mardi 17 novembre 2020

[GeeKritique] Avis : Colorless Tome 1

Il y a plusieurs mois déjà, en avril 2019, je découvrais le one-shot Laughter in the End of the World (dont vous pouvez lire mon avis ici) grâce aux éditions Shiba. Alors que cette récente maison d’édition ne disposait que du one-shot précédemment cité, nous voilà aujourd’hui en compagnie de leur nouveau titre, Colorless, un manga de Kent visuellement bluffant doté d’un scénario très original et palpitant ! 


Résumé de l’éditeur
Suite à une éruption solaire d’une ampleur sans précédent, la Terre a perdu ses couleurs. L’humanité, victime de mutations génétiques, est sur le déclin... Malgré tout, il subsiste encore des fragments infimes de couleurs dans le monde, et ils pourraient bien être la clé qui rendra à la Terre sa splendeur d’antan, tout comme une mystérieuse jeune fille... Avidya, qui étudie la prodigieuse énergie contenue dans les pigments, va devoir mettre sa vie en jeu pour protéger la jeune Tchié, dans un combat contre l’Église qui cherche à s’emparer de ce pouvoir pour étendre son influence. 

Je n’vais pas y aller par 4 chemins… Ce 1er tome de Colorless est on ne peut plus jouissif ! J’ai accroché dès le 1er chapitre qui ne manque pas de mettre en avant les 1ères bases du scénario mais il met aussi en avant le héros qui répond au nom d’Avidya. Ce dernier va se mettre à la recherche d’une jeune fille enlevée par l’Église. Cette organisation qui ne comptait qu’un infime nombre de fidèles s’est vu prendre une plus grande ampleur, comptant de ce fait étendre leur influence. Notre héros, étudiant l’énergie contenu dans les pigments, va alors tout faire pour retrouver les couleurs perdues avant l’Église. 

Mais que s’est-il passé pour en arriver là ? Eh bien, suite à l’éruption solaire une maladie a vu le jour. On l’appelle le « fléau ancestral ». Cette maladie a d’ailleurs contaminé la population, déformant totalement leur visage. Les années ont passé, les habitants n’ont eu d’autre choix que de vivre avec ce phénomène. Certains portent même un masque depuis cette catastrophe. 

Avidya passe son temps à défier l’Église, il n’en a pas peur, contrairement à d’autres et fera tout ce qui est en son pouvoir pour contrecarrer leur plan. Cependant, un beau jour, il fera la rencontrer de Tchié, une jeune fille qui va chambouler son train-train quotidien… Voyant à quel point l’Église porte attention à la jeune fille, Avidya va mettre sa vie en péril afin de la protéger ! 

COLORLESS © 2019 KENT / LEED Publishing

Comme je l’évoquais, ce 1er démarre très bien et parvient à nous tenir en haleine du début à la fin. Une fois encore, les éditions Shiba semble avoir mis la main sur une œuvre captivante et qui plus est qui ne manque pas de se démarquer. Ne serait-ce que par son côté visuel ! L’univers graphique ici mis en avant me plaît beaucoup, on est à mi-chemin entre du cyberpunk et le post-apocalyptique. Vraiment, j’aime beaucoup le style de l’auteur, on peut dire qu’il dispose de sa propre identité, c’est très propre, vif et ce rendu de vert qui apparaît sur certaines planches captive davantage notre regard. L’esthétique joue beaucoup dans la découverte de ce 1er tome et je n’vous ai pas parlé des scènes d’actions qui sont tout simplement époustouflantes ! 

En ce qui me concerne donc, je trouve la partie visuelle de Colorless très bluffante ce qui provoque qu’on se retrouve tout aussi bien captivé par les prémices du scénario. À noter d’ailleurs que le tome ne manque pas d’action et qu’il est même violent par moments. Certaines scène s’avèrent être aussi très sombres, et l’usage d’un noir profond viendra sublimer ces passages. Et s’il n’y avait que cela… Eh bien non ! J’aimerais m’arrêter aussi sur le chara design de notre héros, à l’allure super badass, très charismatique. Il est vraiment très bien mis en avant, avec des postures vraiment très stylées. Mais il n’est pas le seul à profiter d’une attention particulière niveau design, je dirais que tout le monde profite d’une finition détaillée. Même les adversaires d’Avidya ne manque pas d’imposer un certain charisme ! Je me répète et je m’en excuse mais Kent nous offre un travail visuel remarquable ! 

On pourrait s’attarder davantage sur le titre mais je préfère aussi vous laisser découvrir l’œuvre par vous-même, la surprise n’en sera que plus agréable. En ce qui me concerne, j’ai vraiment hâte d’en découvrir davantage sur Colorless. Donc si vous kiffez l’univers décrit précédemment, avec une pointe de science-fiction et un scénario très rythmé, vous devriez être conquit par ce manga qui vous en mettra aussi et surtout plein la vue. Et ce, à coups sûrs… 

Un grand merci aux éditions Shiba pour cette excellente découverte dont la qualité est aussi au rendez-vous ! On apprécie vraiment la qualité du papier utilisé, bien épais, bien blanc et avec un encrage parfait. 

GeeKritique de Samy Joe 


Colorless Tome 1 
de Kent 

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