lundi 14 janvier 2019

[TEST] Sundered Eldritch Edition sur Nintendo Switch

« Il y a des horreurs au-delà des limites de la vie, dont nous n’avons pas idée, et les prières diaboliques d’un homme peuvent en un instant les faire surgir dans notre propre réalité. » de Howard Philips Lovecraft. Qu’est-ce que la réalité ? Il est clair que ce n’est pas le genre de question que va faire poser le jeu d’aujourd’hui, mais je réitère ma question : Qu’est-ce que la réalité ? Où nous trouvons-nous réellement ? Tant de questions qui resteront sans réponse pour les rêveurs comme nous. Il est clair que certaines personnes trop Terre à Terre nous répondront que la réalité se trouve là où nous sommes, mais je ne peux m’empêcher de me dire « comment en être sûr ? ».

Je découvre petit à petit les écrits de Lovecraft et pour tout vous avouer j’ai commencé ses récits grâce à JeGeekJePlay, dont vous pourrez retrouver ma chronique sur Les Montagnes Hallucinés ici.


Au vu du jeu dont il va être question aujourd’hui, il m’a semblé totalement pertinent de commencer en parlant de Lovecraft, tant la réalisation de ce dernier s’en est inspirée de près ou de loin !

Sundered Eldritch Edition est un jeu indépendant d’action/RPG dans le genre du Metroidvania. Il est développé et édité par Thunder Lotus Games, l’équipe derrière Jotun. Il est sorti en 2017 sur PS4 et Steam et le 21 décembre 2018 sur Xbox One et sur la version qui nous intéresse aujourd’hui, à savoir la Nintendo Switch.

L’embarquement vers l’inconnu, c’est bien tout ce qui m’a été donné de ressentir lorsque je me suis lancé dans l’aventure de Sundered ! Nous arrivons dans un grand espace, où plusieurs chemins sont disponibles, tandis que d’autres sont bloqués. De ce fait, même si le jeu paraît ouvert au début, nous sommes très vite dirigés vers les salles qui cachent des premiers ennemis. En parallèle, nous apprenons très vite qu’une entité est avec nous, qu’elle nous promet d’apprendre à nous battre afin de vaincre ces créatures. Cette entité nous permet également d’en apprendre plus sur l’endroit où nous nous trouvons.

Souvent, vous-vous retrouverez face à ce genre de scène, sublime !

À plusieurs reprises et surtout à des moments bien précis, elle nous contera ce qu’il s’est passé dans cette région du monde, pourquoi les ancêtres ne sont plus, pourquoi ils ont été remplacés par des créatures et très souvent, elle se permettra d’y ajouter son avis purement personnel. Chose très intéressante au demeurant. Cela permet d’avoir une entité claire et ayant une personnalité très appuyée. On la sent forte, courageuse et surtout remplie de haine. Cette haine qui va nous servir à nous battre tout le long de l’aventure, aventure durant laquelle nous allons en apprendre de plus en plus sur l’univers de ce jeu clairement glauque.

C’est maintenant que le rapport avec Lovecraft fait sens. Le jeu se déroule dans un monde terriblement glauque, remplit de créatures plus effrayantes les unes que les autres. Avec des fantômes, des spectres, des insectes mutants... Je m’attendais bientôt à voir un gros poulpe je dois l’avouer ! Ces créatures, ne veulent qu’une chose, votre peau et elles auront plusieurs façons de s’attaquer à vous, soit en traître en vous tombant littéralement dessus, soit en attaquant en horde ! Mais nous reviendrons là-dessus un peu plus tard.

Les attaques des ennemis et la nervosité des combats !

Tout l’univers du jeu se dévoile peu à peu aux joueurs et c’est ce qui est très appréciable, car nous pouvons aussi bien jouer juste pour le plaisir du gameplay, mais également, en cherchant et fouillant chaque pièce, pour y trouver des morceaux d’histoires, s’écrivant petit à petit avec ses parts d’ombres où nous n’aurons sans doute jamais de réponses. L’ouverture de ce Sundered est telle, que tous les joueurs peuvent y trouver leur compte et pour cela, je trouve que c’est un grand atout.

Pour recontextualiser l’histoire, nous incarnons Eshe, une voyageuse se perdant dans le monde de ce Sundered. Elle deviendra par la force des choses et grâce à cette entité, dont je vous parlais plus tôt, de plus en plus puissante en utilisant des reliques corrompues, ce qui aura pour défaut de lui faire perdre de plus en plus d’humanité, pour ne devenir qu’une machine à tuer. Une machine à tuer que vous allez prendre un malin plaisir à contrôler, en tout cas ça a été mon cas ! Eshe est tellement agréable à jouer, c’est assez fou la sensation de puissance qui se dégage des coups qu’elle peut porter ! Dans l’idée, j’ai eu la même sensation que ce bon Dead Cells sorti l’année dernière, un jeu puissant dont je vous recommande la lecture de son test écrit par notre Samy Joe en suivant ce lien !

