mercredi 25 septembre 2019

[TEST] Mutant Year Zero: Road to Even - Deluxe Edition sur Nintendo Switch

Moi Ozsmoz, je suis de retour (non pas pour vous jouer un mauvais tour) mais pour vous parler du premier jeu de Bearded Ladies & Funcom : Mutant Year Zero: Road to Even, dans sa version Deluxe Edition sur Nintendo Switch. Mêlant exploration libre et infiltration, Mutant Year Zero est l’adaptation tactique tour par tour d’un jeu de rôle papier sorti dans les années 80. Vous prendrez bien un peu de XCOM avec votre jeu ? Si vous avez aimé ce dernier, celui-ci pourrait grandement vous plaire, parole de fan.


Alors, c’est un canard et un cochon qui discutent et… Attendez, on dirait une mauvaise blague ! Mais c’est pourtant comme ça que commence le jeu, sur la discussion animée d’un canard et d’un cochon. Leurs dialogues nous donnent quelques informations sur le background de l’histoire. Ce sont des mutants, nous nous trouvons dans un monde post-apocalyptique. Il existe une arche salvatrice où humains et mutants sont en sécurité, et bien entendu, nos deux protagonistes n’y sont pas du tout. (ce ne serait pas drôle sinon.)

En se frayant un chemin parmi chiens errants et goules affamées, le jeu nous offre un didacticiel bien ficelé qui nous apprend les bases du jeu. Déplacements libres dans des zones ouvertes, infiltration et combat aux tours par tours. Ce sont les grandes bases du jeu. Alors, éteignez vos lampes torches, accroupissez-vous et tuez-moi cette goule en silence.

La base du combat et simple et facile à appréhender. Si vous êtes un€ connaisseur(euse) du genre tour par tour vous y trouverez vos marques dès les premières minutes. Déplacements limités à un certain périmètre, deux actions au choix (avancer, recharger, tirer, utiliser un objet (soin, grenades…). Vous comprendrez aussi bien vite que les décors ne sont pas là que pour faire joli. Effectivement, celui-ci vous aidera certes à vous planquer des tirs ennemis, mais il peut également se montrer d’une grande aide quand ces mêmes ennemis auront le malheur (la bêtise !) de s’approcher un peu trop près d’un baril d’huile facilement inflammable. (Regardez comme ce beau baril explose et tue tout le monde à proximité avec facilité quand vous tirez dessus.)


Comme je l’ai déjà dit, l’infiltration est importante, vous pouvez attaquer vos ennemis silencieusement en temps réel sans déclencher de combat, ou bien vous faufiler pour éviter un combat contre des ennemis lvl 25 alors que vous êtes niveau 3 ! Ce qui est plutôt une bonne idée. Le jeu vous encourage même à, avant de foncer tête baissée dans un combat, prendre du recul et évaluer la situation en restant caché. Vous trouverez souvent quelques ennemis seul(es), tels des brebis égarées, et c’est là une bonne occasion pour vous de vous en débarrasser en toute discrétion. Il est donc préférable de faire le tour de chaque zone ouverte, tuant tel un canard/cochon ninja les ennemis assez stupides pour s’éloigner un peu trop, avant d’engager un combat frontal. Car 5 ennemis valent mieux que 15 ! J’insiste sur ce point, car si vous y aller en mode « bourrin » le jeu vous fera très vite un rappel à l’ordre ! Vous n’avez pas la force pour affronter tous les ennemis en même temps, sauf si votre délire c’est de mourir en boucle sur la 3éme mission du jeu… Après tout, qui suis-je pour juger ?

Si vous choisissez d’y aller à tête baissé n’oubliez pas que, comme dit au début du test, le jeu reprend certaines mécaniques d’XCOM, et la mécanique la plus connue d’XCOM c’est son % de chance de toucher l’ennemi. Je vous vois, ceux et celles qui ont déjà joué aux jeux, vous souvenir de cette fois où, à bout portant, vous aviez 99 % de chance de toucher un ennemi et que vous avez honteusement louper votre coup en mourant fatalement au tour suivant. Ici, la mort vous attend au tournant et arrive bien vite mais est moins punitive que dans XCOM (vous ne perdez pas advitam vos personnages). Et pour en finir avec le gameplay, je déplore le manque de lisibilité dans les combats en intérieur et particulièrement dans des bâtiments à plusieurs étages. J’ai eu quelques bugs, mais surtout des maux de têtes pour lire correctement l’écran et me retrouver à faire des déplacements qui m’ont valu la mort.


