vendredi 19 juin 2020

[TEST] Compilation Another World/Flashback sur Nintendo Switch

Faisons aujourd’hui un bon dans l’passé et ce pour deux raisons ! J’ai donc récemment reçu de la part de Microïds une compilation regroupant les jeux Flashback et Another World, que nous avions déjà proposé en test de manière indépendante. Ce que je vous propose ce jour, c’est de (re)découvrir ces deux titres en quelques mots avant de prendre connaissance du contenu physique de cette compilation, disponible donc sur Nintendo Switch !


Je vais commencer par vous parler de Flashback qui a déjà bénéficié d’une sortie en solo au travers d’une très belle version éditée pour son 25ème anniversaire. Dans cette édition de Flashback - 25th Anniversary, le joueur a la possibilité de découvrir le jeu tel qu’il était sorti à l’époque. Du coup, vous retrouvez toutes les sensations d’antan, qu’elles soient visuelles ou sonores, la prise en main ne changeant pas réellement. On se retrouve donc sur un rendu graphique de type pixel art avec un affichage d'images en 4/3. Mais comme évoqué, vous pouvez aussi opter pour la version dite « Moderne » du jeu et là vous aurez notamment droit à un léger lifting visuel avec l’ajout de filtres post-FX ajoutant un effet de flou, des musiques et autres sonorités remasterisées mais une toute nouvelle fonction est ici proposée : le Rewind ! Cette fonction permet de revenir en arrière de quelques instants si on a précédemment échoué. Attention toutefois car cette fonction dispose d’une limite de temps selon la difficulté choisie au départ. Aussi, des tutoriels sont proposés afin de vous aider davantage dans vos mouvements.

Cette version Moderne offre donc de quoi apprécier autrement le jeu et je vous avoue que j’ai opté pour ce choix durant mon précédent test. Mais sachez qu’il vous est possible à tout moment de basculer sur le jeu d’origine via les options graphiques que vous pouvez décocher une à une. Cependant, j’aurais apprécié que la bascule ne se fasse que via un seul bouton.

Pour ceux qui viendraient à découvrir Flashback, plusieurs années après sa sortie sur Nintendo Switch, sachez que l’histoire prend vie en 2142 et que l’on incarne un jeune scientifique du nom de Conrad B. Hart. Ce dernier a pris la fuite à bord d’une moto volante et s’est vu pourchassé par des membres de l’équipage qui ont réussi à toucher son véhicule. Notre héros se réveille alors sur Titan mais il ne se souvient de rien. Le voilà ensuite traqué par des ennemis. Conrad devra alors faire le nécessaire pour rentrer sur Terre et découvrira d'ailleurs qu’un complot est ici de mise.


Comme je vous le disais donc, j’ai choisi de refaire le jeu en version Moderne afin de pouvoir comparer avec mon ressenti d’antan. On est sur du scrolling horizontale en 2D où l’expérience de jeu reste similaire, je trouve, en terme de maniabilité. On retrouve plus ou moins les mêmes sensations, à savoir des mécaniques de jeu précises mais aussi rageantes. Il faut avouer que Flashback n’est pas des plus faciles et que la prise en main est assez « stricte ». Il faut bien faire attention lorsque l’on prend de l’élan pour sauter, s’agripper, avancer pas à pas… Bref, il faut toujours autant faire preuve de précision. Ces commandes ont bien été conservées et c’est aussi ce qui fait le charme de ce jeu. Mais je vous avoue qu’il m’est encore arrivé de rager par endroits car je manquais de précision.

Niveau sonore, on est dans un univers futuriste et on écope donc de sonorités adéquates qui s’intensifient aux moments opportuns et là bonjour le stress. Tout ça pour vous dire que la bande son ici présente vous accompagne pleinement et monte d’un cran pour que le joueur ressente davantage l’action. On se retrouve immergé, stressé et ce d’autant plus quand on est à la recherche d’un point de sauvegarde. Notez bien que ces bornes de sauvegardes ne se trouvent pas à tout bout de champ et qu’il faudra cravacher pour mettre la main sur l’une d’elle. À titre personnel, j’aurais apprécié l’ajout de nouvelles bornes où qu’une sauvegarde de type automatique soit mise en place, permettant ainsi de jouer sur de courtes sessions notamment en mode portable ou quand on se retrouve en déplacements (transports en commun par exemple).

On aurait pu croire que cette version « Moderne » fasse tâche auprès de son aîné mais il n’en est rien ! Pour ceux qui ont pu connaître la version originale, vous ressentirez les mêmes sensations de jeu et pour ceux qui se lanceront pour la première fois dans ce jeu soyez prêt à en découdre et à profiter du scénario qui est des plus accrocheurs. Sachez que pour la 1ère fois, il vous sera possible de jouer à la version du jeu en Director’s Cut, ce qui implique de profiter de 2 scènes coupées et vous pourrez même choisir la couleur du t-shirt de Conrad entre blanc ou Rose. Des petits ajouts ma foi plutôt sympathiques.


On va désormais s’attarder sur Another World, un autre jeu sorti il y a plus de 25 ans lui aussi… Comme pour Flashback, Another World écopé d’une version remasterisée, avec un rendu graphique HD fidèle à celui d’origine, histoire de ne pas lui enlever son charme d’antan. Au programme, 3 modes de difficultés s’offrent à vous dont un dit « Hardcore », si vous n’avez pas froid aux yeux ! De la même manière que pour le côté graphique, l’audio dispose de sonorités remasterisées mais libre à vous d’opter pour les originales.

Pour ce qui est du scénario, tout commence par un soir où Lester Knight Chaykin, votre personnage, arrive à son bureau et passe du temps sur son ordinateur holographique pour démarrer un accélérateur à particules. Quand soudain, la foudre s'abat sur son bâtiment ce qui le propulse dans l'accélérateur et le conduit à être aspiré dans un autre monde totalement inconnu qu’il faudra bien entendu découvrir.

Je ne vous cache pas que contrairement à Flashback, il vous faudra ici un certain temps d’adaptation afin d’apprivoiser les commandes, le gameplay est toujours quelque peu rigide. Une fois cela acquis, vous serez amené à courir, sauter au-dessus de crevasses, tirer sur des gardes avec le pistolet que vous récupérez au début de la partie. Ce dernier vous permet également de créer un mur de protection et lorsque vous restez appuyé sur le bouton de tir pour concentrer les rayons cela vous donnera l’occasion de détruire les protections ennemies ou les murs fins. Le jeu se veut être un Die and Retry, ce qui signifie que vous serez amené à recommencer mainte et mainte fois les mêmes actions jusqu'à trouver la solution. On meurt pour mieux avancer la fois suivante.


Pour ce qui est du contenu de cette compilation, notez qu’elle embarque l’OST des 2 jeux au format digital, de 2 artworks par jeu sous formes de cartes cartonnées et d’une jaquette réversible, le tout dans un fourreau cartonné. Vous avez donc entre les mains 2 grands classiques du jeu vidéo d'antan dont la difficulté de base ne vous laissera pas de marbre.

Une fois encore, je remercie Microïds pour l’envoi de cette version qui me fait cependant rappeler que je ne suis plus tout jeune, même si je pense l’être mentalement…

Merci de m’avoir lu et bon game !

Samy Joe

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