lundi 10 août 2020

[TEST] Kingdom Majestic sur Nintendo Switch

Bien que les jeux dont nous allons parler ici sont déjà sortis séparément depuis un moment, c’est avec grand plaisir que me concernant je les ai découverts que très récemment. Je veux dire par là que bien que je connaisse les titres en question je n’y avais jamais joué auparavant. Mais cette erreur est désormais corrigée et je remercie grandement Microïds qui m’a fait parvenir l’édition limitée de Kingdom Majestic sur Nintendo Switch, dont je vais, sans plus tarder, vous parler !


La licence Kingdom est développée par Coatsink et Noio et a pour objectif de nous plonger dans la peau d’un Monarque, d'une Reine ou autre souverain qui doivent faire prospérer et agrandir leur royaume, tout en défendant ses ouvriers, ses constructions et autres équipements mais surtout leur couronne ! Car sans couronne, il n’y a pas de Roi ! D’ailleurs, sachez-le de suite, peu importe l’opus que vous jouerez, dès lors que vous perdez votre couronne, cela en est finit de votre règne. Oui, c’est Game Over !

Kingdom Majestic embarque les opus Kingdom New Lands ainsi que Kingdom Two Crows. Dès lors que vous insérez la carte du jeu dans la console, vous aurez bien accès à chaque titre de manière indépendante, soit une miniature par jeu depuis le menu. Notez aussi que tous les DLC disponibles à ce jour font parti intégrante de la compilation, ce qui veut dire que « Dead Land » est bien présent. Petit aparté, ce dernier DLC est d’ailleurs issu d’une collaboration avec le jeu Bloodstained.


Alors comment ça se joue ? Comment ça se passe ? Faut faire quoi exactement ? Eh bien, vous débarquez sur votre monture, la chevauchez allant de droite à gauche, histoire de récolter des pièces d’or et pouvoir ainsi recruter des archers, bûcherons, et j’en passe… Chaque construction nécessite un certain nombre de pièce d’or, tout comme la création d’objets (arc, marteau, faux) ou encore l’agrandissement de vos barrières protectrices. Bref, l’argent est ici le point le plus important dans le système de jeu car sans argent vous ne faites rien, mais vraiment rien et aurez du mal à régner longtemps. Surtout que la nuit, moult ennemis se feront un plaisir de venir vous attaquer pour vous dérober ce que vous avez de plus précieux en ce monde…

À peine débarqué, on écope d’un strict minimum d’explications, vraiment infime, et après c’est à nous de nous débrouiller tout seul, comme un grand. Et c’est de vos erreurs que vous apprendrez comment mieux avancer dans le jeu et chaque partie sera différente car les mondes sont générés de manière procédurale. Et je parle ici peu importe l’opus, car le système de jeu est, dans le fond, le même. On va à peine nous demander de venir par ici, on nous fera comprendre qu’il faut lâcher une pièce d’or pour telle action et le tour sera joué ! C’est en explorant de chaque côté que l’on pourra recruter, récolter des coffres d’or, mais se retrouver aussi nez à nez avec nos ennemis. Au passage, on peut soulever aussi qu’il est possible de passer au travers des portails de là où sortent les ennemis, placés à une certaine distance de votre campement. Bizarre mais c’est possible.


Comme on le disait, tel ou tel construction nécessitera un nombre particulier de pièces, d’autres monuments ou édifices demanderont quant à eux des joyaux. Il est vraiment important de porter une grande attention à sa bourse car son contenu doit être dépensé à bon escient. Sans trop vous en dévoiler, surtout si vous aussi vous découvrez le principe de ces jeux, sachez que la construction de barrages et autres clôtures est importante. D’autant plus que vos ennemis ne traîneront pas pour venir les détruire au fur et à mesure. Du coup, petite astuce qui vous coûtera tout de même un peu, est de laisser une pièce d’or traîner devant vos clôtures, cela fera un ennemi en moins qui attaquera laissant alors les archers faire leur boulot !

