant Viktor d’y pénétrer de force. C’est là qu’est intervenu Gôta qui avait pour mission de participer au jeu afin que Viktor, usant de l’esprit de Gôta, puisse mettre fin aux agissements de Raven. Une fois cette mission accomplie, Viktor et Gôta ont repris la route, Gôta interrogeait Viktor sur ses propres peurs et ce dernier nous laissait une réponse un peu évasive attisant notre curiosité. C’est ainsi que se terminait le premier tome de Beyond Evil, voyons donc ce qu’il adviendra de notre duo dans ce second tome, disponible chez Kazé.


Après l’affaire Raven, Viktor descelle un certain pouvoir émanant de Gôta, celui-ci semble posséder des capacités à fort potentiel que Viktor compte bien exploiter. L’histoire suit son cours et met en scène, en début de tome, Yukari, une jeune lycéenne qui se fait harceler et qui souhaite mettre fin à ses jours. Gôta étant proche de la scène bondit pour tenter de la sauver avant que le train ne la renverse mais la voilà sauvée, semble-t-il, par un nouveau venu vêtu d’un costard cravate, plutôt stylé avec une belle dégaine répondant au nom de Kiyoto. Il va d’ailleurs aller se présenter à Viktor car il a établi un contrat sur son territoire.

Gôta se met alors dans tous ses états car il considère que Kiyoto a profité du mal être de Yukari pour lui établir un contrat en échanges de ses années de vies. Il demande alors de l’aide à Viktor pour mettre un terme aux agissements de Kiyoto, mais Viktor décline sa proposition. Réponse qui ne plaît pas à Gôta qui va foncer tête baissée hors du bureau de Viktor et se met alors l’idée en tête qu’il y parviendra seul. De fil en aiguille, Kiyoto va venger Yukari de sa camarade tyrannique finissant par la balancer du haut du toit de l’école mais Gôta la sauve in extremis. Cet acte aura de lourdes conséquences pour Gôta car après s’être frotté à Kiyoto il va malheureusement se rendre compte de son erreur le menant vers une tragédie dont il va devoir faire au péril de sa vie…

Ce second tome démarre d’emblée sur une scène, du même acabit que la scène finale du tome 1, piquant ainsi notre curiosité avec l’introduction d’un nouveau personnage, qui connaissait Raven. À peine les premières pages entamées, une certaine interrogation est soulevée quant à l’identité de ce « prisonnier » qu’a fait Viktor. Je me suis directement demandé s’il s’agissait de cette même personne dont parlait Viktor à la fin du tome 1, celle qu’il se dit avoir enfermée à double tour au plus profond de son être. Le mystère pèse alors et il persiste dans ce tome 2, sans apporter vraiment de réponse ou tout autre suspicion possible.

J’apprécie toujours autant le travail effectué par Ogino tout au long de ce second tome, digne du premier volet. Les traits sont toujours aussi appréciables, travaillés et percutant à bon escient. J’ai aimé notamment la scène finale de la clause 12, celle du passage à niveau, qui est bien mise en scène avec l’accélération de Gôta, où on ressent son stress au vue des traits et gouttes sur son visage. C’est aussi à ce moment-là qu’est apparu « le nouveau gars » et la scène où il est introduit m’a fortement fait penser à celle où Viktor sauve Gôta dans le tome 1, celle qui marque le début de leur « contrat », sans pour autant s’y attarder car on connaît le principe, cela ayant été mis en scène dans le tome 1. L’affrontement entre Kiyoto est Gôta m’a aussi bien surpris, je suis resté saisi de la tournure qu’a pris ce face à face. On ne voit pas venir une certaine action, l‘effet de surprise dans le scénario avec de bons rebondissements est encore bien mené par Miura dans ce second tome.

AKUNOHIGAN © Miura / Ogino / Kodansha Ltd.

Alors que la couverture du tome 1 mettait en avant Viktor, celle du tome 2 fait honneur à Kiyoto. On en apprend vraiment très peu sur cet homme, qui, je trouve, fait contraste avec Viktor dans leurs manières d’agir, leurs caractères et même d’un point de vue esthétique. Quand on regarde Viktor, il a les cheveux bien peignés, vêtu d’un costume blanc, un regard sombre, les mains tatouées et les ongles vernis de noir, il impose de sa présence alors que Kiyoto c’est carrément l’inverse avec une chevelure plus ébouriffé portant un costume noir, au sourire u peu sadique avec un côté plutôt impulsif. Je reste sur ma position : Viktor reste le plus imposant. Reste à savoir si Kiyoto refera surface dans un prochain tome ou s’il n’était que de passage.

Je trouve Viktor toujours aussi charismatique, sûr de lui, il montre bien que c’est lui le maître et que Gôta est à son service. Mais le jeune garçon, lui, ne va en faire qu’à sa tête, il ne fera pas preuve de maturité, se mettant une certaine idée en tête, quitte à se frotter à un adversaire dont il n’est pas de taille. Situation qui lui mettra un peu de plomb dans la tête et qui nous montrera une certaine force de caractère émanant du jeune garçon. C’est aussi au cours de ce tome que les liens entre Viktor et Gôta commencent un peu plus à s’intensifier avec une rencontre vers la fin du tome très percutante. D’ailleurs, ce fameux passage dans l‘au-delà est très bien mis en avant, la découpe des vignettes et la ponctuation de noir fait bien ressortir l’atmosphère plus pesante.

J’apprécie vraiment cette série où le scénario de Miura est bien intense, mature et toujours bien ficelé, nous proposant certaines surprises entre nos principaux protagonistes. La violence est ici moins présente que dans le premier tome, les scènes penchent davantage à nous orienter vers l’ascension de Gôta. J’ai aimé l’allusion de Gôta avec Baba la voyante qui fait référence à un personnage du manga Dragon Ball. C’est aussi dans ce second tome que nous faisons la connaissance d’un autre personnage, d’un certain groupe appelé les « exécuteurs de la loi » et de l’au-delà.

« Une scène finale pleine d’entrain et de surprise, des yeux captivés par un scénario pleins de rebondissements. Un tome moins violent que son prédécesseur mais tout aussi sombre qui annonce du tout bon pour la suite ! »
GeeKritique de Samy Joe

Beyond Evil Tome 2
de : Miura, Ogino

Prix : 7.99€ (Le commander chez Kazé)
Genre : Thriller

Public conseillé : 14+

Lire les premières pages.

Lire la critique du tome 3, du tome 4 (FIN).

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