mercredi 8 novembre 2017

[GeeKritique] Ma critique de Le chant des souliers rouges Tome 2 et Tome 3

Je reviens aujourd’hui pour une nouvelle chronique manga de la série Le chant des souliers rouges, créée par Mizu Sahara et éditée par Kazé. Sachez que je compte ici faire d’une pierre deux coups après la lecture des tomes 2 et 3. Dans le premier tome, nous faisions la rencontre des principaux protagonistes, notamment Kimitaka et Takara. Tous deux, mal dans leurs peaux, décidaient alors de vivre pleinement leur passion peu importe les préjugés des autres. Kimitaka souhaite alors se donner à fond et faire du flamenco quant à Takara elle rêve de jouer au basket. Leurs rêves peut sembler inhabituel mais ils ont tous deux le mérite de l’exaucer. Voyons donc comment chacun d’eux évolue.


Résumé de l’éditeur (Tome 2) :
Une danseuse à la retraite. Une blessure au genou. Un studio qui tombe dans l'oubli. Kimie Morino pensait avoir laissé derrière elle ses rêves de flamenco jusqu'à ce qu'elle trouve, sur le pas de sa porte, un jeune garçon la suppliant de lui apprendre à danser. Afin de racheter ses erreurs et de faire honneur à Takara, Kimitaka va devoir convaincre Mme Morino de remonter sur scène...

Kimie Morino, danseuse de Flamenco à la retraite suite à une blessure au genou, a dû mettre fin à son rêve. Toutefois, elle dispose toujours d’un restaurant qui propose divers spectacles de flamenco et elle souhaiterait le rouvrir. Elle se rend donc à l’agence immobilière Yamanaka à qui elle loue le local afin de faire part de son projet de réouverture du « Al Alba ». Une fois son entretien terminé, elle s’en va mais revenant sur ces pas elle tombe sur une discussion des moins agréables. Mais un beau jour, elle fait la rencontre de Kimitaka qui lui demande alors de lui apprendre à danser.

Le second tome nous offre de belles mises en scène, notamment sur les vignettes de danse où on profite d’une gestuelle très gracieuse. On s’attarde aussi davantage sur le passé de Kimie Morino qui nous émue fortement. Voir son rêve s’envoler fait son petit effet, on ne peut qu’être touché. On prend aussi le temps de suivre Kimitaka, forcément, mais aussi sa petite sœur Namari. J’aime beaucoup le contraste entre ces deux personnages car d’un côté on a Kimitaka avec son air blasé, sa molle attitude en compagnie des autres, là où Namari est plutôt joviale, pleine d’entrain. Joies et peines sont ici de mise. De son côté, Takara joue au basket mais les scènes la concernant sont moindres, l’accent étant davantage porté sur Kamitaka. L’auteur s’attarde donc sur le rêve de chacun et des valeurs qui leur sont propres, nous avons tous le droit d’être différent et de poursuivre telle ou telle discipline malgré les préjugés d’autrui.

ETSUGAKU LETRA © 2011 Mizu SAHARA/SHOGAKUKAN

J’ai particulièrement aimé le chapitre 7 de ce second tome, intitulé la saison du kappa, car il apporte un certain humour, un peu caricatural. La bonne humeur est ici présente accompagnée d’une meilleure dose d’action et c’est assez appréciable car dans l’ensemble le second tome est plus calme que le premier.

On poursuit cette chronique avec le troisième tome où Kimitaka et Tsubura suivent leurs cours de flamenco et Hana le chant. Ici, on suit l’amitié naissante entre ces 3 camarades, une amitié légèrement timide je trouve. Mais ce tome va davantage s’attarder sur Hana et Tsubura, mettant légèrement Kimitaka sur la touche. Je veux dire par là que leur quotidien se voit ici bien plus développé, leur personnalité se dévoile davantage et leur complexe aussi. Tous font ici preuve de motivation malgré que chacun d’eux ne se sentent physiquement ou mentalement mal dans son corps : harcèlement, obésité et j’en passe. La vie n’a pas toujours été rose pour eux. Cependant, Mizu Sahara parvient à aborder ses sujets d’une toute autre manière, ne faisant pas ressentir une atmosphère pesante.

Une préférence pour le chapitre 12 de ce troisième tome qui nous offre des pas de danse gracieux mais aussi d’autres qui le sont moins du côté de Tsubura. Néanmoins, ce dernier a le chic pour nous faire sourire.



Le fait de suivre l’amitié qui s’installe entre les personnages offre de bons moments au cours de ce tome. Les événements traités dans ce troisième tome sont toujours aussi pesants mais le lecteur ne manquera pas de sourire de temps à autres. Par contre, je regrette que l’on oublie Takara, déjà qu’elle était peu présente dans le second tome, elle est ici mise aux oubliettes. L’intrigue a évolué vers une toute tournure, moi qui pensais que cela traiterait davantage sur le changement de cap entre Kimitaka et Takara. Takara sera-telle bientôt de retour ? La suite des événements nous en dira sûrement un peu plus sur cette éventualité.

Aussi, je remercie grandement les éditions Kazé pour leur soutien continuel et leur confiance, ce qui me permet de proposer de nouvelles chroniques ainsi que de poursuivre un grand nombre de séries déjà en cours.

« De belles performances artistiques ne manquent pas de nous faire sourire, malgré que soient traités certains aléas de la vie moins plaisants. Mais force de persuasion tout effort est gratifié. »
GeeKritique de Samy Joe


Titre : Le chant des souliers rouges T2 et T3
Auteur : Mizu Sahara

Genre : Drame, Sentimentale, Vie scolaire
Prix 8.29€ (commander chez Kazé le T2, le T3)







Résumé du Tome 3
"Deux lycéens mal dans leur peau. L’un gêné par son embonpoint et sa timidité, l’autre, par sa voix rauque. Tsubura, souffre-douleur de la classe et Hana, le grand taciturne que tout indiffère, forment désormais une petite bande avec Kimitaka. Mais leur lien d’amitié naissant reste fragile…

En partageant les cours de flamenco de leur ami, ils trouveront peut-être, aux aussi, le moyen de s’épanouir…"

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