C’est d’ailleurs ces mêmes archers qui partiront à la chasse et vous ramèneront donc des pièces d’or, tout comme un marchand ambulant qui, contre une pièce vous en ramènera bien plus dès le jour suivant. Chaque agriculteur, chasseur, charpentier aura donc son rôle à jouer, surtout le charpentier qui pourra construire un navire vous permettant d’aller sur une autre île et d’y trouver d’autres ressources…


Bien que Kingdom New Lands soit très bon, offrant un rendu graphique de qualité en pixel art, je dois avouer que j’ai préféré jouer à Two Crows. En effet, la qualité graphique est plus aboutie et surtout il est possible d’y jouer en co-op et là le jeu prend une toute autre ampleur je trouve. Chaque joueur dirige donc un souverain, ce dernier dispose de sa propre couronne, mais le règne ne prend fin que si la couronne du Joueur 1 est dérobée. De ce fait, si le Joueur 2 n’a plus sa couronne, il peut croiser sans aucun souci les ennemis qui eux se feront un plaisir d’aller ravager le campement. Cela va donc de soi que l’écran est splitté de manière horizontale et que chacun des joueurs est libre de ses actions. Cependant, dites-vous bien qu’un moment donné un joueur devra fournir ses pièces d’or à l’autre afin de pouvoir réaliser telle construction, ou recruter, construire…

Autre contenu intéressant dans cet opus c’est les « îles de défis » où divers objectifs vous seront donnés. Par contre ici, on doit se la jouer solo.


Selon le DLC que vous jouerez, les décors seront donc différents, et j’avoue avoir eu une petite préférence pour le DLC « Shogun » qui prend vie dans le Japon féodal. Comme je le précisais donc un peu plus haut, le rendu graphique est bien plus peaufiné dans Two Crowns que New Lands. Cependant, le pixel art reste vraiment de qualité même pour le 1er opus ! La bande son quant à elle est des plus appréciables, douce et stressante à la fois. Elle se marrie fort bien avec l’univers ici présent et nous accompagne agréablement lors de nos phases d’explorations.

D’ailleurs, l’exploration peut se faire à cheval, mais pas que ! Car oui, vous pourrez chevauchez d’autres montures et même vous transformer en chauve-souris histoire de vous mouvoir bien plus vite. La prise en main est accessible à tous, très peu de boutons sont ici utilisés. Pour finir avec cette petite partie technique, je tenais à soulever que j’ai subi certains ralentissements durant quelques phases de jeux, notamment lors du passage au jour suivant.


Kingdom Majestic a su me surprendre et ce à bien des niveaux ! Que l’on évoque le 1er ou 2nd opus, tous deux ont de quoi nous faire passer d’agréables moments. Je suis tombé sous le charme de cette compilation alors que mon 1er règne n’a duré que 10 jours. Mais c’est de ses erreurs qu’on apprend et du coup, on ne fait pas les mêmes erreurs la fois suivante. Le côté stratégique de la licence parvient à nous saisir et on ne peut que tomber sous le charme de son rendu graphique. On pourrait même porter une attention particulière ne serait-ce qu’aux reflets sur l’eau ou encore le passage du cycle jour/nuit, affronter diverses conditions climatiques… L’ajout d’un mode co-op est des plus appréciables, ce qui a d’ailleurs permis à mes enfants (14 et 12 ans) de tenter l’aventure ensemble et après un court 1er règne, ils sont réussis à survivre ensemble 34 jours. Ce qui je trouve est une belle performance !

Sur ce, je vous donne rendez-vous lors d’un règne prochain, car cette licence peut se rejouer à l’infini.

Test de Samy Joe

Ce qu’on a aimé :
  • Le côté stratégie/gestion
  • La prise en main très rapide
  • Le rendu graphique de très bonne facture
  • Le fait d’apprendre de ses erreurs
  • Son mode co-op

Ce qu’on a moins aimé :
  • Les quelques ralentissements
  • Certains auraient probablement aimé être davantage guidé


Genre : RPG, Stratégie
Taille eShop : New Lands 467 MB // Two Crowns 1 593 MB
Développeur / Éditeur : Coatsink et Noio / Raw Fury

Test réalisé depuis une version presse gracieusement fournie. Les images publiées dans ce test sont issues de nos propres sessions de jeu et la note attribuée reflète note avis personnel.

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