mercredi 27 mars 2019

[TEST] The Caligula Effect: Overdose sur Nintendo Switch

Hello chers lecteurs assidus ! Aujourd’hui je vais vous présenter le remake d’un jeu que je rêvais depuis longtemps de faire. Depuis sa première sortie en 2016 pour dire vrai... D’abord, disponible sur PSVita, voici que le jeu Caligula Effect débarque sur nos consoles actuelles avec un petit rajout au titre. FuRyu et le créateur de la saga Persona nous sert sur un plateau digitalisé The Caligula Effect: Overdose. Et je trouve que ce nom est tout à fait approprié…


C’est une histoire de lycéen qui…
… se retrouve on ne sait où justement ! Notre personnage, homme ou femme à votre convenance (c’est un premier plus de ce remake), se retrouve coincé dans le Mobius, un monde virtuel créé par l’idole µ (lire Miu), une sorte de chanteuse virtuelle qui n’a qu’un objectif : rendre les gens heureux dans son monde avec ses chansons.

Bien évidemment notre protagoniste se rend compte de la supercherie mais aussi de certains bugs dans la matrice. Les digiheads, ennemis du jeu, se font vite repérer par notre avatar. Cependant, il n’est pas le seul à voir ces fameux bugs. Un club du lycée virtuel où nous évoluons, le Go-Home Club, perçoit également ces anomalies. Une fois après avoir rejoint le club, nous n’aurons qu’un seul objectif : trouver comment sortir de Mobius et regagner la vie réelle.

Gros ajouts sympathiques dans cette version du jeu par rapport à la première version PSVita : nous aurons la possibilité par moments de jouer du côté des soi-disant « méchants », les musiciens. Ce qui nous permettra d’en savoir un peu plus sur l’univers mais aussi de faire son propre choix dans la suite de l’aventure. Et oui, ça ressemble beaucoup à un speech de la saga Persona. On peut dire que The Caligula Effect est un Persona-like.


Un gameplay sauveur
Le gameplay des combats du titre est ce qui m’a le plus plu. C’est un subtil mélange entre tour par tour et semi-dynamique. La stratégie est de mise si vous ne voulez pas perdre très rapidement. En effet, les combats se passent dans une arène ronde à la « Tales of » mais vous ne pouvez pas vous déplacer librement. Nous avons la possibilité d’avoir quatre personnages dans notre équipe et lorsqu’un combat se déclenche, il faut donner 3 actions à chacun d’entre eux. Soit vous donnez vous-même les actions pour chaque membre de l’équipe, soit vous donnez obligatoirement les actions du personnage principal et le jeu va automatiquement calculer en fonction des membres, les déplacements et combos les plus appropriés à l’élimination de la menace. Ce que je trouve plutôt appréciable pour les plus débutants.

Cependant, si vous optez pour le contrôle total des actions, vous avez intérêt à être très bien coordonné dans vos actions. Suivant l’attaque que vous choisissez pour chaque personnage, elles peuvent faire plus au moins de dégâts. Pour être plus clair voici un exemple : je choisis avec mon personnage n°1 d’envoyer les ennemis en l’air, mon personnage n°2 ayant une capacité fonctionnelle uniquement si les ennemis ne touchent pas le sol, je vais l’utiliser. Enfin avec le personnage n°3 ou n°4 je l’achève avec une autre capacité quand mes adversaires sont au sol. Mais ce n’est qu’un petit exemple des différentes possibilités qu’offre le jeu. Le système de combat est vraiment riche, de quoi ravir les plus fins stratèges. Mais malheureusement, ce n’est que l’élément qui peut sauver The Caligula Effect: Overdose…


Ainsi vient le déluge… le déluge de défauts !
Alors… Par où commencer ? Le plus simple : les graphismes ! Déjà premier point, il n’y a pas de synchronisation labiale. D’habitude ça ne me choque pas, mais là il s’agit du remake d’un jeu Vita. OK je veux bien comprendre sur la regrettée console portable de Sony que certains éléments doivent être réduits voire supprimés mais vous êtes ici sur des consoles plus puissantes tout de même. Pour continuer sur le sujet, je n’explique pas pourquoi en mode dock tout est nickel, le jeu se trouve agréable à regarder, mais en mode portable je me demande d’où provient ce flou qui fait mal aux yeux ? D’habitude pour JeGeekJePlay, j’avance dans mes jeux à 80 % en mode portable, privilégiant ce mode au mode dock. Mais avec The Caligula Effect: Overdose, je ne pouvais pas. Développeurs si vous me lisaient : pour le bien-être des joueurs, faites quelque chose pour palier à ce désagrément s’il vous plaît.

Je vais maintenant en venir au point que j’évoquais un peu plus haut. Le titre porte donc bien son nom : j’ai fait une « Overdose » assez sévère concernant la musique du titre. Pour toute la première partie du jeu C’EST LA MÊME MUSIQUE QUI TOURNE EN BOUCLE ! La même ! La seule différence qu’il y a se trouve lors des combats où on écope de paroles. Sinon c’est toujours la même et c’est très irritant.


Enfin, dans cette nouvelle version du titre, nous avons la possibilité de se lier d’amitié avec de nombreux étudiants. J’ai dit nombreux ? Disons plutôt avec BEAUCOUP trop de personnes : 524 pour être précis ! À la manière d’un Persona, chaque personne avec qui on se lie d’amitié permet de débloquer des compétences, objets ou autres… Mais 524 ? Qui a le temps pour tous les faire ? Surtout qu’ils ont chacun une quête associée. C’est beaucoup trop ! Je préfère les « Persona » sur ce point qui ont une vingtaine maximum de « Social Link ».

En ligne droite le jeu dure environ 30-35h. Et encore c’est souvent des quêtes de type « fedex » : va me chercher ça, rapporte-moi ça, va là-bas et revient… Bref, ce n’est pas le plus intéressant. Surtout que le titre est entièrement en anglais. Personnellement cela ne me pose pas de soucis particulier, mais ça peut en rebuter plus d’un.


Le mot d'la fin !
Pour conclure, et là c’est le grand fan de la saga Persona qui parle, je suis déçu. Vraiment… Le titre se rapproche beaucoup de la saga dont il s’inspire. Normal vu quand on sait que c’est le papa des premiers titres de la saga d’Atlus qui est derrière. Mais je ne peux pas passer à côté des trop nombreux défauts. Heureusement que le système de combat sauve le titre du naufrage. D’ailleurs, si vous souhaitez vraiment vivre une expérience différente sur le dernier point évoqué, alors The Caligula Effect: Overdose pourrait vous plaire.

Test de Pikabsynthe

Ce qu’on a aimé :
  • Le système de combats qui change vraiment, une vraie réussite
  • Le rendu graphique en mode dock
  • Voir les deux facettes : du côté des membres du club mais aussi des musiciens, les « méchants » du titre

Ce qu’on a moins aimé :
  • La musique en boucle encore et encore et encore…
  • Le mode portable injouable avec ce flou constant
  • En anglais uniquement
  • Pourquoi imposer des limitations techniques d’une ancienne machine sur une nouvelle ?


Prix : 49.99€
Genre : RPG
Taille eShop : 5 649.73 MB
Éditeur / Distributeur : NIS Ameria / Koch Media

Test réalisé depuis une version dématérialisée gracieusement fournie par l’éditeur. Les images publiées dans ce test sont issues de nos propres sessions de jeu et la note attribuée reflète notre propre avis personnel.

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