vendredi 19 octobre 2018

[TEST] Labyrinth of Refrain: Coven of Dusk sur Nintendo Switch

On tente aujourd’hui une nouvelle aventure… Une aventure dans laquelle je n’ai pas pour habitude de me lancer, n’étant pas habitué au genre de jeu qui nous intéresse dans ce test de Labyrinth Of Refrain: Coven of Dusk. Le jeu est désormais disponible sur Nintendo Switch et nous fait l’honneur d’être traduit en français, ce qui m’a fortement convaincu à approfondir cette découverte. Pourquoi ? Déjà le fait que cette prise d’initiative à traduire ce type de jeu, surtout pour notre bon vieux continent, permettra peut-être d’agrandir son public. Laissez-moi donc vous en dire davantage en partageant avec vous mon expérience de jeu.


Nous sommes à Refrain, un village qui semble de prime abord calme, à la vie paisible mais on apprend que sous terre il existe des labyrinthes étranges. Ces derniers renferment de nombreux trésors, ce qui attise la curiosité de certains qui tentent alors de mettre la main dessus. Mais voilà, tous ceux qui s’y sont aventurés ne sont jamais revenus. Enfin, pas tous, une personne est parvenue à s’en extirper laissant derrière elle un grimoire assez étrange. Ce dernier porte le nom de Tractatus de Monstrum. C’est alors que la sorcière Dronya, accompagnée de Luca, débarque au village avec pour but de découvrir ce qu’il s’y trame. Quels mystères ces souterrains peuvent-ils bien abriter ?

Labyrinth of Refrain: Coven of Dusk est donc ce qu’on appelle un dungeon-crawler, à la sauce RPG et une vue à la première personne. Me concernant, ce n’est pas ce que je préfère mais cela ne m’empêche pas d’approfondir mon ressenti. J’ai envie de découvrir cette licence sur laquelle Nippon Ichi Software et NIS America semblent beaucoup miser. Déjà, on constate que le jeu est intégralement traduit en français, chose que l’on ne va pas négliger pour ce type de jeu. C’est d’ailleurs pour cela que je me suis aussi lancé dans ce test, ayant déjà testé d’autres titres des mêmes développeurs/éditeurs mais ces derniers n’étaient pas traduits et c’est fort dommage. Je pense que l’expérience de jeu s’en trouve meilleure quand on est en mesure de comprendre de A à Z tout ce qu’il se passe dans un jeu. Certains ont peut-être dû se sentir perdu dans The 5 Longest Minutes ou encore Penny-Punching Prince$$. Du coup, on apprécie de profiter d’un jeu, au genre assez particulier et pas forcément reconnu en Europe, traduit en français.


Je me suis donc lancé dans l’aventure, couloir après couloir… Et dès le départ, la prise en main m’a assez surprise. Comme je le disais plus haut, on écope ici d’une vue à la première personne sans pour autant qu’apparaissent les bras de son personnage. Non, rien de tout ça ! Aussi, je me suis retrouvé perturbé par le fait de ne pouvoir avancer via le stick gauche, laissant les actions de déplacements se faire via la croix directionnelle. Le stick gauche sert de ce fait à lever ou baisse la caméra comme si vous regardiez vous-mêmes dans ces dites directions. Je trouve qu’on se déplace un peu trop de manière archaïque, tout droit, on tourne à droite ou à gauche, puis on avance ou recule. En somme, on se déplace case par case. Alors oui dans un labyrinthe nos mouvements sont assez restreints, mais quand on se retrouve dans une plus grande salle je trouve dommage que l’on ne puisse pas se déplacer en diagonale. Il faut donc un certain temps d’adaptation pour se faire au choix des boutons, comme le fait de se déplacer en pas chassés via ZR/ZL. Bref, je ne compte pas vous énumérer tous les boutons d’action, mais sachez que je trouve cela peu commun. Après c'est peut-être dû au fait que je ne joue personnellement pas à ce genre de jeux et que ce choix de prise en main peut s’avérer adapté aux aficionados du genre. À vous de me le dire.

