vendredi 20 juillet 2018

[TEST] The Lost Child sur Nintendo Switch

J’ai récemment relevé un défi en m’aventurant dans un jeu d’un genre particulier et qui n’est pas le type de jeu que j’ai pour habitude de jouer. Je vais donc ici m’attarder sur The Lost Child, un RPG du genre dungeon-crawler développé par Kodokawa Games désormais disponible sur Nintendo Switch. Après quelques heures de jeu, je pense avoir matière à vous dire de quoi il en retourne, car me concernant je ne savais pas trop à quoi m’attendre avant d’avoir le jeu en main. C’est désormais chose faite, voyons donc ce qu’il en est une fois de nombreux labyrinthes traversés et plusieurs monstres capturés.


Dans The Lost Child, on incarne un journaliste, mais pas n’importe quel type de journaliste. Ici, notre jeune héros, Hayato Ibuki, est spécialisé dans l’occultisme. Un jour, Sarutani, qui n’est autre que votre rédacteur en chef, vous envoie mener l’enquête sur une série mystérieuse de suicides. Une fois sur place (dans le métro), voilà que notre jeune Hayao échappe à la mort, sauvé par une mystérieuse femme. Le mystère se poursuit ensuite car cette jeune fille a laissé derrière elle une valise. Cela va de soi, notre journaliste l’embarque et une fois de retour au journal il est interpellé par une étrange jeune fille, cette dernière lui avoue être un ange et qu’elle lui apporte une demande de Dieu. Habuki se voit alors confier une mission mais le jeune homme reste sceptique. Toutefois, ses doutes s’estompent quand il réalise que le soi-disant ange n’apparaît sur aucune de ses photos. S’en suit un autre événement où le jeune reporter se fera alors attaquer par un monstre. De cette situation, la valise va alors devoir être ouverte et Habuki y découvre une arme, appelée Gangour, qui permet de tenir tête aux monstres et de les capturer. Pour information, ces monstres sont appelés « Astral » et votre chasse ne fait alors que commencer !

Je ne vais pas y aller par 4 chemins, on va éviter tout détour et annoncer la couleur au niveau du scénario qui passe vite au second plan. Pourquoi ? Car au premier plan le joueur va se retrouver à passer des heures et des heures dans des donjons, les phases de gameplay devenant presque « trop longues » et de ce fait adios l’intrigue. Ça n’avance pas du tout au même rythme et je dirai même que le pseudo-scénario perd de son intérêt, ce qui s’avère fort dommage je trouve car on aurait davantage pu s’attarder sur les facultés du jeune reporter.


The Lost Child est donc un dungeon-crawler qui se joue en vue à la première personne où on se déplace de case en case dans des labyrinthes de taille différentes. On explore ces labyrinthes et on se retrouve à affronter un grand nombre d’ennemis, à résoudre diverses énigmes entre autres… Mais avant de partir à l’aventure, vous devez passer par Shinjuku pour vous préparer. Ce quartier vous sert de base où vous disposez d’un bureau vous permettant de garder vos objets afin de mieux les gérer. C’est aussi dans ce quartier que vous pourrez trouver un magasin pour acheter selon vos besoins mais aussi revendre du surplus, il y a aussi un endroit de détente pour monter en XP mais c’est surtout à Shinjuku que vous pourrez consulter les diverses enquêtes. Une fois que vous êtes fin prêt, vous mettez sur pieds votre équipe composée de 3 Astral et de 6 remplaçants possibles. À vous de bien user de chacun de vos membres et de bien porter attention à la stamina de chacun d’eux. À noter que lors des combats, vous pouvez passer d’un Astral à l’autre comme bon vous semble.


Une fois face à l’ennemi, vous combattez donc au tour par tour, en compagnie de vos Astral de types Démons, Anges et Anges Déchus. Chacun d’eux dispose du pouvoir d’un élément, ce dernier pouvant être de type eau, feu, vent ou encore foudre et j’en passe… Plusieurs choses sont ici à gérer concernant les Astral qui devront d’ailleurs même être purifié une fois KO. En cours d’exploration, vous serez amené à affronter des boss, ces derniers peuvent eux aussi être capturés mais contrairement à l'Astral traditionnel vous devrez disposez d’un item spécial pour les purifier. Je trouve ces phases de jeu assez rébarbatives à la longue, ce qui donne au gameplay une certaine monotonie. Déjà que le scénario est laissé pour compte surtout qu’il n’est disponible qu’en anglais et que les dialogues sont légions, voilà que le gameplay est lui aussi en mauvaise posture. Voyons un peu ce qu’il en est du rendu graphique de The Lost Child.

Pour ce qui est donc du rendu visuel, on ne va pas se voiler la face : The Lost Child prend bien en compte le fait d’être un dungeon-crawler et offre des graphismes trop sommaires. C’est très limité, bien loin de ce que la console est capable d’afficher. Je dirai que les décors sont relativement pauvres, on se contente du minimum ce qui est fort décevant je trouve. Une attention aurait pu être apportée de ce côté-là, mais ce n’est que mon opinion. J’en ai donc profité pour comparer le rendu entre ma TV et le mode portable et je dirai que le jeu se prête bien mieux à une utilisation dans cette dernière configuration. De cette manière, on se retrouve moins exigeant en ce qui concerne le côté graphique de The Lost Child. Pour ce qui s’avère être la bande son, cette dernière ne m’a pas marquée plus que ça. Je ne m’y attarderai donc pas.



En somme, tout porte ici à croire que The Lost Child n’est pas un jeu qui se démarquera du genre, c'est le cas et c’est fort dommage car certaines idées auraient pu être mieux exploitées. Déjà au niveau du système de capture, puis on aurait apprécié davantage les phases de gameplay si les textes avaient été traduits en français. Ce qui aurait pu découler sur une meilleure appréciation de son scénario bien que peu existant je trouve. Mais The Lost Child dispose tout de même de bons petits côtés comme son chara design assez appréciable ou encore le grand nombre d’Astral à capturer. Certes, ce n’est pas forcément ce qu’il y a de mieux mais il faudra s’en contenter. The Lost Child est un jeu qui n’est malheureusement pas à la hauteur, techniquement parlant, mais qui pourrait trouver son public pour les joueurs moins exigeants !

Test de Samy Joe


Ce qu’on a aimé :
  • Le chara-design
  • Moult Astral à capturer

Ce qu’on a moins aimé :
  • Le scénario qui passe aux oubliettes
  • Le rendu visuel trop limité
  • Trop répétitif et du coup la monotonie s’installe
  • Techniquement à la ramasse
  • Pas de traduction en français

Prix : 49.99€
Genre : RPG (dungeon-crawler)
Taille : 3 478.13 MB
Développeur/Éditeur : Kodokawa Games / NISAmerica

Test réalisé depuis une version presse gracieusement fournie par KochMedia. Les images publiées dans ce test sont elles aussi issues du kit presse du distributeur.

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