Alors la comparaison à Dead Cells s’arrête très rapidement, car en dehors de la fluidité, de l’enchaînement et de la puissance ressenti des coups, Sundered reste assez différent dans son traitement. Un esprit RPG est mis en place très rapidement, grâce à l’argent que l’on récupère lors de nos combats. Cet argent est utilisable à tout moment de la partie, généralement on l’utilise une fois avoir été vaincu, en revenant à l’arbre du début de jeu, qui sert d’arbre de progression. Chaque achat de progression permet de booster Eshe dans ses compétences, entre l’attaque, le bouclier, la santé, ainsi que d’autres spécificités que l’on débloque petit à petit.

L’arbre de compétences, autant dire qu’il y en a pour quelques heures afin de tout remplir !

C’est en améliorant l’aventurière que les runs que nous faisons sont améliorés ! Car oui, ce jeu fonctionne sur le principe de run, quand on meurt, on recommence au début de la map, pour retraverser les salles qui changent un peu (d’où la notion de rogue-like qui peut être vu sur le net) et réussir là où on a échoué auparavant. Je dois dire que le jeu est très bien dosé sur la difficulté ! Il n’y a aucune frustration quant au fait de perdre, car finalement nous perdons simplement l’avancement que nous avions sur la map. Tout l’argent que nous avions amassé lors du run est conservé, prêt à être utilisé pour améliorer Eshe.

Les améliorations ne s’arrêtent pas à cet arbre de compétences, il est possible d’améliorer notre personnage grâce aux boss et mini boss vaincus, ce qui permettra d’améliorer certaines compétences, comme le saut, qui devient un saut plané, dans une forme démoniaque !

Je vous parlais d’une esthétique Lovecraftienne, je dois dire que je ne suis pas déçu, loin de là ! Avant toute chose, le jeu est en 2D vu de côté, mais cette fois, nous ne sommes pas avec un rendu pixel-art, mais bel est bien des sprites dessinés. J’ai eu, lors de mes sessions de jeux, l’impression de regarder un animé, tellement les graphismes de ce Sundered sont fous ! Les animations sont totalement dingues, les sprites des personnages et les décors transpirent le style de Lovecraft, ce qui donne du charme au jeu. Il n’y a rien à jeter dans ce Sundered c’est une évidence !

Des améliorations se trouvent sur votre chemin également, des améliorations temporaires, uniquement actif lors de votre run.

Mais ce qui sort du lot dans tout cela, ça reste l’animation. Que ce soit Eshe où les ennemis, tout est absolument magnifique. La façon dont se déplacent les spectres, les enchaînements d’attaque du personnage principal, tout y est magnifié ! Ce qui accentue grandement l’appréciation du gameplay et de la nervosité de celui-ci !

Pour ce qui est de la bande son, elle est très discrète, et sert surtout de musique d’ambiance, selon où l’on se trouve. Si nous sommes dans ce qui ressemble aux enfers, nous entendons des cries au loin, à contrario si nous sommes dans un lieu mécanique, nous entendrons plus des rouages. Mais tout est très discret et c’est ce qui rend toute la bande son appréciable, car elle est présente mais pas imposante.

« Bonjour monsieur le premier Boss, t’es vachement grand quand même ! »

Sundered Eldritch Edition est ce genre de jeu que l’on apprécie de plus en plus au fil des runs, car nous apprenons de plus en plus sur le gameplay et ses subtilités ! Plus l’on joue, plus l’on devient meilleur, aussi bien dans l’enchaînement des coups, que dans les esquives ! Le fait de pouvoir améliorer son personnage est également un grand plus selon moi, certains pourraient dire que ça facilite les choses, mais quand nous sommes face à de « vrais » boss, on est bien content d’avoir son personnage amélioré ! Tout comme Dead Cells l’année dernière, ce Sundered va continuer à suivre mes sessions de jeu pendant un long moment, tant le tout n’est pas frustrant et surtout très agréable pour des petites sessions de jeu !


Aussi, vous pourrez retrouver ce titre sur les plateformes de téléchargement de votre choix, au prix de 19,99€.

Test de Mystic Falco

Ce qu’on a aimé :
  • Un gameplay dynamique et nerveux, sans que ce soit frustrant
  • Une animation au sommet, rien à jeter dans celle-ci
  • Un univers glauque qui se laisse découvrir avec beaucoup d’appréciation

Ce qu’on a moins aimé :
  • Les temps de chargement un poil long


Prix : 19.99€
Genre : Action/RPG
Taille eShop : 2148,53 MB
Développeur : Coatsink
Éditeur : Thunder Lotus Games

Test réalisé depuis une version presse gracieusement fournie. Les images publiées dans ce test sont issues de nos propres sessions de jeu.

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