Au départ, je pensais incarner Dronya, accompagnée de Luca mais il n’en est rien. Nous incarnerons une toute autre personne, plus précisément une âme prise au piège dans un grimoire. Voilà une chose qui n’est déjà pas agréable mais on va devoir en plus obéir à Dronya et ça c’est une toute autre paire de manches. Quoi qu’il en soit, vous n’aurez pas le choix et force d’avancer vous débloquerez certaines actions. D’ailleurs on en vient vite au fait de pouvoir, et devoir même, créer des pantins. Un tuto vous expliquera alors comment procéder. La fabrication de ces pantins est assez importante car chacun d’eux disposent de ses propres caractéristiques. Il faut donc prêter attention au type de pantin que l’on souhaite ajouter dans notre équipe en prenant garde à sa puissance, son agilité, sa capacité de charme, son attaque, sa défense… Bref, il faut que vous trouviez un bon équilibre dans leurs aptitudes afin que vous vous sentiez le plus à l’aise en combat. Ne manquez pas non plus de diversifier vos pantins car outre les soins et l’attaque vous disposez aussi d’une aptitude spéciale en fonction du soldat pantin créé qu’on appelle « Donum ». À vous donc de créer votre groupe de soldats de différentes pièces.


Une fois votre troupe créée dans cette caravane, qui vous sert d’ailleurs de hub centrale, vous êtes fin prêt à affronter toutes sortes d’ennemis que vous rencontrerez dans ces labyrinthes. Il faudra alors au préalable choisir quelle action réaliser avant d’entamer le combat. D’ailleurs, en pour en revenir aux labyrinthes, j’ai aussi été surpris de découvrir qu’il était possible d’éclater des murs et du coup de ne pas être obligé d’emprunter un chemin de base tout tracé. Et bien entendu, sur notre chemin, couloirs après couloirs, on récupère toutes sortes de trésors, histoire de s’enrichir au passage. Force d’avancer dans l’histoire, j’ai pu constater que l’on pouvait passer de l’humour aux situations plus tragiques. Je veux dire par là que le scénario ne manque pas de mettre en avant des dialogues et autres situations où l’humour est bien présent mais peu après les événements prennent une autre tournure, devenant plus sombre. Je ne compte pas en dévoiler davantage car les adeptes du genre apprécieront sûrement de découvrir d’eux-mêmes de quoi il en retourne exactement. Petit aparté au sujet des cinématiques que je trouve bien travaillées, agréables même à regarder. L’animation est pour ces dernières d’assez bonne facture.



Par contre, d’un point de vue graphique in-game j’aurais tendance à dire que ce n’est pas très folichon ! On aurait apprécié un meilleur rendu visuel, on est ici au bas mot une génération de console à la traîne mais une fois encore il est probable que les amateurs du genre apprécient ce choix. Pour moi, cela reste tout de même trop basique, j’aurais apprécié des décors un peu plus percutants ! En ce qui concerne le côté musical du titre, je dirais qu’on profite là de bonnes sonorités, d’un fond musical bien adapté à ce genre de jeu et l’histoire qui nous est partagée.

Malgré le fait que je ne sois pas le type de joueur adéquat pour le dungeon-crawler, je peux tout de même reconnaître que Labyrinth of Refrain: Coven of Disk dispose de certains atouts intéressants comme une panoplie assez complète pour la création de pantins notamment, mais aussi des combats stratégiques, entre autres… Le scénario ici mis en place est assez intriguant et soulève quelques questions. L’expérience de jeu fut pour moi assez intéressante, on remercie pour ça déjà la traduction française, et je pense clairement que les adeptes du dungeon-crawler trouveront dans ce titre de quoi passer de bonnes heures à crafter, créer des pantins ou explorer des souterrains remplis de trésors tout en affrontant des bestioles en tous genres.

Test de Samy Joe


Ce qu’on a aimé :
  • L’ambiance musicale
  • La création de pantins
  • Le scénario

Ce qu’on a moins aimé :
  • La prise en main trop archaïque
  • Le rendu graphique d’une autre époque

Prix : 49.99€
Genre : Dungeaon-crawler, RPG
Taille eShop : 2 200.96 MB
Développeur / Éditeur : Nippon Ichi Software / NIS America

Test réalisé depuis une version presse gracieusement fournie. Les images publiées dans ce test sont issues de nos propres sessions de jeu et la note attribuée reflète notre propre avis personnel.

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