Étant quelqu’un de plutôt attentive à ce qu’un jeu me raconte, j’ai pris beaucoup de plaisir à évoluer dans cet univers post-apo, l’écriture des personnages est soignée, les rendant attachant(es), les dialogues sont drôles et l’histoire cohérente. De plus, l’atmosphère rend le jeu immersif. Que demander de plus ? Malgré tout, point négatif : les graphismes ! On voit que la Nintendo Switch peine à faire tourner le jeu que ce soit en nomade ou sur la TV. Elle souffle, le jeu en souffre et c’est bien dommage, car on sent que les graphismes et surtout les lumières étaient soignées. Le downgrade des graphismes rend vraiment le jeu brouillon et on perd en qualité. Je suis assez exigeante avec les graphismes des jeux, donc j’avoue que j’ai été déçue de voir le résultat du portage Switch. Mais pour ceux (ou celles) qui ne sont pas attachés aux graphismes autant que moi, ce ne sera pas un obstacle et donc vous pouvez sauter ce point négatif. Sauter, obstacle…bref ! On notera aussi que les temps de chargements entre les différentes zones à explorer du jeu sont quant à eux pas trop dérangeants (traduction : pas trop longs).

J’appréhendais assez de jouer à ce type de jeu manette en main, habituée à y jouer sur PC, et j’étais assez interrogative sur la manière dont le jeu allait amener le gameplay à la manette et bien bonne surprise c’était tout à fait intuitif et agréable. Je n’ai pas eu de difficultés à m’adapter. En gros, je n’ai pas galéré pendant des heures en cherchant les bonnes touches. Une autre chose intéressante offerte par le jeu c’est l’évolution de vos personnages. Bien entendu, plus vous prenez des niveaux, plus vous devenez fort(e) et donc augmentez vos statistiques, mais en bons mutants, vous avez aussi une évolution physique. Notre ami canard se retrouvera donc avec de belles et grandes ailes ce qui, en plus du changement physique donnera l'occasion de quelques sympathiques remarques de la part de nos autres compagnons. Je vous laisse le goût de découvrir toutes les évolutions possibles du jeu à votre guise.


Vous alternez aventure dans la « Zone », cet endroit peuplé de créatures qui vous attaqueront à la moindre torche allumée mais également dans l’Arche, sorte de hub central, où humain(es) et mutant(es) se retrouvent en paie. Vous pourrez, par exemple, y upgrader vos armes ou en acheter de nouvelles. Mais pour cela il vous faudra bien fouiller chaque zone de la « Zone » pour y trouver de la ferraille ou toute autre ressource. Sur l’arche vous pourrez faire le plein de trousses de soin, de grenades, mais également activer vos nouvelles compétences. Mutant Years Zero vous offre une aventure divertissante de près d’une vingtaine d’heures, avec une histoire soignée et des personnages attachants. Qui plus est, cette Deluxe Edition embarque le DLC "Seed of Evil" ! Ce jeu pourra donc faire le bonheur des amateur(trices) du genre et pourquoi pas les néophytes qui voudraient tenter l’aventure.

Test de Ozsmoz

Les points forts :
  • La narration et les personnages sortant des sentiers battus
  • L'immersion et le background de l’histoire
  • Le gameplay mêlant tactique et infiltration

Les axes d’améliorations :
  • Les combats parfois redondants
  • Le manque de “lisibilité” dans certaines zones et en mode nomade (écriture petite par exemple)
  • Impossible de jouer en full tactique, donc problème d’équilibrage parfois des combats


Prix : 44.99€
Genre : Aventure, RPG, Stratégie
Taille eShop : 11 734.61 MB
Éditeur : Funcom Oslo AS

Test réalisé depuis une version presse gracieusement fournie. Les images publiées dans ce test sont issues du site nintendo.fr et la note attribuée reflète notre propre avis personnel.

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